‹ Histoire complète de la révolution françaiseChapitre 84 sur 125 · CHAPITRE XXVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVII

Convention nationale. — Première séance. — Abolition de la royauté. — La république. — Mouvemcns militaires. — Siège de Lille. — Dénonciations des Girondins.

Les constituans, pleins d'estime pour eux-mêmes, étaient d'une sévérité extrême pour la Convention ; mais lorsqu'ils se livraient à la violente censure de cette assemblée devant Napoléon, ce prince ne manquait jamais de dire à ces détracteurs passionnés : « Messieurs, prenez garde, c'est vous qui avez sapé les fondemens du trône -, l'Assemblée législative et la Convention n'ont fait que tirer les conséquences de vos principes et de vos actes. » Il aurait pu ajouter : « Si vous vous fussiez trouvés dans les mêmes circonstances que la Convention nationale , vous eussiez fait comme elle. Mais, non, je me trompe , vous n'auriez eu ni son courage , ni son audace , ni son génie révolutionnaire, et la France aurait été perdue. » En effet, l'Assemblée constituante avec la brillante élite de ses talens, mais veuve de l'homme aux élans sublimes et du puissant modérateur qu'elle avait perdu ; la législature, avec sa majorité soumise à l'influence des Girondins, qui voulaient gouver-

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