Chronique de lu Pucelle, p
CHAP. XVI. LE SIÈGE d'oRLÉANS. ROUVRAY. 87
cl ne reiiconirant (ju'iine [)oig"née d'hommes d'armes et de miliciens devant eux, ils choisissaient un teri'ain hors de \a portée du canon et s'y retranchaient tout à leur aise '. A partir de ce moment, la seconde phase du sièg"e, la plus redoutable, commença. Les Orléanais virent s'exécuter successivement, sur les deux rives du fleuve, des travaux dont la Chronique de la Pucelle décrit ainsi la nature et le but :
« Pour enclore la cité, dit Cousinot de Montreuii, les seigneurs anglais et bourguignons, chefs de guerre, fermèrent et fortifièrent plusieurs bastides encloses de pieux et tranchées sur tous les grands chemins passanls... Et ainsi la ville... fut enclose tant de la partie de la Beausse que de la Soulongne de treize places fortifiées, tant boulevarfs comme bastides ^. »
Jean Charlier confirme la remarque de Montreuii sur les chemin-6 couverts qui reliaient les bastilles les unes aux autres, quand il dit que « les Ang-lois besong'noient à faire fossés doubles depuis la bastille Saint-Laurent