SI
tous fuient tues sur le coup. Braccini, qui rapporte ce fait, nous laisse ignorer si celle étincelle électrique provenait du Vésuve ou des nuages pendant un orage.
Les phénomènes volcaniques, variant de nature et d’intensité, se succédèrent ainsi avec une tendance graduelle à s'apaiser, pendant plus de deux mois encore. Le ^ mars, il y eut de nouveau des écroulements partiels du Lord du grand cratère, et, le 22 du même mois, une recrudescence de tremblements de terre.
Le 12 mai, on ressentait encore de légères secousses souterraines.
Le grand cône, mesuré après l’éruption, par Braccini et deux géomètres, s’était abaissé de 168 mètres. Il était auparavant de 60 mètres plus élevé que la Somma, et se trouvait descendu à 108 mètres au-dessous. La circonférence du cratère, qui, avant l’éruption, n’avait pas même deux kilomètres, avait atteint le chiffre énorme de 5,045 mètres (1)!
Le froid de l’hiver de 1631-1632 fut extrême, sauf quelques jours de sirocco au commencement de l’éruption. Les rigueurs de la température vinrent ainsi , dans cette année fatale, mettre le comble aux misères des populations.
Nous venons d’exposer les diverses phases de la grande éruption de 1631 , ainsi que les principaux événements qui
(1) Suivant Carafa, le cratère, après l’éruplioii, préscnlail une circonférence de 2,9 j 1 pas géométriques, ou -l,8i0 mètres. Rraccini, le 13 février 1632, évalua cette même circonférence ùi quatre milles d’Italie, ce (jui ferait 7,408 mètres. Entre ces extrêmes, nous avons donné la préférence au cliilfre de 3,043 mètres, adopté par M. Scacclii.
en furent les conséquences. Pour ne pas obscurcir notre récit, nous n’avons fait qu’esquisser, par quelques traits rapides, les dommages causés par le volcan; mais notre travail serait incomplet si nous ne présentions pas maintenant, dans toute sa grandeur, le sinistre tableau des dévastat|||/ns qui désolèrent et ruinèrent la contrée.
Cette belle Campanie, avec son doux ciel, ses champs si fertiles, son air si salubre, n’était plus qu’un aifrcux désert couvert de laves, d’allnvions, de cendres et de pierres. La végétation tout entière avait disparu, détruite ou recouverte de matières arénacées. Une multitude de cadavres d’animaux gisaient sur ces mornes plaines , infectant l’air de leurs miasmes putrides, et, çè et là, un peu de fumée, s’exhalant des laves mal éteintes, laissait seule une apparence de mouvement à ce vaste champ de mort. Au nord du Vésuve, une véritable mer de trois lieues d’étendue s’offrait aux regards contristés (I).
On connaît déjà sommairement les ravages dont fut victime Torre del Greco. A peine le tiers de la ville resta debout. L’église paroissiale, celles de N.-l). del Carminé, de S. M. del Popolo, de S. M. del Rosario, celle des moines du Monte Virgine, du couvent des Capucins, furent détruites. On ne pouvait plus même retrouver la place des deux églises del Carminé et del Rosario , dans lesquelles environ cinq cents personnes avaient trouvé la mort et un
(1) Les cendres s’accumulèrent avec une telle abondance, que dans beaucoup d’endroits autour du Vésuve, et jusqu’à Ariano , à 12 lieues du volcan, elles présentaient des épaisseurs de 3 à 6 mètres; et nous restons ici dans les limites d’une grande modération , puisque Mascoli rapporte qu’elles atteignirent le niveau des toits : cineres in lanlam altiludinem excrevere ,ut aequent ipsa tecta... A Naples, suivant le duc délia Torre, les cendres s’élevèrent à presqu’une palme de lianteur (0"',20).
perpétuel tombeau. Le plus grand nombre des maisons avaient été arrachées de leurs fondements ou bien recouvertes de laves et de cendres, au point qu’on voyait à peine leur toit ruiné. Les édifices et maisons, échappés à une destruction totale, étaient en partie démantelés ou lézardés.
Torre del Greco était une charmante ville de deux mille feux, et l’une des plus riches de l’Italie. Outre la ruine de ses maisons et édifices, elle voyait ses terres dévastées, leur produit perdu et son port comblé pour toujours.
A Torre Annunziata, sauf le palais de Garaillo Colonna , celui du prince de Botera et quatorze ou quinze maisons, toute la ville était détruite (I); le village de Bosco tre Case était également ruiné.
La rivière qui, près de Torre Annunziata, faisait mouvoir de nombreux moulins à farine, était comblée et ses eaux disparues. Le Sarno lui-même avait été dévié de son cours.
A Résina , toute la grande rue de Pugliano et la majeure partie des vico avoisinants, furent littéralement engloutis par la lave (2). La partie du village, qui borde la
(1) Kn l'absence do tout plan ou dessin de Torre Annunziata, avant l'époque de l'éruption de 1631 , tout nous porte à croire que cette bourgade était alors située un peu plus à l'occidcnt qu’aujourd'hui, et que les reconstructions se seront successivement étendues plus au levant. Un cou(> d’oeil sur la carte montrera qu’on ne peut expliquer autrement sa destruction presque complète, mentionnée par tous les historiens du temps, à moins d'attribuer la ruine d'une partie des maisons à des torrents Itoueux , ce qui n’est pas impossible. La même observation pourrait s’appliquer à Torre del Greco jusqu’à un certain point.
(:2) Le torrent de lave, qui couvrit Ilésina et le Granalcllo , contourna, des deux côtés , l’église de Pugliano et se referma devant le portail. Une légende religieuse, qui caractérise bien le peuple campanien , rapporte que
chaussée de Naples , échappa au désastre. Le Granatello , célèbre par ses délicieux jardins et la beauté de ses grenades, dont il tirait son nom, n’existait plus (1).
Le tiers de Portici était détruit par les torrents boueux. La petite église de S. M. delle Grazie, avec la partie inférieure de la nouvelle église qu’on élevait à côté, furent emportées, à l’exception de la tour de l’horloge (2).
la inadonc de Pugliano frappa du pied la tète du torrent, lequel s’ouvrit; mais que son soulier resta engagé dans la matière volcanique. On prétend que depuis lors elle n’est plus chaus.sée que d'un pied.
La branche qui ravagea Résina s’arrêta avant d’atteindre la grande chaussée, bien que , d’après Auldjo, elle serait allée s’éteindre dans la mer.
(1) Là , oh s’épanouissait , au commencement du dix-septième siècle , la plus riche végétation; là, oh les arbres ployaient sous le poids de leurs fruits , on ne voit plus aujourd’hui (|u’un roc aride et sauvage i|ui s’avance dans la mer ; et sur ce triste promontoire, un fort gris et morne habité par des forçats!...
(2) Ici encore les textes des historiens restent dans le vague, et nous ii’avons pas reçu plus de lumière des documents lapidaires. Voici l’inscription que porte une croix élevée sur l’emplacement de S. M. delle Grazie :
lleic ubi velus Parœcia Vesevi cleindc ruinis obrula,
Crux in sacri loci memoria posita est.
A cété de celte croix, on lit sur la maison curiale cette autre inscription ;
Antiquum hune templi principis locum Vesurii Ujne 1631 obrutum Parochorum hospilio adsentienlibus oliin civibus,
Oeinde Kegis imperia addk tum D. Joseph. Mo.scntelli Parochus Ornavit ampliavitque Anna Domini 1757.
Les ruines du Vésuve de la première inscription sembleraient indi(|uer
San Giorgio a Cremano fut tellement dévasté par les laves et les torrents aqueux, qu'il ne resta debout que l’église et deux maisons. Les laves s’arrêtèrent où est aujourd’hui la villa .\moretti: mais les eaux boueuses étendirent leurs ravages jusque près de l’église de San Aniello, et allèrent se jeter dans la mer, en deux larges torrents, entre le port actuel de Portici et Pietra Bianca, dévastant tout sur leur passage, sauf l’église de N.-D. del Soccorso desPP. augustins.
Aux villages de Massa, Pollena,Trocchia, la plus grande partie des maisons étaient détruites par les torrents boueux ou défoncées par le poids des cendres ou des pierres qui les recouvraient. S.-Sebastiano avait moins souffert. A S.-Anastasio, la cendre avait effondré deux cents maisons, et plus encore à Somma, où plusieurs d’entre elles furent entièrement renversées.
Mais le bourg populeux d’Otlajano eut surtout cruellement à souffrir par la violence des torrents d’eau , les cen-
des alluvioos cbarriaul des cendres el des pierres. D'après la seconde inscription, qui, du reste, est plus moderne, nous nous attendions à trouver des laves en ce lieu (V'esuni igné obrutum...) Mais toutes nos recherches furent vaines. Ni dans aucun puits du voisinage , ni dans une citerne en construction dans la cure même , ni au Iwrd de la mer, nous n'avons pu découvrir la moindre apparence de lave. Nous en concluons donc , d'après l’évidence des faits , que Portici fut en partie détruit par des torrents boueux.
Au moment de l’éruption, on bâtissait une nouvelle église plus grande à côté de la petite paroisse de S. M. delle Grazie. La partie iiilérieure déjà construite fut aussi renversée et recouverte par les alluvions. Il ne resta debout que U petite tour de l’horloge qui existait encore, il y a peu d’années et que le curé actuel a fait démolir, malgré l'inlérét historique qu'elle présentait.
En 1635, on commença l'édiOcalion de l’église actuelle, à quelque distance de l'ancienne.
(1res cl les pierres roulées ou lancées du cratère. Un certain nombre d’hommes et beaucoup de troupeaux furent noyés; des bois entiers de gros chênes emportés; les édifices inondés, encombrés et écroulés eu grande partie. Ces torrents sévirent à plusieurs reprises contre cette malheureuse bourgade.
Palma fut encombrée de sable et de cendres et noyée dans les eaux. Nola reçut de graves dommages par les torrents impétueux, charriant des cendres, des arbres et des débris, et plus de cent maisons s’écroulèrent. Cimilino et Lauro furent à moitié ensevelis sous des torrents boueux. Dans celte dernière localité , une pierre enflammée effondra la cave du marquis de Lauro, y éclata comme une bombe et y mit le feu.
Striano, S. Paolo, Marigliano, Cisterna, Pomigliano, Scisciano, Saviano, Brusciano, Cicciano, Avella, Vitigliano furent plus ou moins ravagés par les eaux et les cendres.
A Avellino, à six lieues du Vésuve, il tomba, d’après les auteurs du temps , de grosses pierres qui endommagé' rent plusieurs maisons. Forino, Monluolo, Monteforte, Tripalda, Serino, Brusciano, Solafra, etc., eurent beaucoup à souffrir par les eaux et les cendres (1). Suivant les historiens, les cendres s’élevèrent jusqu’à douze palmes à Ariano, à douze lieues du Vésuve, et des pierres seraient tombées jusqu’à Melfi, qui en est distant de plus de vingt lieues.
(1) Les inonilalions dont souffrirent les communes d’Avellino, Âtripalda Serino, Volturara, etc., ne furent pas produites par les eaux du Vésuve; mais il n’est pas douteux que le volcan n’y ait contribué par les orages et tes pluies diluviennes qu’amena l’éruption.
Au milieu de ces inondations, beaucoup de personnes et un très-grand nombre d’animaux domestiques perdirent la vie. Les campagnes furent ravagées et le produit des récoltes perdu. Mascoli évalue le vin noyé dans les celliers à ,v,000 tonneaux.
La violence de ces redoutables phénomènes fut telle que Ceraso cite une pierre lancée par le Vésuve, près de Somma , et qui ne pesaitpas moins de 2o,000 kilogrammes. Suivant Recupito, une autre pierre, roulée par les eaux, près de Nola , ne put être remuée par vingt bœufs. Le médecin di Martino estime que les arbres, brûlés ou arrachés par les torrents de lave ou de boue, auraient pu couvrir un espace de dix milles carrés.
La quantité de cendres et de matières, charriées par les torrents d’eau, fut si grande le long de la côte, surtout vers Portici, que le rivage se trouva avoir gagné sur certains points presque un demi-mille , ou environ 900 mètres sur la mer. Suivant Àlzerio, à Torre Ânnunziata, la lave forma un promontoire également d’un demi-mille.
La zone des phénomènes volcaniques fut immense. Dans la Fouille, la Basilicate, et sur les montagnes voisines, aux éclairs' et à la chute des cendres et des pierres, se joignirent des globes de feu qui éclataient dans les airs, en projetant une vive lumière. Les détonations et mugissements de la montagne furent entendus jusqu’à la distance de trente lieues. Dans la Calabre, Braccini rapporte que l’on vit des traits de feu par les airs et qu’un bruit se fit entendre semblable à un grand roulement de voitures; il ajoute que la terre trembla , et que la clarté du jour fut remplacée par une obscurité pareille à celle d’une nuit sans lune et sans étoiles. Selon le même historien , les effets de l’éruption se firent sentir jusque dans l’Ombrie et la Toscane.
Naples eut cruellement à souffrir du contre-coup de tous ces désastres, ne pouvant plus recevoir, de toute la région située vers le midi ou le levant, ni vin, ni fruits, ni laitage, ni chairs alimentaires, les brebis ayant péri en nombre incalculable. Toute cette contrée encombrée de laves et d’alluvions ou affreusement ravinée était devenue impraticable. Les moulins à farine étaient détruits , et l’aqueduc Carmignano, qui depuis deu.v ans alimentait d’eau potable une partie de la ville, fut obstrué et scs eau.v se perdirent.
Plus de quarante villes, bourgs ou villages furent dévastés par la catastrophe de 1051 , et un grand nombre ne devaient pas de longtemps se relever de leurs ruines. Par un édit du 26 mars 1652, ces communes furent pour la plupart exemptées des taxes fiscales pendant cinq ans; sollicitude dérisoire : il n’y avait plus rien à y prendre....
On ne saura jamais le nombre des victimes de cette funeste éruption. Les évaluations des historiens varient depuis quatre cents jusqu’à dix mille personnes. Le premier chiffre est absurde, le dernier est évidemment exagéré. On s’accorde généralement à adopter le nombre de quatre mille pour ceux qui périrent par les eaux , les laves ou l’écroulement des maisons. Plus de dix mille animaux domestiques ou sauvages furent brûlés ou noyés.
Les pertes matérielles ont été évaluées à 20 millions de ducats, ou 83 millions de francs, somme énorme pour cette époque.
Plusieurs inscriptions, qu’on trouvera aux notes, furent gravées pour perpétuer la mémoire de cet événement. On peut voir, à Portici, sur la chaussée, à l’angle de la rue de Granatello, une grande inscription en marbre que le viceroi, Don Emmanuel de Fonseca, comte deMonterey, y fit
ériger en 1632, el tous les ans, le 16 décembre, après plus de deux siècles , on célèbre encore la fêle solennelle où s’opère la liquéfaction du sang de saint Janvier; cérémonie commémorative du danger de destruction auquel échappa la ville de Naples (1).
(1) Posteri, Posleri ,
Veslra res agilur.
Dies facem preefert diei, nudius perendino;
Advenue :
Vicies ab satu salis, ni fabulatur hisloria,
Arsit Vesei’u»,
tinmani semper clade hœsitantium.
Ne post hac incertos occupel, inoneo :
Uterum gerit mous hic Bitumine, alumine, ferra, sulphure, aura,
• Argenla,
Nitro, aquarum fanlibus gravem :
Sérias, ocyus ignescet , pelagaque influente paricl, Sed ante parturit,
Concutitur, cancutilque solum,
Fumigal, caruscal, flammigerat,
Quant aürem ,
Harrendum immugit, beat, tonat, arcel Finibus accalas :
Kmigrandum licet,
Jamjam enititur, erumpit, mijctum igné liicum Evomit,
Prœcipiti ruil itle lapsu, seramque fugam Præverlit.
Si carripil, actum est, periisti.
Anna salutis MDCXXXl. XVI, kal., Januarii Philippo lV,rege,
Ëmmanuele Fansecaet Zunica camite Montis Regj Prarege.
Uepetita superiarum lemporum calamilate, Subsidiisque calamitatis I/umanius,quo munifîcentius ,
FormMaliis servavit, spretus oppressil incantos,
Et avidos,
Quibus lar et suppellcx vita polior :
Tum tu, si sapis, audi clamantem lapidem,
Speme larem, sperne sarcinulas, nulla mora Fuge.
Antonio Suares Messia Marchione Vict Prœfect. Viarum.
Sur la chaussée royale, à 1 kilomètre de Torre del Greco, vers rorient, près de la villa de Meo, on lit une double inscription. Voici la première :
V7am
A Neapoli ad rhegium,
Perpetuis antea latrociniis Infamem ,
Et conflagralis Vejuni saxis ■ Impeditam,
Purgato insidiis loco,
Exœquala planilie, iMtam, rectamq. duxit.
Ære provinciali
Perafanus Riberœ Alcalano. Dux Prorex
^iino Dni. CIJI3LXII.
Celte inscription fut érigée, en 1362, par le vice-roi Perafan de Ribera, pour perpétuer le fait de la construction de la chaussée de Naples à Reggio de Calabre. Ce monument fut enseveli par l'éruption de 1 631 . En 1 633, il fut déblayé et réédiüé par le vice-roi Don Emmanuel de Fonseca et Zunica, comte de Monlerey, lequel lit ajouter la longue inscription suivante, décrivant en style emphatique, comme dans celle de Portici, l'éruption de 1631 :
At.O.
VIII et LX, post anno XV! calend. Januarii.
Philippo I V, rege.
Fumo, flammis , boalu ,
Concussu, cinere, eruptione ,
Horrificus , férus , et si unquam Vesuvius,
Nec nomen, nec fasces tanti viri extimuit :
Quippe exardescenle cai'is specubus igné,
Ignüus , furens , irrugiens ,
Exitumq. éludons coerdlus aer,
Disjedo violenter monlis culmine,
Immani erupil hicUu poslridie.
Ejaculatus Irons Hellespontum cinerem Pene trahens ad explendam vicem pelagus.
Immite pelagus
Fluvios sulphureos , flammalum bitumen Fœtas alumine coûtes Informe cujusque metalli rudus ,
Mixtum aquarumvoluminibus ignem,
Ferventemq. undante fumo cinerem ,
Seseq. funestamq. colluviem Jugo montis exonérons,
Pompejos , Herculanum , Odavianum ,
Perstrictis liœtina et Porticu Sylvasq., villasq.. œdesq.
Momento stravit, ussit , dirait,
Luctuosam prœ seprœdam agens,
Vastumq. triumphum.
Perieratq. hoc quoque marmor alte sepultum , Consultissimi monumentum Proregis Ne pereat
Emmanuel Fonseca etZunica,Com. Mont. Beg. Pror.
Qua animi magnitudine publicœ calamitati ,
Ea privatæ consuluit,
Extractum funditus gentilis sui lapidem Coelo restituit , viam reslauravit ,
Fumante adhuc et indignante Vesevo.
An. Sal. CmOCXXXV.
Præfecto viarum
Antonius Suares Messia March. Vïri.
Hors de la porle de Capoue, à la Strada di Poggio Reale, le même comte deMonterey fit aussi placer l'inscription suivante :
Philippe IV. Rege.
Viam
Ab Daunia, Apulia, lapggia
Ora Adrialici et lonii neapotim :
Jielli, pacisque opporlunilatibus celebrem > Alluviumnibusque mersam anno MDCXXXI MuUis locis
Nee eqtto , nec lintre superabilem Quod incruetali Vesuviano cinere Montesque, coUesque,
Aquam coelestem diu celeberrimam IlUbatam reiicerent
BeiUcis qttamquam inlentus apparatibus Cum totafurerel Mais impius Europa Ne quant sut maneris partent omitterel Exhauslis aquis, repletis liiatibus Tulamento Regni, et Annonce Celebriorem reddidil Emanuel Fonseca et Zunica,
Cornes Montis Hegii l’rorex.
Prœfecto Viarum
Antonio Suares Messia Marcbione vici.
FACIES MINÉRALOGIQCE, A LA VUE SIMPLE, DE LA LAVE DE 1631 ET DE CELLES QUI l'oXT SUIVIE.
1631. — Pile gris clair, serrée, oU l'on distingue, surtout à la loupe, une multitude de grains d'amphigène et de pyroxène; elle est mouchetée de cristaux de pyroxène noirs ou verdâtres de -I à 7 millimètres de diamètre. La lave de 1631 présente accidentellement un minéral caractéristique, la Breislakite.
1691. — Pâte gris clair uniforme, présentant l’aspect de certains quartzites; un peu celluleuse; mouchetée de cristaux de pyroxène noirs ou verdâtres, et renfermant de gros et rares cristaux d'amphigène qui atteignent le diamètre de 13 millimètres.
1697. — Pâte grise assez foncée, renfermant une multitude de très-petits cristaux d'amphigène d'environ un millimètre et des cristaux plus gros, mais |>eu nombreux de pyroxène. Cette lave, d’une
très-grande ténacité, est la seule qui contienne dans sa niasse de nombreuses cavités bulleuses et régulières atteignant le diamètre de IS millimètres.
1714. — Pâle grise, terne, assez claire, renfennant une grande quantité de petits cristaux d'amphigène, la plupart de moins d'un millimètre et quelques-uns atteignant 5 et 4roillimèlrcs; rares cristaux de pyroxène.
1757. — Pâte grise un peu bleuâtre ou rosâtre, moins granulée que la précédente, mouchetée de cristaux de pyroxène verdâtre et renfermant quelques cristaux rares d'amphigène. — Trèstenace.
1751. — Pâte grise un peu bleuâtre, contenant de nombreux cristaux d’amphigène et de pyroxène qui donnent à cette lave l'aspect particulièrement porphyroïde.
1754. — Difficile â distinguer de celle de 1751.
1760. — Pâte gris clair, granitée de nombreux cristaux de pyroxène d'un vert olive; atteignant jusqu'à S à 6 millimètres.
1767. — Pâte gris foncé, semée de cristaux d'amphigène, avec quelques cristaux de pyroxène peu apparents.
1704. — Lave gris foncé, empâtant de nombreux et assez gros cristaux de pyroxène olivâtre, peu apparents sur le fond.
1 804. — Aspect rapiielant la lave de 1631 , mais avec cristaux de pyroxène
de dimensions plus inégales. Pâte moins visiblement amphigénique.
1805. — Pâte gris foncé, contenant une multitude de petits cristaux d’am-
pbigene et de rares cristaux de pyroxène.
1806. — Lave rappelant pour l’aspect celle de 1760, mais d’une pâte un
peu plus foncée , et contenant des cristaux clairsemés d’amphigène.
1810. — Pâte gris noirâtre, contenant de nombreux cristaux de pyroxène noir et de rares cristaux d'amphigène.
1822. — Pâte gris foncé, renfermant de nombreux grains d’amphigène et de pyroxène, ceux-ci moins nombreux, et de grandes paillettes de mica brunâtre.
1834. — Gris foncé; nombreux cristaux d'amphigène; quelques cristaux de pyroxène, avec quelques petites paillettes de mica.
18.50. — Pâte foncée, mouchetée d’un grand nombre de cristaux d'amphigène, atteignant 5 millimètres, et de cristaux de pyroxène peu apparents sur la pâte.
1855. — Lave grise empâtant de nombreux cristaux d'amphigène peu
apparents, quoique atteignant 3 et 3 millimètres; cristaux de pyroxène noir moins nombreux et très-apparents.
1838, — Pâte grise, criblée tie petits cristaux (Tampbigène atteignant rarement 3 millimètres. Rares cristaux de pyroxène.
1861. - Lave noirâtre, d'aspect basaltique, à cassure inégale, renfermant des cristaux assez nombreux de pyroxène peu visibles sur la pâte.
Toutes ces laves, sans exception, exercent une action plus ou moins sensible sur l'aiguille aimantée.
mm