AUT
Les armes du roi , celles de Mg"" le duc de Harcourt et celles de la ville seront sculptées avec reliefs et ornements
sur le frontispice le plus apparaissant dudil édifice ; savoir : celles du roi, occupant le devant et la partie la plus élevée diidit frontispice ; celles de Mg' le duc de Harcourt, la droite, et celles de la ville, la gauche.
Payeront lesdils sieurs preneurs , si fait n'a été, tous frais de l'arrêt du conseil, lettres patentes, information de couimodo et incomraodo et d'enregistrement, et généralement tous autres accessoires, ensemble le coût du présent acte et tous frais et droits d'icelui , et en délivreront une grosse en forme exécutoire ix luesdits sieurs maire et échevins au plus tard dans quinzaine de ce jour, <x laquelle grosse sera annexé un plan conforme à celui qui est demeuré joint à la minute des présentes.
Outre les charges et conditions employées aux onze articles ci-dessus, la présente fieflTe est faite moyennant ie prix et somme de 300 livres de rente foncière, perpétuelle et irracquitlable, payables par lesdils sieurs preneurs, solidairement h leurs dépens, au jour de Saint- Michel de chaque année, audit Hôtel-de- Ville, au bureau de la recette, en espèces sonnantes et non autrement, et en exemption de tous droits de dixième denier, vingtième, et toutes autres charges et impositions royales créées ou à créer, sous quelque dénomination qu'elles puissent être imposées sur les biens fonds, h commencer à courir d» jour Saint-Michel d^ la présente année 177/), dont la première année de paiement écherra au jour de Saint- Michel 1775, et ainsi continuer ladite rente h l'avenir et à perpétuité ; au paiement et garantie de laquelle rente
H TFIÉATRE
foncière de 30O livres , ainsi qu'à l'exécution de tontes les clauses et conditions employées aux onze articles cidessus , les fonds et emplacements ci-dessus fieffés et concédés demeurent, par privilège spécial, affectés et hypothéqués, et en outre lesdits sieurs preneurs devant nommés y ont, par le présent , obligé tous leurs autres biens, meubles et immeubles , présents et à venir, ensemblement, solidairement, un seul pour tous, sans division, ordre de discussion ni appellation de garantie, sans qu'une obligation déroge à l'autre.
Et faute par lesdits sieurs preneurs de payer régulièrement les arrérages de ladite rente, faute aussi d'exécuter toutes les conditions employées aux onze articles ci-dessus, et d'entretenir par la suite les édifices qui seront construits en si bon état que les vues dudit Hôtel-de- Ville, dans la présente concession , soient remplies exactement, et que la rente de fieffé soit facilement perçue, pourront, lesdits sieurs maire et échevins , en tous lesdits cas et en chacun d'iceux, après néanmoins six mois d'avertissement, rentrer en la pleine propriété, possession et jouissance desdits terrains concédés et édifiés, construits sur iceux, sans aucune formalité de justice, et sans être tenus de rien rendre auxdits sieurs preneurs ou leurs ayant-cause des constructions et autres dépenses qu'ils auraient faites sur lesdits terrains ; laquelle clause ne pourra être réputée peine comminatoire , mais convention expresse sans laquelle lesdiles fieffés et concession n'auraient été faites; en témoins de ce qui a été mis à ces présentes le scel royal de ce notariat. Fait et passé à Rouen , au bureau dudit Hôtel-de-Ville , l'an illh, le 15 mars, après midi, et ont les pallies signé , lecture faite , la minute des pré-
DE HOUEN, i^
sentes, demeurée à M* Vitecoq , un des notaires du roi, à Rouen, soussigné.
Contrôlée et insinuée audit Rouen, le 22 des inêraes mois et an, par le sieur Foucher, à ce commis j qui a reçu la somme de 126 livres 14 sous.
Signés Legingoîs et Vitécoq.
ACTE DE SOCIÉTÉ DU 16 MARS 1774, POUR LA CONSTRUCTION DU THÉATRE-DES'ARTS ET DÉPENDANCES,
Situé à Rouen, el pour la jouissance perpétuelle. AfcfioniiAlrest
MM.Chevillard, 1/8'^ MM. De Fontenay, l/8«
Potlier père, 1/8*^ Morel, 1/8*
Gueroult, 1/8" Paulée, 1/8'
Leborgne, l/8« Jacques Couturier, 1/8*
Nous soussignés, François Gueroult, architecte ; Pierre Morel, agent de change; Jacques Couturier, entrepreneur de bâtiments; Claude-François Chevillard, directeur des spectacles ; Joseph Poltier, marchand; Jacques Leborgne, négotiant à Rouen; Claude Paulée, de Paris, représenté parle sieirr Morel, verbal lement associés pour l'entreprise et construction d'une nouvelle salle de spectacles en cette ville, et Pierre-Nicolas de Fontenay, aussy négotiant à Rouen, depuis par nous admis à participer h laditte entre-
4fi TIIKATIU'.
prise, ainsy qu'il conste par le contrat de fieffe à nous fait par MM. les maire et échevins de l'Hôtel-de- Ville de Rouen, du terrein et emplacement sur lequel laditte salle doit être construite , passé devant maître Vitecoq et son confrère, notaires à Rouen, le 16 mars 177/i, désirant donner h celte association une forme régulière , nous avons unanimement rédigé et souscrit le présent acte et arreslé les clauses et conditions stipulées ci-après;
Sçavoir :
Les intérest h ladiite entreprise , propriété et fruits d'icelle étant divisés par égale portion de chacune un huitième entre les associés, chacun d'eux en conséquence sera tenu de fournir également à la mise de fonds nécessaires tant pour les indemnités qu'on sera dans le cas de payer aux fieflataircs de maisons concédées que pour la construction de ladiite salle et des bâtiments qui y seront ajoutes.
Le sieur François Gueroult, architecte, l'un de nous, s'est spécialement et exclusivement chargé de conduire laditte construction , comme aussi de régler avec les fieffataires de maisons dont on s'empare les indemnités qui pourront leur appartenir, bien entendu qu'il se conformera au plan qu'il nous a présenté et que nous avons approuvé; il lui est accordé pour ses honoraires 6,600 livres pour toutes choses, quand même l'entreprise excéderait la somme désignée dans l'article suivant, de laquelle somme il sera payé h fur et mesure de la construction.
Ne pourra néâraoins ledit sieur Gueroult excéder, tant pour les frais de laditle bâtisse que pour les indemnités cy-dessus expliquées, la somme de 100 à 120,000 livres sans y être autliorisé par une délibération expresse et signée de tous les associés.
ART. k-
Nous laissons pareillement audit sieur Gueroult le soin de faire les devis ou marchés ainsy qu'il avisera bien pour l'intérêt delà société, à la charge par lui de nous les communiquer toutes fois et quantes il en sera requis, comme aussi de régler et arrêter les mémoires des entrepreneurs, fournisseurs et ouvriers, et de leur en délivrer des mandats sur le sieur Morel, l'un de nous, que nous avons choisi et nommé pour faire la recette et dépense de cette entreprise, et qui se soumet de ne rien payer que sur les ordres dudil sieur architecte.
Chacun de nous sera tenu de remettre audit sieur Morel une somme de 3,000 livres que nous évaluons devoir former environ le quart des dépenses dont chaque intéressé sera susceptible , et ce dans la huitaine pour tout délay à compter de la datte du présent acte.
Lorsque les progrès de la construction exigeront de nouveaux fonds, il sera convoqué une ou plusieurs assemblées de tous les associés pour y délibérer tant sur la
A8 ^ TllÉATHE
quotité que sur l'époque h laquelle il faudra verser les capitaux nécessaires, et chacun des associés s'oblige de fournir h raison de son intérêt la somme qui sera fixée par la délibération , à peine par celui qui s'y refuserait d'être déchu de son intérest dans ladilte entreprise, lequel resterait au bénéfice des autres associés , et sans qu'il puisse exiger le remboursement de sa première ou autres subséquentes mises qu'on est expressément convenu devoir rester pour valoir de dommages et intérest, et pour éviter les longueurs et retardements qui pourraient arriver dans les délibérations cy-dessus par l'absence d'aucun des associés, il est expressément convenu que ce qui aura été délibéré par cinq des associés aura son exécution comme si tous avoient signé.
En cas de décès de l'un de nous avant la perfection dudit édifice, les héritiers du défunt seront obligés de se conformer aux conventions mentionnées audit acte et de fournir exactement à toutes les contributions, sous peine d'être déchus de l'intérest dont ils auront hérité et de perdre les mises qui auroient déjà été faites, lesquels vertironl au bénéfice des autres associés.
Le sieur Gueroult sera tenu de fournir à chaque intéressé qui l'exigera un plan de laditte salle de spectacle et des maisons qui y seront joingtes.
L'arrêt et lettres patentes du conseil du roy et tous autres actes originaux relatifs à celte entreprise seront
déposés chez maître Vitecoq, notaire, aux frais de la compagnie, pour leur en être délivré chacun une expédition.
Après l'entière perfection dudit édifice , le sieur Morel sera seul chargé de recevoir les loyers tant de la salle que des autres maisons, et de payer les rentes et deniers royaux, et de faire faire les réparations nécessaires, et faire à chacun de nous la répartition desdits loyers tous les six mois, dont luy donnerons quittances sur un livre destiné à cet objet.
S'il convenait k l'un des intéressés de vendre ou céder son intérest dans ladite entreprise ou dans les constructions qui auront été faites, il ne le pourrait faire que sur le refus bien constaté et par écrit des autres intéressés , et pourront lesdits associés soit en commun ou même un ou plusieurs d'entre eux retirer la portion vendue sur tous acquéreurs qui ne seraient parents ou lignagers du vendeur par un droit de préférence que lesdits associés ont jugé à propos de s'accorder mutuellement.
S'il arrivait quelque chef sur lequel les intéressés ne fussent point d'accord entre eux, ils consentent soumettre la difficulté à la décision d'arbitres qu'ils seront tenus de nommer, du jugement desquels on ne pourra appeler, sous peine de 1,000 livres au profit des hôpitaux.
Le présent acte de société en douze articles a été convenu et arrêté entre les parties sans qu'aucunes des
oO THÉÂTRE
clauses puissent être changées, allendu qu'elles ont été unanimement convenues, et que sans elles ladite entreprise n'aurait point eu son effet.
Fait octuple, le 16 mars 177/».
ChEVILLAHD. POTTIEK.
Leborgne. Jacques Couturier.
GuEROULT. MoREL , tant pour moy
De Fontenay. que pour M. Paulée.
Nota. — Sur la copie du présent acte, également signée de toutes les parties, à la suite est écrit : Enregistré à Rouen, le 12 juin 1829, f° 88. Reçu 5 fr. 50 c.
Signé :
Nous en avons fini avec les pièces officielles.
Toutes les formalités étaient terminées; on se mit promptement à l'œuvre, elle lundi 18 juillet 177/j, la première pierre du théâtre situé au bas de la rue Grand-Pont (Théâtre de Rouen), a été posée par M. de Crosne, intendant et premier président (1), conjointement avec xMM. les maire et échevins. On a placé sous celte pierre une boîle de plomb contenant une plaque d'argent sur laquelle est une inscription relative à l'objet. M°'' de Crosne, M™' et M'^"" Le Coulteux et autres dames de distinction ont mis la main à l'ouvrage. MM. les entrepreneurs, le sieur Gueroult, architecte, à leur tête, leur ont présenté des tabliers, des
(I) Après Texpulsion du parlement par le chancelier Maupeou, Thiroux de Crosne fut premier président du conseil , supérieur de Rouen, qui remplaça Tancien parlement de Nor- ■ rnandic.
DE HOtiEN. :;i
ganls et des bouquets. La cérémonie s'est faite au son des inslruraenls et avec l'ordre et la pompe que l'on peut désirer (sic). Ensuite on a servi des glaces et autres rafraîchissements sous une tente artistement préparée. Des vers ont été faits à cette occasion ; les voici :
Triomplie, dieu du goût, des arts et des talents ; On élève à ta gloire un monument durable, Et les Grâces en ont posé les fondements. Puisses-tu les fixer ; et qu'un lien aimable Unisse pour jamais, comme ils font en ce jour, Les Muses, les Vertus, les Grâces et l'Amour.
Laissons s'élever l'édifice et voyons ce qui advint pendant sa construction. Les esprits se préoccupèrent fort delà future nouvelle salle, et l'histoire du théâtre à Rouen entre ici dans une période toute particulière que nous appellerons la période académique, k cause des rapports de ce théâtre avec l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Rouen. L'Académie , — depuis cette époque, — n'a pas eu de relations si fréquentes avec les spectacles de Rouen pour qu'il soit raisonnable de mettre en oubli celles que l'on a pu retrouver. Ce corps savant d'ailleurs compte parmi ses membres des auteurs dramatiques, des compositeurs et des artistes qui nous pardonneront de mêler le nom austère de l'Académie à des choses de théâtre.
Voici d'abord la copie d'une lettre écrite à MM. de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Rouen, par un habitant qui a gardé l'anonyme :
« Messieurs , « Par la description qui m'a été faite du plan de la salle des spectacles que voire ville fait construire, j'ai vu, avec
plus de [)luisii' que de surprise, que le goùl y u présidé; cependant j'aurais désiré sur la façade de cet édiOce un buste ou un médaillon de Pierre Corneille.
0 Ce désir est d'autant mieux fondé, que ce grand poète, le père du théâlre, a honoré Rouen , sa patrie, par un génie supérieur, par des talents encore <i imiter, et par son nom qui ne mourra jamais. Rouen devrait donc, dans une circonstance aussi favorable, éterniser la reconnaissance envers cet homme illustre , son citoyen ; mais j'espère que vous, messieurs, qui travaillez sans cesse pour la gloire de cette même patrie, vous vous empresserez de faire décerner cet honneur à ce grand homme, votre patriote, auquel tout Paris rendait les mêmes honneurs, lorsqu'il paraissait au spectacle, qu'aux princes du sang, qui faisait verser des larmes aux ïurenne , aux Condé , et dont les ouvrages, traduits dans toutes les langues, font toujours l'admiration de l'Europe. Ce zèle de votre part vous méritera la reconnaissance de vos concitoyens , et les gens de lettres vous admireront d'avoir si bien su consacrer un temple à celui qui en est le Dieu. (( J'ai Hionneur d'être, etc., etc.,
Ce vœu a été exaucé, grâce, sans doute, à la haute intervention de l'Académie.
Les lumières de l'Académie de Rouen ont été mises h contribution dans une autre circonstance. Elle fut, en l'année 177/j, consultée par un de ses membres, M. Dornay, sur différents projets d'inscription qu'on l'avait prié de composer pour la nouvelle salle de spectacle de la ville. La compagnie adopta celle-ci :
Vous qu'amènent ici vos loisirs et nos jeux:, Sortez-en plus instruits, meilleurs et plus heureux.
J'avoue, dit un correspondant de la fouille hebdomadaire, à la date du 29 septembre 1775, que ce n'est qu'en tremblant que je vais hasarder mes réflexions sur ces vers devenus, par adoption, enfants de l'Académie. Ils semblent être une paraphrase languissante de l'inscription si connue de Santeuil : Castigat ridcndo mores. A la place de la précision et de la simplicité , les deux vers français n'offrent que langueur et verbiage , sans parler de leur forme prosaïque.
Le critique qui s'exprimait ainsi proposait les deux vers suivants :
Par d'aimables leçons je charme vos loisirs Et corrige vos mœurs par la voix des plaisirs.
A son tour il rencontra une critique sévère qui signala combien voa sent l'apostrophe, et proposa de modifier ainsi le second vers :
Et corrige les mœurs par la voix des plaisirs.
Nous n'en finirions pas si nous reproduisions les tournois littéraires qui s'ouvrirent à propos des propositions de chacun; nous donnons ci-après une série d'élucubrations diverses :
Je réunis pour charmer vos loisirs Le goût, les mœurs et les plaisirs.
Toi qui ris des défauts que peint ici Facteur, Ecoute... et descends dans ton cœur.
En cette salle, à l'aide des acteurs, C'est en riant qu'on redresse les mœurs.
Muse, par tes plaisirs tu sais charmer nos cœurs ; Tu fais mieux : en riant, tu corriges nos mœurs.
Ou bien ce seul vers :
Thalie en badinant sait corriger nos mœurs.
Par des ris innocents je corrige les mœurs. Ou bien :
Par d'agréables jeux nous corrigeons les mœurs.
Je ris, critique, instruis ; mon art sous d'autres traits Couronne les vertus et punit les forfaits.
En badinant je réforme les mœurs ; J'aime, je hais, je frappe et j'émeus tous les cœurs.
Pour amuser, instruire et corriger les mœurs, Je fais rire en ces lieux, ou répandre des pleurs.
Rions de nos pareils, ils nous rendront plus sages.
Youlez-vous d'utiles conseils?
Venez ici rire de vos pareils.
Au temple du bon goût réside Melpomène ; Le vice et la vertu, tour à tour sur la scène,
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Pour corriger les mœurs appellent la raison, Voltaire, Racine, Corneille et Crébillon.
Je fais rire ou pleurer et chacun est content.
Par ses pleurs, Melpomène émeut l'âme et le cœur, Et Thalie en ses ris donne à tous un censeur. Faire la guerre au vice, encenser la vertu, De mes ris, de mes pleurs, c'est le droit absolu. Plaire à tous et former les âmes et les cœurs. C'est l'effet de mes jeux, de mes ris et mes pleurs.
Par d'aimables leçons et d'aimables plaisirs, Je corrige vos mœurs et charme vos loisirs.
Du crime en traits hardis j'attaque la fureur, Du vice en amusant je peins toute l'horreur.
J'unis pour charmer vos loisirs, Le goût, les mœurs et les plaisirs.
Ou bien :
Des efforts de Thalie arbitre et spectateur,
Ris des défauts d'autrui, mais descends dans ton cœur.
Je réunis sous mon empire
L'art d'amuser, le droit d'instruire.
Je suis également par mes ris et mes pleurs Le temple du bon goût et l'école des mœurs.
Célébrer la vertu Et foudroyer le vice De chaque individu , Voilà notre exercice.
Exalter les vertus Et réformer les vices De tous individus, Tels sont nos exercices.
Mon unique exercice Est d'aimer la vertu Et de blâmer le vice Dans chaque individu.
Respecter la vertu Et reprendre le vice Dans tout individu, Tel est mon exercice.
Au séjour du bon goût tout plaît, flatte, intéresse,. On chérit les talents, les grâces, la tendresse, Melpomène y nourrit les âmes et les cœurs, Thalie en badinant en ris change les pleurs, Blâme ou loue avec art nos défauts et nos mœurs.
En voici encore un paquet :
Ici l'art à son gré sait émouvoir les cœurs ; L'esprit en s'égayant y corrige les mœurs.
Vous que rassemble ici le plaisir ou l'ennui, Corrigez vos défauts sur les défauts d'autrui.
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• Si vos loisirs vous mènent on ces lieux, Riez du vice et sortez vertueux.