Jonriuil du siège, pp. i3-iO
2. William de La Pôle fut depuis duc de Suffolk. Son nom de famille était La Pôle. Les chroniciueurs le nomment La Poule et Sufforl. Il avait deux frères, Alexandre et Jean, dont il sera parlé à l'occasion de la prise de Jargeau.
John T.vlbot (i373-i453), un des plus vaillants chevaliers anglais, capitaine de Coutances, en 1/128; comte de Shrewsbury en \l\t\'i, de Waterford en \l\l\&; lieutenant de Salisbury au siège d'Orléans. Il commandait la bastille Saint-Laurent. Nous le retrouverons à Beaugency, Palay et Monlepilloy. « Il était aimé des Français parce qu'il faisait honorablement la guerre. » [Journal d'un bourgeois de Paris, p. 359, note i.)
Thomas de Scai.es ou d'Escalles, seigneur de Nucelles, capitaine de Domfront et Pontorson en i/|2g, chevalier banneret, vidame de Chartres, assista au siège d'Orléans et à la bataille de Patay, où il fut fait prisonnier. Il mourut en i/^Oo, de mort violente.
86 JEANNK ET SA <( MISSION DK VIE )> . PHASE (iUEHRlÈRE.
Le mardi suivant [6 décembre), les Anglais, vers trois heures du matin, essayèrent de surprendre le boulevard de la Belle-Croix. Mais on faisait bonne i^ardc; la cloche du beffroi donna l'alarme, et les assaillants durent reg-agner les Tourelles '.
Pendant que les Français semblaient [)erdre un temps précieux, les capitaines à qui la conduite du siège venait d'être confiée tinrent plusieurs conseils de guerre à Beaugency, Meung et Jargeau. Finalement, ils arrêtèrent les résolutions suivantes :
Avant tout, il fut entendu qu'on aj)prKjuerait aux Orléanais les mesures (pii en i^uj av;iient eu raison de la résistance de Rouen, et (jue, pour les réduire, on recourrait autant à la famine qu'à la force des armes.
En conséquence, dès qu'ils seraient en force sous les murs de la place, i° ils se porteraient sur la rive droite de la Loire et y établiraient, du côté de Saint-Laurentdes-Orgerils, un vaste camp retranché; après quoi ils élèveraient tout autour de la ville, en remontant de l'ouest au nord et à l'est, une série d'ouvrages destinés à barrer le passag-e aux secours qui pourraient venir de la Touraine ou de la Beauce;
2° Pour empêcher de même les communications avec la Sologne et le centre du royaume, ils élèveraient ou fortifieraient les bastilles de Saint-Privé, de l'île Charlemague, des Augustins et de Saint-Jeau-Ie-Blanc ".
En conséquence de ces résolutions, le 3o décembre, lieux mille cinq cents Anglais arrivaient à Saint-Laurent, à l'ouest de la ville, sur la rive droite de la Loire,