‹ Histoire complète et méthodique des théatres de Rouen (volume 2)Chapitre 16 sur 23 · PRIX DES PLAGES · texte numérisé non relu

PRIX DES PLAGES

a Places louées, 12 fr.; parquet, parterre assis, secondes-premières, 7 fr.; galeries, 5 fr.; secondes loges, 4 fr.; troisièmes loges, 2 fr. 50 c ; quatrièmes, 1 fr. 50 c.

(( A partir de midi, les bureaux seront ouverts rue des Charrettes, près du café fieaufour.

u L'escalier qui conduit ordinairement aux premières loges étant réservé, le public est prévenu que l'escalier neuf, donnant sur le port, servira d'entrée pour le parquet, le parterre assis, les secondes-premières, c6té gauche, et les places louées, côté gauche.

(( L'escalier qui sert habituellement à l'entrée des secondes conduira de même aux secondes-premières, côté droit, et aux places louées, côté droit.

<I1 communiquera avec le parquet et le parterre assis.»

Le lendemain mercredi 18 a eu lieu une autre fête. (Voir plus loin aux bals.)

En juin 1831, à l'époque des réunions électorales préparatoires, tant pour les élections communales que pour celles des députés et des officiers de la garde nationale, on a donné la première représentation de Naissance, Fortune et Mérite ou F Epreuve électorale, comédie de Casimir Bonjour, qui a réussi à cause de i'à-propos.

A la même époque, les affaires de Pologne donnant un air de circonstance au vaudeville Michel et Christine, on a repris cette jolie i)luette. Le soldat Stanislas (Leclère) a été couvert d'applaudissements.

A la fin de juillet 183i, le 21, on a donné pour la première fois le Boa ou le Bossu à la Mode, vaudeville en un acte, dans lequel abondent les allusions politiques, qui ont été tTccueillies avec transport; surtout celles qui ont trait au ministère du juste milieu. Voici les couplets qui ont été le plus applaudis :

Aux chambres, comme dans les rues, On se dispute à qui mieux mieux, Et chacun a les mêmes vues.

C'est de voir le pays heureux.

Car, si Ton menaçait la France, On verrait s'unir promptement Les amis de la résistance Et les amis du mouvement.

D*enragés tout comme une meute,

J'ai vu bien des agitateurs,

A la tête de chaque émeute.

Soutenir les perturbateurs;

Mais, dès qu'ils ont honneur, puissance,

Argent et place en manîment,

Ils sont tous pour la résistance

Et disent : Plus de mouvement.

Sur la garde nationale.

Chacun se repose aujourd'hui ; Contre le trouble et le scandale.

C'est maintenant le seul appuis T. III. 30

466 THËAtRË

Sans cette bonne garde, en Fnxïté, Que ferait le goayernement?

G'eêt U pièce de résistance, Qu'on met sans cesse en mouyement.

Quand la Pologne, à notre exemple, Cherche à briser dHndignes fers.

L'univers entier la contemp^ Et s^afdige de ses revers.

Tournant ses regards vers la France, Elle succombe en rappelant.

Une si noble résistance Met tous les corats en mouvement.

Le 27 juillet 1831 , relÀche par ofdre, à cause du service funèbre, à la mémoire deâ viôtimeâ de la Révolution.

Le 31 juillet 1831, Taffiche annonçait la septième et avant-dernière représentation de VEmpereur, et spéci* fiait qu'à la suite des adieux de Fontainebleau, on chanterait la Varsovienne. C'était de Tactuâlité au premier chef, Varsovie étant alors déterminée à se défendre si les événements de la guerre amenaient les Russes devant ses murailles.

BEPRÉSENTÀTioNs ËXTEioRDiNAiaES. -^ La première dé la campagne a été la célébration de la fête du grand Corneille, le 29 juin l83l. On a donné à cet effet :

lo Le premier acte des Deux Nuits;

2o Le Menteur;

3o Ouverture à'Euryanthe, de Weber;

4fi Michel et Christine;

So Le JHBCQurs de C. DehtVigae, eti Tbonneur de Pierre Corneille, prononcé par Golson; (1)

60 Couronnement du buste de Corneille, ayec le ooncouni de tous lés artistes et toui» les choristes.

La salie était illuminée eonlme pour lé bai.

Après le spectacle, plusieurs musieienà du Théâtre^ dés-Arts se sont rendus rue de la Pie, et là, devant la maison où naquit P. Corneille, ils ont exécuté une belle sérénade,

Gontier est venu en juillet. Il a joué dans :

Pkilippe. Michel et Chfi^ne.

La Famille normande. La Famille Riaquebourg.

Le Quaker, La Seconde Année.

La Manie des Places, Le Diplomate.

En tout, six représentations, dont une au bénéfice de Samson, ancien costumier du théâtre.

Après Gontier, le directeur, qui commençait à être dans rembarras, a fait monter sur la scène de Corneille et de Molière la troupe d'Adolphe Francoui, qui, depuis quelque temps, faisait merveille rue Duguay-Trouin.

Le iâ juillet donc, on a donné pour la première fois les Lions de Mysore, la Chasse aux Tigres, les Arènes, pièce en trois actes et six tableaux, par Henry, musique de Sergent. Mise en scène d'Adolphe Franconi. — Les animaux dressés par Martin. — Au premier acte, un pas de danse exécuté par M^^ Leroux et Ernest; une lutte par Bastien et AmaUd. — Dans les Lions de Mysore, le lion Cobourg, la lionne Fahny, la lionne d'Asie, les ser-

■ Il .1 I t»»»^— n I ri wii — «»— ,u»^w.i— — ^»ip^

(1) Voir pages 390, 391 et U3.

pents boas. — Dans la Chasse au Tigre, le tigre du Sénégal, le lama, les serpents boas, le pélican, le kangnroo, le mandrille, les singes d'Afrique, les aras, les catacoaas. — Dans les Arènes, combat de Martin contre la lionne d'Afrique^ marche triomphale de Martin et de la lionne d'AMque.

Le spectacle a commencé par la Séparation, comédie.

Le prix des places, pour les représentations de MM. Franconi et Martin, ayait été fixé comme suit :

Premières, Parquet et Premières du

deuxième rang Fa. 4 SO

Galeries 3 SO

Secondes 2 40

Parterre *. i SO

Troisièmes 1 SO

Quatrièmes i

Dans cette pièce, que l'on appelait les £ions de Mysore, en supprimant les deux autres parties du titre, il y avait un groupe de Laocoon bien imité' par Martin, ses deux fils et les serpents boas. On y voyait aussi un bossu, rôle rempli par Signol, qui avait tenu à Rouen remploi de trial huit ou dix ans auparavant.

Notez que M^e Simonnet et M"* Rrochard jouaient dans les Lions de Mysore, que Ton a donné neuf fois presque sans interruption.

En juillet 1831, en même temps que Ton jouissait des Lions de Mysore, Vernet a joué à- Rouen dans le Petit Enfant prodigue^ Monsieur Cagnard, Cinq Heures du Soir, Tony, le Boa ou le Bossu à la Mode et la Chercheuse d'Esprit.

En tont cinq représentations.

Plus la direction approchait dn jour de la catastrophe, plus elle s'enfonçait dans le genre forain. La fin de juillet et le commencement d'août ont été consacrés exclusivement à neuf représentations successives de VEmpereur, événement historique en cinq actes et seize tableaux, par Prosper; musique de Sergent, mise en scène d'Aldolphe Franconi. (Prix des places comme pour les Lions de Mysore.)

L'Empereur était représenté par Edmond. Sans compter les soldats et les- figurants^ représentant des Turcs, des paysans, des moines, des forçats, des matelots, etc., plus de cent vingt personnes prenaient part à l'action. Les acteurs du théâtre ont souvent été obligés de remplir deux, trois et quatre rôles différents. Des acteurs du Cirque Olympique et des amateurs sont en outre venus se joindre à eux. Jamais on n'avait vu autant de monde sur le théâtre. La mise en scène était très-soignée. Des décorations neuves ont été peintes exprès pour cet ouvrage; d'autres avaient été apportées de Paris. Les costumes étaient très-riches.

Franconi et sa troupe ont quitté Rouen la veille de la fugue de P. Dutreih.

BÉNÉFICE. — Un seul, celui d'un ancien costumier du théâtre. (Voir page 467.)

RÉPEaioiRE. — Il s'est beaucoup ressenti de l'état des finances du directeur.

TRAGÉDIE. — Néant.

DRAME. — On a maintenu seulement Madame La YaU lette, drame historique.

COMÉDIE, VAUDEVILLE, ETC. — Nottf nofiveatttés^ savoir*

Le Boa ou leBos^ à la^Mode, vaudeville en xm acte, par Francis» joué pour 1& j^emière fois à Rouen en juillet i831 . Vernet, alors en représantaiion, y a créé le rôle de Fortuné. (Voir à la Politique.)

Cinq Beuren dn Smr, vandeville en un acte, par Tbéaulon et Mélesvîlle, joué pour la premère fois à Rouen en juiUet 1851 . Verset y créa alors plusieurs rèles.

V Empereur, (Voir aux Représentations extx^ordinaires et à la PoUtfique.)

Heur et MaUkeur, vaudeville en un acte, par Ouvert, Atexandre el Lauzanne. Première représentation en juin 1831.

Les Lions de Mysor^. \Voir aux Représentations extraordinaires.)

Madame JDubarrtf, comédie^vaudeville en trois actes, par Ancelot. Première représentation en mai 1831 .

Naissance^ FoNmne et MérUe ou VEprewve électorale, eomédie en trois actes, de Casimir Ronjour. Première représentation en juin 1831, à Tépoque des élections communales et de celles des députés et des oficiers de la garde nationale. (Voir à la Politique.)

Le Quaker ou la Danseuse, comédie- vaudeville en un un acte, par Scribe et Paul Duport. Première représentation en juin 1831.

Tony ou Cinq Années en deux Heures, comédievaudeville en deux actes, par Brazier, Mélesville et Carmouche. Première représentation en juillet 1851.

Outre ces nouveautés et les ouvrages que nous avons cités ^ans les chapitres précédents, on a joué :

VActe de Naissance, — le Bal d'Ouvriers,

Le CapitiUne Belrai^d$, Catherine au la Belle Fermière (reprise), le Complot de Famille.

JDëfianceet Maliae, les DéguUmnenU ammreim, le Dépit amoureux,

UEaole des Vieillards, les étourdie.

La Haine d*um Femme (reprise)* *- la Jeune Femme colère, le Jmne Uari^ Une Journée à Vereerillee,

Zouke^ -r^ Ma Place et ma Femms^ ia Mariage impoe^ sible, la Mère et la Fille, Monsieur de Crac.

Napoléon à Schombrun,-^ Rali^lan, leHoman d'unâ Meure.

Sans Tambour ni Trompette^ le Secret du Ménage^ la Séparation, Simple Histoire.

Valérie, Werther — 1760.

opÉEA. -^ UiM seule Boùveauté :

Le Diable à Séviile, opéra ea un acte« paroles de Hurtado (Gavé), musique de Gomis, compositeur espt* gnol. Première représeatatiou e]| juillet 1831 .

Voici le complément du répertoire lyrique :

Adolphe et Clara, ^ le Comte Ory.

La Dams Blanche, les Deuop Nuits j le Dilett^n^ d'Avignon.

La File au Village voisin, la Fiancée,

La Lettre dejChange, — ^le MaUrede Chapelle, la Muette,

La Pie voleuse, le Prisonnier, — les Visit^ndines,

ircTEBMÊDEs. — Dcux ouvcrtures déjà connues : celle du Jeune Henri et celle i'Euryanthe, de Weber.

BAL. — Le seul bal organisé pendant la période qui nions occupe est celui que Ton a offert par Siouscription, le mercredi 18 mai 1831, au roi Louis-Miilippe.

Le prix d'entrée a été fixé à 90 fr. par personne. Pour le point de vue, aux secondes, les billets étaient de 10 fr. et, aux troisièmes, 5 fr. (1) Le bureau de souscription était à la mairie.

La décoration de la salle consistait principalement en une tente pour le roi, au fond de la scène, ornée de trophées d'armes. L'orchestre était placé aux secondes, sur le cdté. I^ roi est entré par le péristyle ordinaire, devant lequel on avait établi une tente. A ce moment, les musiciens ont exécuté la Parisienne. Le public est entré par le port; les secondes et les troisièmes, par la rue des Charrettes.

Le loyer de la salle avait été fixé à 3,000 fr., Téclairage non compris; mais Paul Dutreih mettait tout son mobilier à la disposition des commissaires du bal, qui étaient les mêmes que pour celui du mois de février précédent.

Les portes ont été ouvertes à sept heures et demie du soir.

Ce bal a été très-brillant et très- animé. Le roi est arrivé à dix heures moins un quart et a été accueilli par les cris unanimes de : Vive le roi! Le duc de Nemours, légèrement blessé au pied, n*a pas dansé. Après la deuxième contredanse, le roi a fait le tour de la salle et il s'est retiré avant onze heures. Le duc d'Orléans, au contraire, est resté jusqu'à minuit. A une heure et demie, le bal était terminé.

(1) Le béDéfice du bal a été affecté à racquittement des fêtes publiques lors du séjour du roi.

Voici quelle a été la tenue de ce bal :

La seule coiffure admise dans Tintérieur du bal, aux premières^ a été le chapeau pour les gardes nationaux. Le bonnet à poil ou le shako a dû être déposé avant d'entrer. Les officiers de service seuls ont été exempts de cette disposition; eux seuls ont pu conserver leurs armes.

Une fois sorti, on ne pouvait plus rentrer.

Les hommes de garde de toute arme ne pouvaient entrer dans le bal.

Les officiers de la cavalerie et de Tartillerie de la garde nationale ont pu conserver leurs shakos.

Jusqu'à l'arrivée du roi, on ne pouvait remonter par l'escalier principal, qui se trouvait à là place de la loge du général.

Le service a été partagé, même pour les factionnaires, par la garde nationale et la troupe de ligne. Le poste a dû être commandé par un officier ayant au moins le grade de capitaine.

On ne devait pas retenir de vis-à^vis.

Les places n'étaient considérées prises que lorsque le danseur, accompagné de sa dame, était placé.

Les places des quadrilles étaient numérotées.

Le roi a quitté Rouen le lendemain du bal, c'est-à-dire le jeudi 19 mai 1851, dans la matinée.

INCIDENTS

La rentrée de M"* Boyer, le 16 mai 1831, a été des plus orageuses. Le public n'a pas voulu laisser jouer le

premier acte dn Maçon, dans lequel cette artiste paraissail. On i ioac passa sur-le<bainp au deuxième, parce qn'dile n'y figarait pas. Le troisième a été supprimé comme le premier. La bdle soirée qu'ont eoe là les ^ectaleura venus pour ealendre chanter le Maçon!

Le grand foyer n'a été onvert aux proBienean des entr'actes que le 22 mai 18Si. Encore n'élait-il pas entièrement meablé.

A la même époque, oa se plaignait dn froid et de ta mauvaise odenr, envahissant la salle, l'un et l'antre, par la porte qui, da cdté gauche du spectateur, dosnait entrée au parterre.

Au premier juin, il n'y avait pas encore de scmoette allant de la scène au grand foyer pour annoncer la fin de l'entr'acte.

An mois de juillet, on se plaignait aussi de lalongoeur démesurée des entr'actes, et on trouvait exorbitant que le spectacle fflnll à onze beures un quart.

DCS ARTS. 475

GIHJTË D£ LA 9Ul£<^TI0N P. DUTBJ^IB.

Le directeur, qui devait tout abaiidk>nQef trois mois plus tard, a sollicité de l'administration supérieii^, le Si avril 4831, une prolongation de son privilège, lequel expirait le 20 avril i83S. U rappela alors qu'au W juin 1829, lorsqu'il prit la direction, son prédécesseur avait <[û céder la place en présence des désordres qui avaient éclaté au théâtre, et qu'il laissait 58,000 fr. de déficit, que lui, Paul Dutreih, avait été forcé, pour éviter la mise en faillite de de Saint* Victor, de consentir à se charger de la liquidation, avec cette eirconstaoce défavorable qu'on était à l'entrée de l'été. Il ajoutait qu'à ce moment, le bail avec M. Thomas, propriétaire du matériel d'exploitation, avait encore dix mois à courir et que, ce vieux matériel déplaisant au public, il avait dû en apporter un autre. Puis, écrivait^il, l'abonuement du droit des pauvre est encore à Roueade 20,000 fr. par an; le directeur n'a aucune subvention et il a près de 40,000 fr. de location.

Cette lettre est de Thistoire théâtrale. Nous ne l'avons analysée que pour ce motif, puisque le privilège n'a pas été proloagé... au contraire.

La déconfiture de Paul Di&treih était d'ailleurs facile à prévoir. Dès le iS juillet 1831, Huet a écrit an maire pour demander la direction à titre nouveau et . non comme ^cessionnaire.— Huet avait eu, dans le (ensips, un

acte de société avec Paul, et il a prétendu que ce dernier avait agi de ruse pour se faire nommer» seul, titulaire du privilège sollicité en commun.

Une réponse de Paul à Huet a eu surtout pour but de dissimuler la situation, mais elle ne trompa personne.

Le S août suivant, plusieurs acteurs et la plupart des musiciens ont refusé de continuer leur service tant qu'ils ne seraient pas payés.

Le 3, Taffiche annonçait un vaudeville et deux comédies; Tune de ces dernières a dû être changée pour une autre.

Le 4, un spectacle est affiché ; mais, le soir, il y a relâche par indisposition de plusieurs artistes; — indisposition voulait dire refus de jouer.

A partir de ce jour, le théâtre est et demeure fermé.

Paul Dutreih avait pris la fuite.

Le déficit a été évalué d'abord à 30,000 fr. seulement, puis on a dit 60,000 fr, La vérité est entre ces deux chiffres. Le malheureux directeur écrivait luimême, à la date du 3 septembre 1831, qu'il avait, jusqu'au dernier moment, désiré et espéré se relever; qu'au 20 juillet, son passif était de 57,000 fr. et son actif de 34,000 fr. ; que Mç Senard lui avait fait l'honneur de venir à l'assemblée de ses créanciers, mais que M. Thomas, propriétaire du matériel d'exploitation, avait tout perdu par son refus d'accommodement. Dans cette lettre, il demandait, moyennant certains arrangements, à ne pas être mis en faillite. Entre autres choses, il proposait à M. Thomas de lui céder tous ses droits sur le matériel qu'il avait créé.

Quelques acteurs aussi se sont refusés à toute espèce

d'arrangement, et cependant Tensemble de leurs créances ne s'élevait qu'à 35,000 fr.

On a reproché à Paul Dutreih : !<> d'avoir un matériel incomplet, de n'avoir pas assez de décorations, de costumes et de partitions; â» de n'avoir pas fait venir assez d'artistes de Paris en représentation ; S» de ne pas avoir donné assez de nouveautés; 4o de payer trop cher ses pensionnaires, et notamment d'avoir, pour 1831-1832, augmenté les appointements de plusieurs artistes : 2,000 fr. de plus à l'un, 1,500 fr. à l'autre, 1,000 fr. à celuici, 500 fr. à celui-là; 5» d'avoir engagé inutilement trois ou quatre amoureuses^ ingénues ou utilités, entre autres W^^ Valmont, qui, par parenthèse, a fait une ' fugue.

Ceux qui, au contraire, trouvaient le directeur plus à plaindre qu'à blâmer rappelaient tous les sacrifices qui lui avaient été imposés par le public et qu'il avait été obligé de faire en arrivant. Il avait renouvelé le mobilier et engagé des acteurs aimés à deâ prix trèsélevés; si bien que les frais généraux étaient de 1,200 fr. par jour, dans une salle où les plus hautes recettes ne peuvent s'élever qu'à 2,200 fr. Ce maximum, qu'elles atteignaient, quelques années auparavant, tous les dimanches, n'était plus atteint^ et le dimanche une recette de 1 ,500 fr . était considérée comme bonne. Dans la semaine, les jours où il n'y avait pas d'opéra, mais trois ou quatre comédies ou vaudevilles^ la recette ne dépassait pas 50 à 60 fr.

En partant, Paul était débiteur envers la ville de Rouen de 12 à 14,000 fr. pour droit des pauvres.

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