RUE DE L'ÉCOLE-DE-MÉDECINE
Montpellier, CASTEL ET SEVALLE.
Strasbourg , FÉVRIER ET LEVRAULT.
Londres, BAILLIÈRE, 219, Regent street, Bruxelles , TIRCHER ET PÉRICHON.
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Les discussions, plusieurs fois renouvelées au sein de l'Académie de médecine de Paris, sont venues révéler le vague et les incertitudes que présente l'histoire des rüptures et des déchirures de l'utérus et du vagin pendant la grossesse et l'accouchement. Encore ne s'agissait-il que d’un phénomène extérieur, s'opérant, pour ainsi dire, sous les yeux, Le passage de l'enfant à travers une rupture centrale du pé-
rinee : et cependant la question de la possibilité
de cet évéñèment remarquable , longuement et chaudement débattue, est demeurée indécise.
Pouvait-il en être autrement, quand on n’apportait pour soutenir la thèse que des faits incomplets et rien moins que concluans, et que lon ne la déclinait, d’un autre côté, que sur de simples dénégations, ou tout au plus par des argumens eux-mêmes controversibles ?
Si de 1à on se reporte aux ruptures des régions plus profondes des organes de la gestation et de Îa parturition, on ne trouve rien de mieux arrêté, rien de mieux défini, rien en un mot qui puisse fixer invariablement Popinion. Ce n’est pas que les matériaux manquent. Depuis Guillemeau , qui le premier fit connaitre d’une manière précise les ruptures de la matrice à peine indiquées par ses devanciers,
les faits ont abondé de toutes parts. Il est peu
d'accoucheurs qui n'aient enrichi de quelques exemples sur ce sujet les archives de la science obstétricale. Maïs parmi cette masse si considé-
rable d'observations particulières, il n’en est
réellement qu'un petit nombre de complètes.
Peut-être est-ce à cela qu'il faut attribuer le
11} vague, les incertitudes, les lacunes qu'offrent, à peu d'exceptions près, tous les travaux successivement publiés sur les ruptures et les déchirures de la matrice et du vagin, sous les titres de Mémoires, d'Éssais, de Traités, ou formant chapitres spéciaux dans les traités généraux d’accouchement. Partout exposition superficielle du sujet, défaut presque complet de discussion, absence de critique raisonnée propre à réduire les faits à leur juste valeur, omission de recherches théoriques , indispensables cependant ici comme à l'étude parfaite de toute lésion physique. Les causes y sont confusément amalgamées, sans données sur leur mode d'action, sans distinction des rapports qu'elles peuvent avoir avec telle ou telle forme ou espèce de rupture, et réciproquement. Point d'indications thérapeutiques fondamentales, presque aucune règle rationnelle de traitement. Tels sont les défauts communs à tous ou presque tous les traités sur les ruptures et les déchirures de l'utérus et du vagin. Très-peu présentent un caractère propre d'originalité, parce que la plupart des auteurs se sont contentés de se copier les uns les
autres. Îl est donc vrai de dire qu'une histoire complète de ce genre d’accidens était encore à faire, lorsque la Société médicale d'Emulation, interprète des besoins et des vœux du monde médical, a, par une question de prix, éveillé l'attention des praticiens et sollicité de nouvelles recherches sur ce sujet important.
La distinction flatteuse accordée au travail que je me suis hasardé de produire au concours, les sollicitations empressées des membres de la commission et d'un grand nombre de confrères, me font une sorte d'obligation de publier cette histoire des ruptures et des déchirures des organes de la gestation et de la parturition.
J'ai divisé ce travail en quatre sections comprenant, 1° les ruptures de l'utérus hors l'état de grossesse; 2° celles qui affectent cet organe pendant la grossesse; 3° celles qui sont liées à Vaccouchement; 4° enfin les ruptures et déchirures du vagin. |
Les solutions violentes de continuité de l’utérus pendant la grossesse présentent deux divisions. À l’une appartiennent les déchirures
produites par l'action directe des corps vulné-
" rans; les autres constituent les ruptures proprement dites.
Les ruptures qui ont lieu à l’occasion de Paccouchement se distinguent en celles qui affectent le corps de la matrice, et celles dont le col de cet organe peut être le siége. Celles-ci présentent des différences notables selon qu’elles sont verticales ou transversales ; de là trois divisions essentielles. | |
Enfin les ruptures et déchirures du vagin se subdivisent 1° en celles de lextrémité supérieure de ce canal; 2° en celles de sa partie moyenne; 3° en celles de la région ano-périnéale; 4° et enfin en déchirures de la fourchette et du périnée.
Voici la marche que J'ai adoptée dans l'étude de ces divers genres de ruptures ou déchirures : dans chaque section ou subdivision, un premier chapitre est consacré à la recherche du mécanisme et à la détermination des causes de l'accident. Dans un second, j'indique les résultats immédiats: les signes forment l'objet d'un troisième; enfin un quatrième est destiné
au traitement.
En multipliant ainsi les divisions et subdivisions, Je fai pu éviter quelques répétitions. Maïs cet inconvénient, que j'ai rendu le plus léger. possible, se trouve d'ailleurs racheté par l'avantage de pouvoir, par ces divisions, présenter des notions plus précises et plus complètes sur tout ce qui se rapporte à l'histoire de ces ruptures. | |
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