‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'ArcChapitre 99 sur 381 · Procès, t. III, p · texte numérisé non relu

Procès, t. III, p

2. (( Nihil in vita sua unquani perceperal nisi sanctum et bonuin. » Ibid., p. 28.

3. Il a été déjà question de. ces « gens de commun d à propos de la formation à Blois du corps expéditionnaire d'Orléans. Nous en parlerons encore à l'occasion du mouvement populaire que produisirent la prise de Jargeau et la nouvelle de la marche sur Reims.

Ces gens de « commun », — (jens de pais à pic, comme les appelle l'auteur de la Chronique normande (p. 457, à la suite de la Chronique de In Pucelle, édit. de Vallet de Viriville), — étaient ceux des villes cl campagnes qui se mettaient au service du Roi. Ils formaient l'infanterie de ce temps-là, la noblesse ayant le privilège de fournir la cavalerie. Le prestige de .leanne d'Arc attira dans les rangs des troupes royales beaucoup de ces gens « de commun ».

l3/( JEANNE ET S.\ (( MISSION DE VIE ». PHASE GUERRIÈKE.

Cousinot de Monlreuil rapportent du soin que la Piicelle, en campai^ne, mettait à rassembler les hommes d'armes, le soir, dans les ég'lises des villages où l'on se trouvait, qu'elle ne nég-lig^ea pas de le faire à Orléans tant qu'oii resta dans l'expectative. Frère Pasquerel était là, toujours à ses colés, toujours à son service. Comme à Blois, à Orléans, toutes les fois qu'il le put, il présidait les réunions, chantait des cantiques à la Bienheureuse Vierg-e; et, avec lui, les prêtres, ses auxiliaires, entendaient ceux des hommes d'armes qui voulaient se confesser.

Jeanne avait-elle une recommandation morale ou religieuse à commuuicpier aux ti'oupes, frère Pasfpieiel lui servait d'inlermédiaire. Aussi venail-il souvent j)rendre ses instructions. I^e jour de l'attaque de la bastille de Saint-Loup, au nu>ment où la Pucelle montait à cheval, le bon religieux et quehpies prêtres arrivaient à l'hôtel du trésorier pour converser avec elle. Force fut de remettre renlietieii à [>lus tard.

Le jour de l'Ascension, frère Pasquerel recevait de la jeune guerrière l'ordre de mander aux gens du Roi qu'aucun ne luarchàt le lendemain à l'ennemi sans avoir mis sa conscience en règle par une bonne confession; qu'on \eillàt, en outre, à ce cpie les femmes de mauvaise vie ne se mêlassent pas aux troupes. « Autrement, à cause de leurs péchés. Dieu permettrait que les hrançais eussent le dessous'. »

Frère Pasquerel ajoute : « Et les choses se firent comme Jeanne l'avait ordonné". »

L n des désordres auxquels la jeune guerrière s'efïbr-

1. Procès,-[. m, [). 100. Déposition de l'iuiniônier de Jeanne.

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