A MADEMOISELLE CONTAT AÎNÉE
Peintres, pour vos pinceaux, pour vos rares taleuls.
Que de difficultés maintenant aplanies !
Par des traits pleins de feu,' mais jamais ressemblants,
Voulant peindre autrefois les Grâces réunies.
De cent jeunes beautés vous empruntiez les traits :
Contât les réunit ; je vois de Flore en elle
La naïve gaité, les séduisants attraits ;
D'Hébé, cette jeune mortelle A toute la fraîcheur. Oui, si, comme Cypris, Aux noces de Thétis les dieux l'eussent admise, Sur l'aimable déesse elle eût gagné le prix, Malgré la récompense à son juge promise, Et la pomme à ses pieds tombait avec Paris.
Les trois artistes parisiens ont offert à la nouvelle municipalité une représentation en faveur des pauvres, générosité d'autant plus louable que les circonstances n'étaient guère favorables aux entreprises théâtrales. Ils ont donné à cette occasion le Jaloux sans amour, et le Legs, comédie en un acte et en prose, de Marivaux, avec un divertissement. Le produit de la soirée a été porté à la ville sans aucune espèce de défalcation (1).
Enfin, pendant la dernière serdaine théâtrale, M'»^ Dugazon, Mole, Ménier et Dufresne sont venus ensemble donner des représentations à Rouen ; ils en ont même
(1) Indépendamment des deux représentations dont le produit a été versé à riIôtcl-de-Ville, deux soirées ont été, eu 1790, consacrées aux hôpitaux et ont fourni 2,508 liv. 14 s.
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donné deux par soirée, la première à quafre heures et la seconde h huit lieures.
Après cette digression, qui élait bien due à l'illustre directeur, reprenons l'histoire des faits dans un ordre logique.
L'année théâtrale 1789-90 commença le 2h avril; ce jour-là, Bérard lui un compliment de sa composition ; il se terminait par les couplets suivants, dont cet artiste était l'auteur, h l'exception toutefois du troisième.
Air du vaudeville des Atts et de VAtnitié.