III. s i
2 RKVOLUTIOX FRANÇAISE.
tous les princes de l'Europe que la nation française est décidée à maintenir sa constitution tout entière. Oui! plutôt que de la laisser périr, nous mourrons tous ici/... A ces mots, tous les membres de rassemblée se lèvent : Oui, nous le jurons ! Les cris de visnre libre ou mourir ! la constitution ou la mort! se font entendre dans les tribunes, et sont répétés par tous les représentans. Il y avait là un nouveau serment du Jeu de Paume, mais terrible et menaçant, comme les circonstances. « Oui, nous mourrons tous ici! reprit l'orateur, quand le silence se fut rétabli; mais marquons à l'avance une place aux traîtres, et que cette place soit l'échafaud !
<( Je propose à l'Assemblée nationale de déclarer, dans l'instant même, infâme et traître à la patrie , coupable du crime de lèse-nation, tout Français, tout membre du pouvoir exécutif q ui toucherait à la constitution, ou qui proposerait une composition avec les ennemis de la France. » L'Assemblée, au milieu des plus énergiques protestations, adopta cette résolution, qui avait un sens beaucoup plus étendu que le sens renfermé dans les paroles de l'orateur. Il aurait exprimé toute sa pensée, et répondu à l'opinion générale, en disant : Quiconque toucherait à la /*berté. Le jour même Louis XVI reçut cette déclaration par les mains de Guadet, auquel il répondit : «Vous connaissez mon attachement à la constitution. Assurez l'Assemblée nationale que je ne négligerai jamais rien de ce qui pourra concourir à son affermissement. » Dans cette même séance , Gensonné , au nom du comité diplomatique, avaitfait un rapport qu'il terminait par le projet dedécrelsuivant, fondé sur la conduite deLéopold et le traité de Pilnitz. Art. i* r . Le roi sera invité par un message à demander à l'empereur, au nom de la nation française, des explications claires et précises sur ses dispositions à l'égard de la France, et notamment s'il s'engage à ne rien entreprendre contre la nation française, sa constitution et sa pleine et