‹ Histoire critique de l'économie politiqueChapitre 14 sur 31 · CONSOMMATION DES RICHESSES · texte numérisé non relu

CONSOMMATION DES RICHESSES

Ph ’nomènes fondamcntanx.

Détermination du bien-être social, ou Analyse des besoins humains. — L’indispensable, P utile et l’agréable.

Dès besoins primordiaux, ou substances.

Des subsistances, dans leur rapport avec la population.

Examen des diverses théories de la population.

Phénomènes dirivfs.

Des diverses espèces de consommation:

Consommations improductives.

Consommations reproductives.

Consommations de luxe.

Consommations de nécessité et d’utilité.

Consommations pri\é;s.

Consommations en commun.

Consommations publiques.

L’impôt. — Impôts direct et indirect; proportionnel et progressif; sur le revenu, sur le capital, sur le luxe, etc. — La rente foncière transformée en impôt, comme prime d’assurance.

Des emprunts publics et de, Ja dette publique.

Rôle de la Commune, de P Étal, de la Fédération des États, au point de vue économique. — Organisation des services publics.

Équilibre de la production el de la consommation. — Nécessité de la piévision sociale en celle madère.

Rôle des collectivités ouvrières fédérées, relativement à celte équilibration. ( De Paepe).

Quant aux économistes qui parlent tant des lois naturelles , sont-ils bien sûrs de les avoir découvertes? Ne pensent-ils pas qu'un Archimède de la

science sociale pourrait bien surgir qui, par la découverte de quelques lois générales, renverserait les hypothèses, les constatations hasardées, les abstractions qu’ils décorent du titre de lois naturelles:

Ils disent, par exemple, le prix des denrées , ïintérêt de f argent , le salaire des ouvriers , ne dépendent de la volonté de qui ce soit, mais de lois aussi sûres que n’importe quelle loi du monde physique et moral.

— Mais pardon! Etant donnée l'absence d’écoles, l’ignorance du peuple est un phénomène parfaitement conforme â la nature de l’homme. Cependant, si au lieu de prétendre: L’homme est ignorant par sa nature et le sera toujours , on fonde des écoles, le peuple sera bientôt instruit. Les lois de la physiologie et de la psychologie seront elles violées pour cela?

Non! seulement, les circonstances étant autres, elles auront produit d’autres phénomènes. De môme, si, au lieu de répéter : de par la loi naturelle , les travailleurs seront toujours salariés , on substitue, comme moteur de l’activité humaine, l’association à la concurrence, on aura d’autres phénomènes industriels, par exemple le bien-être et l'instruction de tous, au lien de la misère et de l’ignorance du plus grand nombre; et pourtant aucune loi naturelle n’aura été violée.

Si en affirmant que la société actuelle est nain*

relie dans ses formes et ne saurait être autrement, les économistes se sont attirés, même de la part des leurs, de si écrasants démentis, leur analyse des forces économiques ne manque pas de perspicacité, tant qu’il s’agit de la production actuelle; mais, il faut bien l'avouer, dès que pour s'exercer efficacement une force économique quelconque réclame d’autres modes de production et de distribution des richesses, ils passent outre, ou nient l'évidence.

Capital, Richesses.

Terminologie économiste : (1)

L’homme est un être à la fois actif et passif ; en tant que passif, il a des besoins; en tant qu’actif, des facultés de production.

Tuut ce qui sert à satisfaire les besoins de rhomme est compris sous le n,om de richesses.

Les richesses sont de deux sortes :

1° Les richesses données par la nature, comme : la terre. IVau, l’air, la lumière etc., dites aussi richesses gratuites (Et pourtant la terre est appropriée individuellement).

(t) Je donne cette terminologie sous toutes réserves, et simplement pour aider à comprendre le langage des économistes cités dans ce livre.

iOG

2° Les richesses qui sont le fruit du travail, dites aussi richesses onéreuses.

La partie appropriable de la richesse porte encore le nom de capital.

Les capitaux se divisent en:

1° Capitaux fixes , quand] ils servent â la reproduction pendant un long espace de temps: une terre, une maison, une fabrique, une machine, des outils, les moyens de communications, les ponts, les ports, les digues, les améliorations faites au sol, le sol lui même, les qualités et facultés acquises etc.

2° Capitaux circulants : ceux dont on doit se défaire et qu’on doit consommer pour produire , matière qu’on transforme, semences, numéraire etc.

3° Capitaux de provision , ou de consommation: les denrées alimentaires, les habillements, les meubles etc.

On dit encore des capitaux qu’ils sont productifs, quand ils sont employés à la production: terre que l’on cultive, fabrique qu’on exploite, laine qu’on tisse ou fait tisser etc. Ils sont improductifs dans le cas contraire : argent enfoui, maison inhabitée, terres en friche, fabrique fermée etc.

Les capitaux ne peuvent fructifier que par le travail.

Pour mieux spécifier, les agents de la production sont:

1° La terre , en comprenant sous cette dénomination non seulement le sol, mais encore les agents naturels de la production.

2° Le capital, ou travail, accumulé sous la forme d’instruments, de machines, d’ateliers, de vaisseaux, de matière première, et en général de tout produit épargné, pouvant servir à une reproduction.

3° Le travail, c’est à dire tout exercice mental, ou physique, appliqué à la production.

(Résumé d’après les données des principaux économistes).

Les fonds productifs qui composent le fonds de la fortune de tous les individus se divisent en :

/ Fonds industriels qui se composent de la capacité industrielle, ou si Ton veut de la capacité des :

Fonds des Instruments de l'Industrie lesquels se divisent en:

Savants, dépositaires des connaissances utiles, entrepreneurs d’industrie, cultivateurs, manufacturiers, ou commerçants.

Ouvriers, et autres agents des entrepreneurs.

Instruments non appropriés, comme l’atmosphère, la chaleur, le soleil, toutes les lois de la nature physique qui se trouvent â la disposition de l’homme.

( Instruments naturels, de-

! venus propriétés, comme les terres cultivables, les cours d’eau, les mines etc.

Capitaux qui sont composés de produits, fruits d’un travail antérieur.

(J. B. Say.)

En ce qui concerne la signification à donner au mot richesse , les économistes se divisent. Les uns ne veulent donner le nom de richesse qu’aux choses naturelles, d’autres aux choses matérielles seulement; d’autres, aux choses matérielles et immatérielles, d’autres enfin, aux seules choses produites (Valeurs). De Paepe classe ainsi les économistes par opinion :

1° Richesses matérielles el immatérielles: J. B. Say. — Senior. — Rossi. — Herman. — Arnd. — Gioia* — Blanqui. — Dunoyer. Rosuher. — Carey. — Rodbertus: — Bastiat. — Proudhon. — A. De Potier, etc. (11 faut y ajouter Storch, qui appelle les premières: biens externes, et les secondes: biens internes )

2° Richesses matérielles seules : Les physiocrales. — Les saint-simoniens. — Ad. Smilh. — Ricardo. — Malthus. — Droz. — Dutens. — Schwallz. — Zacchariæ. — Rau. — Stuart Mill. — Baudrillard. - Cherbuüez. — Lassalle. — Tchernychewsky.

3° Richesses naturelles seules (la terre) : Les physiocrates. — Quesnay. — Baudeau. — Mirabeau père. — Dupont de Nemours, — Mercier de la Rivière, — Margrave de Bade, etc.

4° Richesses naturelles el richesses produites : — Senior. — Rossi. — Roscher. — Colins. -- Carey et Bastiat (pour ces deux derniers, cela correspond à ^richesse gratuite et richesse onéreuse).

I A. Les richesses é- r changeables , maté- !

vielles , oa immaté- \ rielles. r

B. Les richesses dues J au travail , matériel- \ les ou immatérielles, r C. Les richesses dues j au travail, et maté- \ rielles seulement.

Mac-Culloch

Walras.

Clément.

Ad. Smith.

Sismondi.

Proudhon.

James RJill.

Torrcns.

Ganilh.

(De Paepe).

Do son côté, l’économiste socialiste^eige divise les Richesses en deux catégories:

1. Richesses naturelles appropriables, et conditionnellement inépuisables.

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