‹ Histoire complète et méthodique des théâtres de RouenChapitre 11 sur 55 · RÉPERTOIRE · texte numérisé non relu

RÉPERTOIRE

Pour faire connaître le répertoire entier de celte campagne, nous devons, outre les pièces citées â propos des

iîJi THÉÂTRE

débuts et des représentations extraordinaires, mentionner les ouvrages suivants :

Adélaïde Duguesclin, tragédie.

Agnès Bernau, pièce héroïque en quatre actes et en vers libres, par de Milcent, auteur du Journal de JSormandie. Cet ouvrage avait été représenté, à Paris, le 21 juin 1785, au Théâtre-Italien, et ensuite devant Leurs Majestés ; il l'a été à Rouen, pour la première fois, le 19 juin 1786, presque jour pour jour un an après. Le sujet est tiré de l'histoire de Bavière au quatorzième siècle et avait déjà fourni la matière d'une tragédie allemande qui a joui du plus grand succès. Agnès Bernau a été réellement jetée vivante dans le Danube. Ce dénoûment répugnant à nos mœurs , l'auteur français en a substitué un autre.

Alzire.

L'Amant statue.

Les Amis du jour, comédie en un acte, par M. Beaunoir. Première représentation en février 1787.

V Amoureux de quinze ans, opéra.

Les Amours de Bastien et Basiienne, parodie.

Le Bon Père, comédie en un acte, par le chevalier de Florian. Première représentation en juin 1786. Acteurs : Baptiste cadet, Prin, M™" Baptiste et Malherbe.

La Brouette du Vinaigrier, pièce en trois actes, de Mercier. Reprise en décembre 1786; Duverger y brilla dans le rôle du père Dominique.

Le Café de Rouen, comédie en un acte, ou plutôt pièce sans nom, empruntée aux tréteaux des boulevards. Première représentation en juin 1786. Acteurs : Baptiste cadet et Dozinville.

DE ROUEN. i25

La Colonie, pour le début d'une haute-contre dans le rôle de Fonlalbe.

Les Dehors trompeurs, comédie en cinq actes.

Le Déserteur, opéra pour début de basse-taille.

La Dot, comédie en trois actes, en prose, mêlée d'ariettes, par Desfonlaines et Dalayrac. Première représentation en janvier 1787.

Le Dragon de Thionville, petite comédie en un acte, calquée sur une anecdote tirée des Délassements de l'Homme sensible, de d'Arnaud. Première représentation en décembre 1786.

Le Duel, comédie en trois actes et en vers, par Lieutaud. Première représentation en novembre 1786. Il faut savoir que le fond est tiré de l'allemand, et que Rochon de Chabannes l'avait, dès 1781, adapté aux mœurs françaises dans une pièce en un acte. Celte pièce, comme celle de Lieutaud, tendait à faire détester le duel.

Dupuis et Desronais.

V Ecole des Femmes.

V Ecole des Mœurs, ou les Suites du libertinage, drame en cinq actes et en vers, par de Falbaire de Quincey, auteur de V Honnête criminel. Première représentation en février 1787.

Félix, pour la rentrée de Fradelle.

Féodoret Lizinka, ou Novogorod sauvé, drame en trois actes et en prose, de Desforges, dont le sujet était tellement horrible que l'auteur crut devoir, à Uouen comme à Paris, faire précéder la première représentation de son œuvre d'une note explicative dans laquelle il s'excuse. C'est le cas de parodier un bon mot très-connu en s'écriant : Mais, monsieur Desforges, il était si facile de ne pas

faire ce drame! — Quoi qu'il en soit, la première représentation à. Rouen a eu lieu en novembre 1786.

La Fcte d'amour.

Le Français à Londres.

Germance, ou V Excès de la délicatesse, drame en trois actes et en prose, par Misse. Première représentation en mai 1786, au bénéfice de M"^ Dufresne.

Guerre ouverte, ou Ruse contre ruse, comédie en trois actes et en prose. Première représentation en février 1787. — Grand succès.

U Heureux dépit, opéra en un acte et en vers. Première représentation en juin 1786.

U Incendie du Havre , pièce de circonstance en un acte et en prose, mêlée de vaudevilles, par M. Desfontaines. Première représentation le 9 octobre 1786. Il s'agissait d'un incendie qui avait eu lieu au Havre dans la nuit du /f au 5 janvier et à propos duquel les régiments de Poitou et de Picardie montrèrent un grand courage et un grand désintéressement.

V Inconstant, comédie en cinq actes et en vers, par Collin d'Harleville. Première représentation en janvier 1787. Florimond, le héros de la pièce, a été au service et il n'a pas tardé, bien entendu, à s'y déplaire. La vie de garnison lui a paru trop monotone ; en résumé, dit-il ,

Le matin on s'ennuie et Ton bâille le soir ; Mais ce qui m'a surtout dégoûté du service, C'est, il faut l'avouer, ce maudit exercice. Je ne pouvais jamais regarder sans dépit Mille soldats de front vêtus d'un même habit, Qui, semblables de taille, ainsi que de coëlTure,

Etaient aussi, je crois, semblables de figure. Un seul mot à la fois fait hausser mille bras, Un autre mot les fait retomber tous en bis ; Le même mouvement vous fait, à gauche, à droite. Tourner tous ces gens-là comme une girouette.

La Jeune Indienne, comédie en un acte.

Mahomet, tragédie, servant alors pour les débuts.

Le Mariage d'Antonio, divertissement en un acte, en prose, mêlé d'ariettes, paroles de M™^ de Beaunoir, musique de M"'= Lucile Grétry, la deuxième fille du célèbre compositeur. Première représentation en janvier 1787. Une petite fille du nom de Mars, âgée de douze ans, jouait le rôle d'Antonio avec un grand succès ; elle avait paru aussi dans Richard-Cœur-de-Lion et inspiré l'impromptu suivant :

Quel jeune enfant conduit ce trouvadour?

— C'est Mars, dit-on ? — J'ai pris Mars pour l'Amour.

Le Mariage secret, comédie en trois actes et en vers, par Desfaucherais. Première représentation en septembre 1786. Acteurs, Baptiste aîné, Baptiste cadet, Bérard, Duverger, M"'"' Baptiste et Dufresne.

La Mélomanie, opéra en un acte.

Le Menteur.

Nadir, ou Thamas Kouli-Kan, tragédie en cinq actes, par Dubuisson. En février 1787, l'affiche annonçait une représentation de cette œuvre et spécifiait que l'auteur y assisterait. Le soir, le public le demanda, et l'acteur Bérard est venu dire que Dubuisson était très-sûrement aux

galeries, mais qu'il se dérobait à toutes les recliercTies. Etait-on modeste au siècle dernier ! (Voyez Trasime et Timagcne, page 129).

Nina, ou la Folle par amour, comédie en un acte, en prose, mêlée d'ariettes, par un anonyme et Dalayrac. Première représentation en octobre 1786. M"'' Guérin a brillé dans le rôle de Nina.

V Oncle et les Tantes, comédie en trois actes et en vers, par le marquis de la Salle. Première représentation en mai 1786, au bénéfice de M"* Dufresne, avec Germance, drame (voyez page 126}.

L' Orjjhelm anglais.

Le Revenant, petite pièce en deux actes, jouée, pour la première fois, en décembre 1786. Acteurs : Baptiste cadet et la dame Fradelle.

Kichard-Cœur-de-Lion, opéra, pièce à ariettes comme on disait alors, en trois actes, par Sedaine et Grétry. Première représentation le h septembre 1786. Dubus a monté le rôle de Blondel, le Vert celui de Richard. Cet ouvrage est resté longtemps au répertoire et est connu d'une grande partie de la génération actuelle.

Rose et Colas.

Le Seigneur bienfaisant, opéra en trois actes, par Rochon de Ghabannes, musique de Floquet. Première représentation en décembre 1786. Dans cette pièce, il y a un incendie, comme dans V Incendie du Havre, comme dans Féodor et Lizinka. La direction cherchait des succès dans la toile et l'étoupe brûlées. Cependant le Seigneur bienfaisant eut à Rouen le même sort qu'à Paris, il tomba à plat.

Théodore, ou le Roi Théodore, opéra en quatre actes,

parodié de l'italien par Duhuisson et mis en musique par Pasiello. Première leprésentation en février 1787. Acteurs : Dubus, Valville. — Cabousse, chef d'orchestre, maître de musique, comme on disait alors, a mérité des éloges à propos de cet opéra. — A la seconde représentation, la pièce a été réduite à trois actes.

Tom Jones, opéra en trois actes,

Trasime et Timagène, tragédie en cinq actes, par Dubuisson. Première représentation en mars 1787. Acteurs: Baptiste aîné, Bérard, Lebert et M"'' Dufresne. Après la pièce, Dubuisson, l'auteur, refusa encore de paraître, comme il l'avait fait lors de la représentation de Nadir, onThamas Kouli-Kan. Le surlendemain des vers furent jetés sur la scène. C'étaient de poétiques reproches ain^ formulés :

Faut-il vous soustraire à nos yeux;

Quand le sentiment vous appelle?

Son excès nous rend curieux De voir de ramitié le peintre si fidèle.

Ne craignez rien, pas même les regards

Que peut sur vous lancer Tenvie.

Votre triomphe est sûr. Dans le séjour des Arts, Il est encor des cœurs exempts de jalousie. Dans tous les sentiments, vous êtes de moitié :

L'un a pour vous les transports de Trasime; De Timagène, l'autre a la douce amitié... Mais unanimement vous avez notre estime.

A la fin de la campagne, deux représentations ont été, comme d'usage, données au bénéfice des hôpitaux. Elles ont produit ensemble 2.120 liv. L'une des deux, le 12

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mars 1787, était composée de Nadir, ou Thumas Kouli- Kan, tragédie de Dubiiisson, et (V Alexis et Justine, opéra-comique.

Le tableau du travail dramatique , pendant l'année 1786-1787, a été publié, comme celui de l'année précédente, par les soins de Walville, acteur et régisseur de comédie. 11 porte :

15 Comédies nouvelles, 8 Opéras nouveaux.

L'année théâtrale fut close le 31 mars 1787. Dans un compliment de clôture, fait et prononcé par l'acteur Duverger, nous trouvons les vers suivants :

Votre ville, on le sait, si fertile en grands hommes, A formé des talents dans le temple où nous sommes. Les Clairon, les Préville, aujourd'hui regrettés. Les Dugazon qu'ici justement vous fêtez, Doivent à vos conseils et l'honneur et la gloire De voir leurs noms tracés au Temple de Mémoire, Et tremblèrent encore en revenant offrir Le prix de leurs lauriers à qui les fit cueillir (1).

INCIDENTS

Jusqu'à l'époque dont nous faisons l'histoire, les comédiens annonçaient entre les deux pièces le spectacle du lendemain. En 1786, ils demandèrent à ne plus

(1) M"« Clairon jouait à Rouen avant 1736, — Préville vers 1752, — Dugazon en 1761.

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ôtre assujettis h celle lormalité ; l'aulorité fit droit à celte requête, et le public lut prévenu qu'en verlu de la permission des supérieurs (sic) et à compter du 3 mai 1786, les comédiens cesseraient {Vannoncer. —Dès lors, le journal se chargea de l'annonce deux fois par semaine, savoir : du mercredi au vendredi el du samedi au mardi inclusivement, et, pour des motifs faciles à deviner, à chaque numéro le programme du spectacle était suivi de ces mots: sauf les événements. Malgré toutes ces précautions, les changements de spectacle étant très-fréquents , les abonnés, le journaliste et les acteurs furent mécontents, et, dès le 20 mai de la même année , le journal cessa de donner le programme du spectacle. Restaient heureusement les affiches du coin des rues.

Nous avons dit, à propos du Seigneur bienfaisant^ que l'année qui nous occupe s'est distinguée par la fréquence des décorations avec incendie. Nous pourrions ajouter qu'elle s'est fait aussi remarquer par la présence fréquente des auteurs à la représentation de leurs œuvres. Dubuisson assistait, on le sait, à la première représentalion de Nadir puis à celle de Trasime cl Tiinagène. Quelques mois auparavant, en novembre 1786, le public, informé que Mercier était à Rouen un jour que l'on donnait son drame V Indigent, demanda instamment l'auteur. Bérard annonça qu'il était assis parmi les spectateurs ; les applaudissements redoublèrent; Mercier, qui était au parquet, se leva et remercia avec la plus vive émotion.

Toute histoire consciencieuse, même celle de l'art dramatique, comporte souvent un ton sérieux que les esprits superficiels sont tentés de prendre pour un manque d'intérêt; aussi, pour faire une agréable diversion, nous ai-

\n THÉÂTRE

mons h nous arnîter quelquefois aux choses un peu plaisantes, comme celte lettre, écrite en 1786 aux habitués du parterre du théâtre de Rouen :

« Qu'un événement qui n'intéresse que quelques individus soit ignoré, le mal n'est pas grand; mais il est important pour le public qu'il soit instruit de ceux où sa sûreté est compromise. On ne saurait les taire, sans se rendre coupable des malheurs qui pourraient en résulter.

<( Voici, messieurs, le motif de ces réflexions:

« Il m'arrive souvent de faire ce qu'on appelle nuils blanches. J'aurais besoin, pour réparer les désordres que ces insomnies causent h ma santé, de m'en dédommager dans le jour; mais je ne saurais dormiravant onze heures du soir sans de violents somnifères. On en trouve assez, je le sais, chez les apothicaires ; j'en ai essayé, et j'ai remarqué que les moins mauvais m'altéraient encore le tempérament.

« Cette considération, qui n'est pas indifférente pour moi, et mon dépérissement sensible , m'ont fait diriger mes recherches d'un autre côté. Vous doutez-vous, messieurs, où j'ai trouvé le plus puissant narcotique, le narcotique pour moi par excellence ? A la représentation de quelques drames, de beaucoup d'opéras et de toutes les parades à la mode. Mais, comme il n'est pas de bonheur parfait, je suis troublé dans l'usage de mon remède.

« Jeudi dernier, j'avais fait une mauvaise nuit; le spectacle me parut choisi pour la réparer: en conséquence, je m'y rendis de bonne heure. Je m'ennuyai un peu en attendant cinq heures trois quarts, mais je ne dormis point. L'assemblée était nombreuse et brillante. Au lever de la

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toile, il se fil un silence universel qui me fit savourer d'avance le plaisir que j'allais avoir à dormir. Je fus bientôt assailli d'une foule de bâillements qui m'annonçaient la prochaine arrivée du bon Morphée. En effet, h peine avait-on récité une derai-douzaine de tirades que je sentis sa main bienfaisante répandre ses doux pavots sur mes paupières appesanties. Déjà je n'entendais plus que confusément, bientôt je n'entendis plus rien. Douce jouissance ! mais il était écrit qu'elle serait de courte durée. A peine je commençais à dormir 7?fl(.s?7>/emenf, car je ne suis pas de ces dormeurs importuns qui ronflent impertinemment et étourdissent tout le monde, je dors sagement; à peine, dis-je, je commençais à dormir paisiblement qu'il part du parterre une nuée de bravos qui viennent me déchirer le tympan et m'éveiller en sursauf. La première idée qui me vint, plus endormi qu'éveillé, et sans penser oij j'étais, fut que l'on criait à Veau. A l'eau ! me dis-je, le feu est donc ici? Fruppé de celte terrible idée, j'allais, sans une personne charitable qui me retint, me jeter des troisièmes loges dans le parterre, comptant me sauver par la porte de ma chambre.

(( Gomme il est probable qu'en me tuant j'aurais estropié ou tué bon nombre d'habitants du parterre, je dois les avertir du danger que nous avons couru, afin que dorénavant ils se tiennent sur leurs gardes toutes les fois qu'il leur prendra de ces espèces de vertiges ; peut-être ne se trouverait-il pas toujours là quelqu'un, à point nommé, pour me retenir. Le mal ne serait pas grand, si en tombant je n'estropiais que les crieurs ; mais le hasard, qui dirige tout, pourrait aussi bien me faire tomber sur quelque spectateur bénévole, atteint de la même maladie que

moi, el dont le tympan, moins sensible, lui permellrait encore de roupiller, et j'en serais fàchê. T. F,

« k Décembre 1786. )>'

Si l'auteur de celle épîlre, que nous trouvons d'un bon sel, espérait sérieusement faire du théâtre de Rouen un dortoir commode, il a dii être bien désappointé par le tintamarre qui a signalé l'année théâtrale suivante, célèbre par la cabale la plus acharnée.

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Aiiucc théâtrale 1787-1 788.

Dès les dernières semaines de la précédente année, tout annonçait que la situation allait devenir très-tendue. Les amateurs de spectacles avaient organisé des réunions dans lesquelles les plaintes étaient réunies en faisceau. On désirait, entr'autres choses et surtout, avoir un ballet après Pâques, c'est-à-dire au début de la campagne 1787-1788; une lettre, ii ce sujet, avait même été adressée à M"^ Montansier.

La soirée de clôture, le 31 mars 1787, avait été Irèsorageuse. On y avait, mais en vain, demandé la représentation d'une pièce qui ne figurait pas sur l'affiche.

A quelques jours de là, le Ik avril, en livrant à la publicité le tableau du travail dramatique pendant l'année 1786-1787, le régisseur Walleville a cru devoir saisir l'occasion pour se justifier. Il s'est fait un mérite d'avoir fait jouer deux sujets de plus dans la dernière semaine (i) et d'avoir donné, à la demande du public, une représentation de Bastien et Basiienne. Quant à la pièce que les spectateurs voulaient faire ajouter à la dernière représentation, Walleville a prétendu que le dernier chœur de Nina s'était chanté à minuit, et qu'il lui avait été impossible d'obtempérer au désir du public sans manquer à la loi qui lui était imposée de ne pas porter le spectacle sur

(1) Thomassin et Solier (voyez page 12.'i).

le dimanche (1) ; il espérait donc que celle soumission aux oixlonnances lui liendraiL lieu de justificalion entière. — Vaine espérance !

Les choses en élaienl là quand la réouverture a été faite le 16 avril 1787. Dtiverger y a lu un compliment de rentrée, en vers, de sa composition, qui ne mérite d'être reproduit ni en entier, ni même par extraits.

Mais il s'est passé ce jour-là un fait bien autrement important ; une lettre a été jelée sur le théâtre et, à la demande générale du parterre, l'acteur Bérardenadonné lecture ; la voici dans toute son étendue :

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