‹ Histoire contemporaine de l'EspagneChapitre 80 sur 152 · CHAPITRE II. — LES COETfiS CONSTITUANTES · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — LES COETfiS CONSTITUANTES

d'octobre, appela au pouvoir, sous la présidence du même Bardaji, des personnages tout nouveaux en politique, dont on n'attendait aucune ligne décisive; c'étaient^ à la marine, Ulloa; aux finances, don Antonio Seijns; à la guerre, Ramonet; à la justice, Mata Vigil, et à Tintérieur, don Rafaël Ferez, qui remplissait naguère les fonctions de chef politique de Madrid.

Leur mission ne devait pas être de longue durée, car les élections venaient d'avoir lieu pour de nouvelles Gortès (22-24 septembre) ; on savait déjà qu'elles avaient été faites dans un sens favorable au parti modéré, et la régente n'attendait que le jour de la réunion des prochaines Chambres, flxée depuis longtemps au 19 novembre, pour inaugurer une ligne politique toute différente de celle qu'elle avait dû suivre depuis un an.

Le décret de dissolution fut communiqué aux Gortès le 4 novembre, et immédiatement obéi; il était conçu en des termes qui semblaient devoir faire espérer une certaine pacification dans les esprits. La régente se félicitait « des nombreuses et remarquables preuves de loyauté et d'adhésion que ces Gortès avaient données au trône, à la reine gouvernante et à la nation, dont elles avaient défendu les intérêts avec tant de zèle et de persévérance » .

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