‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 74 sur 381 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

« Depuis ce jour-là, les assiég^eants, pour se moquer des assiégés, criaient de leurs forts, par gausserie : A mes beaux harans (harengs)'. »

On cul soin de faire transporter à Orléans les corps des seigneurs fran(;ais qui étaient restés sur le terrain du combat, car ils « étaient tous de grant noblesse et de très renommée vaillance ». On les ensevelit dans la belle église de Sainte-Croix, et l'on fit « pour eux un beau service divin ^ ».

Le duc de Bedford voulut, lui aussi, témoigner au ciel sa reconnaissance pour la victoire inespérée que son lieutenant venait de remporter. Par son ordre, il y eut le 2 2 janvier, à Paris, une procession générale d'actions de grâces'.

La présence dans la ville assiégée des troupes qu'avait amenées le comte de Clermonl ne pouvait qu'augmenter les embarras des Orléanais, à cause de la difficulté qu'il y avait de se procurer des vivres. C'était là une raison suffisante jxmr (pie ces troupes sortissent de la ville, (M) attendant l'occasion d'une revanche. Mais il n'était nullement nécessaire que leur chef leur en donnât l'exemple. Le comle de Clermont ne l'entendit pas ainsi.

Lui, « (|ui devait être porte-enseigne de magnanimité, s'effraya tellement » qu'il se retira le i8 à Blois avec nombre de seigneurs « et bien deux mille combattants». (( Et ne demeura dedans Orléans sinon le Baslard d'Orléans, le mareschal de Saincle-Sévère et leurs gens'*. » Un

1. Symphorien GuYON, Histoire de la ville d'Orléans, l. II, p. 195.

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