‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 73 sur 381 · Journal du siège, p · texte numérisé non relu

Journal du siège, p

CHAP. XVI. LE SIÈGK d'oKLÉANS. ROUVRAY. Io3

Du côté des Fiançais, il y eut de cinq à six cents morts, principalement des Ecossais, et de ce nombre « six vint gentilzhommes » ; entre autres Jean Stuart et son fils, les seig'neurs d'Orval et de Châteaubrun, niessires de Rochechouart et Jean Chabot. Mais les Anglais ne firent qu'un seul prisonnier; encore était-il Ecossais.

Sur ses seize cents combattants, tous « de bonne étoffe », il est vrai, Falstolf ne perdit qu'un seul homme de condition, le neveu de Simon Morbier, prévôt de Paris'.

Le Bâtard d'Orléans fut blessé d'un trait au pied, dès le commencement de l'action. « Deux de ses archers le tirèrent à grand'peine hors de la presse, le montèrent à cheval et ainsi le sauvèrent'. »

Le comte de Clermont, que le maréchal de La Fayette avait armé ce même jour chevalier^, ne tenta rien pour repousser les Anglais et secourir les troupes engagées. Dès qu'il vit l'ennemi maître du terrain, il se mit en chemin vers Orléans ; « en quoi il ne fit pas honnestement, mais honteusement''^ ». Il n'y arriva que bien tard, le soir, avec Dunois et le maréchal de Boussac. Poton et La Hire, toujours vaillants, s'étaient tenus à l'arrière-garde et avaient protégé la retraite ^

Falstolf se présentait le lendemain sous les murs de la ville assiégée, n'ayant perdu que quelques barils de harengs défoncés pendant la bataille, ce qui fit donnera cette affaire le nom de Journée des Harengs (12 février 1429).

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