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besse obéit , en exposant qu'elle le faisait , non pour rhonneur de sa personne , mais pour celui de toutes les religieuses et des autres maisons de l'Ordre .de Saint-Benott. L'entreprise offrait de grandes difficultés ; cependant on vint à bout de les vaincre par lé crédit puissant du protonotaire d'Aragon , et on y exnploya celui du comte-duc d'Olivarès qui était encore plus grand* La requête de Dona Thévèse respire la candeur et l'humilité. Si l'on est exposé à être trompé dans des questions de cette nature ,- 6'est sûrement en lisant de tels écrits : Thérèse ne sç plaint pas des juges qui l'ont condamnée ; mais de Fr. Alphonse de Léon', moine de Saint-Benoit qui , après avoir été long-temps lié avec Fr. François Garera, est devenu son ennemi et a profité de cette occasion pour te venger; de D. Diègue Serrano que le Conseil de la Suprême avait chargé d'examiner les religieuses.^ et qui n'a suivi que- les conseils de F. Alphonse enfsgisant écrire et signer aux religieuses, des choses que la précipitation et la crainte ne leur ont pas permis de regarder comme différentes de leur véritablQ déclaration , par l'artifice de Serràno' qui a soutenu que l'une était semblable à l'autre, quoique 'les Religieuses , après l'aA^oir entendue , protestassent qu'on les trompait ; enfin , Thérèse se plaint de Iroîs religieuses qui , pour des raisons > particulières ont été mécontentes d'elle et de ses amies. Le jugement rendu ayant été examiné , on fit voir, avec autant de certitude qu'il puisse en entrer dans la discussion d'un procès, que do quelque manière que l'on jugeât le fait de la possession , il avait été évident et incontestable que non^seulement il n'y avait pas d'hérésie ^ de mauvaise doctrine y ni auoun> 'matif de la soup-
.fonner^ mais «{D*on n*avait p» même aperça la - moindre indécence ni rien qui fûf indigue du caractère de religieuses ; que toute action de ce genre eût même été impossible 9 parce que jamais Fr. Fcançoif ne s'était trouvé tête à tête avec aucune d'elles hors du oonlessionnal : et qu'au contraire la terreur et V^U fiction des religieuses avaient été si grandes 5 que lorSr que Fr. François était dans le couvent , les vingt -cinq possédées voulaient toujours être réunies et sous ses jreuxy et se trouvaient effectivement presque toute» avec lui. Le Conseil de la Suprême reconnut en 164a rinnocence complète des religieuses ; mais non celle de Fr. François , parce que ce religieux avait eu nmprudence, pour satisfaire sa curiosité sur d'au* très choses 9 de se inettre en relation avec les diables^ avant de les chasser du corps des religieuses : qu^nl : à la question de savoir si ces filles étaient possédées ou si elles faisaient semblant de Tétre , Th'érèse dit quVlle ne pouvait parler que de ce qui la regardait , et après avoir raconté ce qui était arrivé. à trois de ses compagnes 9 elle ajouta : c Je commençai à m^ trouc ver dans cet état 9 et j'éprouvai dans mon intérieur « des mouvemeus si extraordinaires^ que |e jugeai « que la cause n*en pouvait être .naturelle : \e récic tai plusieurs oraisons en demandant à Dieu qu'il « me délivrât- d*uné .peine si terrible : voyant que t mon état ne changeait point ^ je priai plusieurs fois « le jprieur de m'exorcisêr; comme il ne voulait pas « le faire, il cherchait à m'en détourner, et me disait « que tout ce que fe lui racontais, n'était qu'un « effet de mon imagination : je faisais tout ce qui « dépendait de moi pour le croire ; mais le mal me « faiiiait bien éprouver le contraire ; enfin p le jour
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de Notre-Dame de PO (i) , le prieur prît une étol» «près afoir fait plusieurs prières ce jour-là et de-> mabdé à Dieu quHl me fit connaître si le Démon était dans mon corps ^ en le découvrant , ou d0 iaire passer ces douleurs et c^tte peine que j^éprou-i' tais intérieurement. Long -temps après qu'il eut commencé les exorcismes 9 et pendant que ie m% trouvais heureuse de me sentir libre t car {e n'éprouvais plus rien , Je tombai tout d'un coup dan» une espèce d'anéantissement et de délire , iaisant et disant des choses dont je n'avais jamais eu d'idée dans ma vie; je commençai à éprouver cet étaf.^ lorsque j'eus mis sur ma tête le iignum cruois; il me sembla aussi pesant qu'une tour; cela continua ainsi pendant trois^mois, et je me trouvai rarement dans mon état naturel. La nature m'avait donné tm caractère si tranquille que même dans mon en^ lance je n'avais rien de cet âge , et que je n'aimais ni les jeux ni les vivacités et les mouvemens qui lui sont ordinaires. D'après cela , on ne pouvait s'empêcher de regarder comme une chose surnatu* relir 9 qu*étant arrivée à vingt-six ans 9 et à être religieuse et même abbesse, je fisse des folies dont je n'avais jamais été capable Il arrivait quelquefois que le démon Peregrino , qui jouait le rôle de supérieur, se trouvait dans le doHbir du second étage, lorsque j'étais au parloir, et il disait : Dona Thériëe est^etle avec des visites? je ia ferai venir
(i) On appelé en Espagne Kotre-Dame de FO la féts de la Vierge Marie du 18 décembre, dont j'ai parlé lin peu 'plifs haut, parce que c^est par la lettre O qus comiueuceut ce jour-lift les antiennes préparatoires de la frte de JNoël.
f hîcntdt. Je n^entendAis pas ces paroles ; je ne voyais pas non plus Peregrbw , mais j'éprouvais intérieurement une inquiétude inexprimable , et je prenais vîte congé des personnes qui étaient venues me voir ; je le faisais sans avoir délibéré. Je sentais alors )a présence du Démon qui était dans' mon corps : je me mettais à courir sans réflexion , -en marmotaut : le Setgtheur Peregrino m'appèie : j*allais où était le Démon , et avant d'y aborder , je parlais déjà de l'objet sur lequel on s'y entretenait y et dont je n'avais eu auparavant aucune connaissance.; Quelques personnes disaient que nous
faisions semblant d'être dans cet état p^r vanité ^ et moi surtout, pour. gagner l'attachement de mes religieuses et d'autres personnes graves ; niais pour
se convaincre que ce n'était pas ce sentinkent qui BOUS faisait agir, il suffisait de savoir que sur trente religieuses que nous étions , il y en avait vingt-cîn q qui étaient dans cet état , et que des cinq autres , trois étaient mes nieilleures amies ; et quant aux personnes du dehors, nous étions plus dans le cas de leur inspirer de la crainte et de lés faire fuir ,
que de nous en faire aimer et rechercher Pour
ce qui est de savoir si mes actions et mes paroles étaient libres, Dieu seul peut répondre de mon cœur ; il sait combien peu j'ai mérité qu'on m'accusât comme on l'a fait. On y a mis tant de méchanccté , que quoique chaque proposition et chaque fait fussent vrais , si on tes exaininait iso^ (émeut et indépendamment les uns des autres , ils formaient cep&udant par leur r'éunion un ense^nùie faux et si méchant, .qu'il nt^me stiffisait pas de raconter sincèrement tout çt qui
S* était passé pour prouver {'innocence de mon amc ; ainsi avc§^a*pure vérité je founiissait des armes contreiT^ûi -même par ks conséquent ces fausses et pleines de malice qu*on en tirait. Un jour que D. Diègue Serrano m'interrogeait , et maltraitait, beaucoup F. Frapoois», il me dit : Quoique vous te regardiez confine un homme de hicxi et un saint , vous ferez beaucoup pour le service de Dieu , . en nCapprenant tout ce que vous saurez de lui , parce qu'un tnqt ou « utie action si elle est accompagnée d'une autre , « fait découvrir la vérité* Afin du le satisfaire , je . « tâcliai de me rappeler quelque chose qui pût être it pris en, mauvaise part. Je mQ souvins qu'avant « d'être religieuse, je lui appris un jour que j'avais « étudié les mathématiques pour obëir à la volonté c( de mes parens, et il me dit : j'en suis charmé; tu « auras plulôl; acquis par ce moyen la connaissance « de beaucoup de choses qui appartiennent à la phi^ « iosophie naturelle ; il en indiqua quelques-unes , « et ajout» : comment pourras-tu croire qu'il soit « naturei qu'une femme nue aitmoins de honte de « se voir devant un homme que devant une autre « femme, et réciproquemefU ? SerreLiip fit alors écrire « ces paroles au secrétaire, et celles-ci comme me . « concernant , et ia prévenue a enteftdu tout cela et tt fa regardé comme une doctrine sure et certainje.lt « lui répondis : Seigneur, je n'ai pas pris cela pour « une doctrino ; je t'ai seulement entendu comme « un seci*et de la nature ; je n'y ai point ajouté foi .u ni attaché aucune importance, eit c'est da seule « chose qu'on doive écrire^ D. Diëgue m'ayant en- ^ fr tendue, dit : c'est égal: ce qui fut cause que je ne
répondis rien. Lorsqu'on me proposa de ratifier ce qiie l'avais dit, je me trodvaVau parloir avec deux dominicains; j'en eus tant de honte que j'en.perdis la parole , et que je ne fus plus en état de voir ni d entendre la moindre chose de ce qu'on me lisait 9 et ne répondis rien : lorsqu'ensnite on m'eut transportée à Tolède , je me persuadai qu'on ne voudrait rien croire de ce que je dirais; dans cette idée , je résolus de n'avancer jamais que la pure vérité 9 et je le fis ainsi : si l'on me répliquait je répondais toujours qu*wi écrive ce qu'on voudra , car je ne sais ce que je dis ; et cela était vrai 9 parce que mon esprit était dans le , plus jgedXkà abattement Le Diable lui-même n'aurait pu faire un plus mauvais usage que celui que Ton fit alors de quelques vérités. Un jour étant à confesse , je voulus consulter mon confesseur sur certains scrupules ; la honte me retenait et me fermait la bouche. F. François m^encourageait à m'expHquer ; je lui répondis que je ne pouvais parler, parce que je rougissais de ce que j'avais à dire : De quoi rougis-tu, me dit-il? celui qui a îa charité dans ie cœur ne se troubie pas \ et n'a pa^ honte d^un aveu quel qu'il soit. C'était là une véfilé bien naîvefnent exprimée, et dont cependant on me fit un crime en en tirant cette proposition : Quand on a la charité on ne rougît pas ; ce qui renfermait un sens très-malin. Ce fut de la ménie manière que Ton abusa aussi des expressions dou^ ceur de commerce, union et autres semblables » afin de m*imputer des choses honteuses qui n'ont jamais existé. »
XXV« Ce récit confirme ce que disait le vénérable
Palafox, et qiie je ne puis trop rappeler dans cette histoire ; c^est-à-dire que : c Pour faire un procès € étranger à ce qui est arrivé ^ quelque louable que € soit lUnteotioo/ de ceux qui en sont chargés ( sur-* c tout lorsqu'il s*agit de femmes) , il .suffit d'un « peu d'humeur de la part de celui qui hiterroge^ c d'un peu d'envie de prouver ce que Ton veut dans « celui qui écrit , et d'un peu de crainte chez celui «qui répond : avec ces trois petits éUnwnSf on a « bientôt uqe chose monstrueuse et une calomnie >> Qn trouvera une preuve de ce que j'avance dans l'histoire suivante du procès que l'on fit au protecteur des religieuses de Saint-Placide.
XXYI. D. Jérôme de Villanueva, protonotaire d'Aragon, c'est-à-dire, secrétaire d'état du roi pour les affaires .de ce royaume, avait été dans sa jeunesse se* crétaire de rinquisition. Il fut mis en jugement par ce tribunal à l'époque de la disgrâce du comté -duo d^Olivarès, comme sa créature et son principal confident. On lui imputa des propositions hérétiques, et ce motif le fit arrêter en i645; il fut traduit dans les prisons secrètes, et condamné à faire abjuration : ce jugement fut exécuté le 1 8 juin 1647 i aussitôt qu'il fut maître de s^ liberté qu'on lui avait rendue pour qu'il accomplît sa pénitence , il en appela au pape Innocent X, se plaignant de l'injustice avec laquelle ou l'avait traité , en lui ôtant les moyens dé -se défendre, protestant qu'il ne s'était soumis à la sentence portée cputre lui, qu'afin de satisfaire le désir ardent qu'il éprouvait de faire valoir ses droits devant un tribunal^ impartial ; il demandait , en conséquence , que son procès fût revu par des juges que Sa Sainteté aurait nommés. D. Pierre Navarre , gentilhomme très-riclief
et qui était rami de Yillanueva, entreprit le rdyagi de Rome 9 par intérêt pour lui , aQu d*assurer le succès de son afTaire; et quoique Philippe eût fait demander' au pape , par son ambassadeur ^ que Navarro fût con-' traint de quitter Rome 9 uon-seulement Sa Sainteté' refusa de faire ce qu^on lui demandait , elle ne voulut p.'is même permettre qu^îl fût arrêté et mis à la dispo- . iltion de Tambassudeur.espagnol ; elle adressa un bref de commission au\ évéqu^^s de Calaborra ^ de Ségovie' fi de Guença^ pour les autoriser tous en général et chacub eu particulier 9 à se faire remettre ^ sous pein* dVxcommunicatîon , lespièces du procès , à en prendre connaissance et à juger Villanueva, en confirmant ou révoquant, en tout ou en partie > la i*cntence'que les inquisiteurs de Tolède avaient portée contre lui > et que le Conseil de la Suprême avait confirmée : avant de prononcer le jugement, ils devaient entendre le liscal et l*accusé, et recevoir les déclarations et les preuves qui pourraient être présentées de part et d'^autre. Le roi, instruit de cette résolution du pape> et cédant aux insinuations de Tinquisîteur général D. l>légue de Arce , défendit aux évêques , le 3 septembre 1647 ) d'accepter la commission apostolique si elle leur était envoyée , parce qu'elle était contraire aux droits de sa couronne ; j'ai sous les yeux la réponse que l'évéque de Calaborra fit au roi , le 8 du même mois^ en promettant d'exécuter fidèlement ses volontés; Jes autres firent la même promesse, ce qui détennina le pape à évoquer l'affaire à Rome , et à ordonner que la p'rocédure lui fût envoyée. Le 7 février 1648, le Conseil de la Suprême représenta au roi qu'on ne devait avoir aucun égard à l'ordre envoyé de Rome, parce qu'il était opposé à l'indépendance du Saint-Office
d'Espagne, laquelle avait^té reconnue et confirirLëè par des bulles de diflférenfl papes; le roi fit représenter tout cela au pape^ mais inutilement; -puisqu'un second bref vint confurmer les dispositions du premier. Le Conseil de la Suprême fit au roi de noiiveil<;s représentations ^ le.i7.juillet 1649; il parla du dangCF que les papiers qu*on demandait ne s'égarassent en chemin , et fit valoir d'autres raisons semblables. Philippe IV fit adresser au pape toutes ces observations 9 et Sa Sainteté y répondit ^ en ordonnant qu'il fût fait une copie littérale de toutes les pièces du procès et qu'on l'envoyât à IVome. L'inquisiteur gér^ néral ayant persisté dans son système d'opposition aux ordres du pape, le roi le nomma président du Cod-' seil de CastillCy espérant que, lorsqu'il aurait renoncé aux fonctions d'inquisiteur général , il serait plus facile d'exécuter, sans affront pour lui, la mesure exigée par le pape ; mais D. Diègue de Arce aima mieux céder de ses prétentions que renoncer à son emploi. Le procès fut envoyé à Rome, où Villanueva fut acquitté. La résistance et les injustices dont le pape fut témoin dans ce procès , furent cause qu'il fit expédier un second bref, le 24 juin i655 , dans lequel il déclaiait qu'il avait reconnu un grand nombre d'irrégularités dans la.procédure de Villanueva, et chargeait, l'inquisiteur général de veiller dorénavant à ce queletf règles fussent plus fidèlement observées, et à ce qu'on mit dans le jugement des prpcès plus de justice, de gravité et de circonspection. Malgré cette dernière précaution du pape, il y eut bientôt de nouvelles contestations entre la cour de Rome et celle de Madrid ; ce fut pour convenir d'un arrangement que le pape envoya D. François Maueiui» Nonce. à Madrid; mais celui-ci ue put ob-
letiir audience du roi , et fut obligé de s*adre«* ■er, le 16 août i654» au nom de Sa Sainteté, à Tinquisiteur f;énéral : celui-ci entreprit de lui prou* ver que 9 dans ce qui ft*était passé » le pape avait «offensé le roi son maître; et à l*égard de ce qui concernait le protOMOtaire d^Ai agon » il prétendit que la procédure de Tlnquisition d^Espa^e avait été bieii faite , la sentence définilîve dictée par la justice » et que le pape lui-même Tavaît reconnu. Maïs 9 si cette circonstance était vraie » il l'aul croire que -le pape s'était expliqué avant d^avoir pris connaissance du procès 9 c'est-à-dire , avant i65o ; car , lorsque la pro« cédure fut entre les mains du tribunal de Rome, on en découvrit bientôt les vices et les injustices. Il n*y a rien ici qui doive surprendre, si Ton se rappelle ce qui se passa dans le procès de rarchevèque Carranza. Celui de Yillanueva prolive facilement que Tesprit de rinquisition sous Philippe lY. était le même que sous Philippe II : que le tribunal de la foi n'était qu'un instrument entre les mains de ceux qui menaient les intrigues de la Cour ; que sa disposition était toujoun de craindre que les procès ne tombassent entre les mains de juges étrangers ; et que les inquisiteurs n'avaient pas perdu l'habitude de falsifier ou de changer les pièces authentiques , loi-sque cette manœuvre convenait à leurs vues , nmalgré les incohérences qui pouvaient eu résulter, comme on s'en aperçut dans les deux causes célèbres de Carranza et de Villauueva. XWII. Il y eut sous ce même règne quelques autres procès qui ne méritent d'être cités que pour le nom des accusés : tels furent, en 1699, celui de D. Jean Sanz de Latras, comte d'Atarés; et, ^n 1660, celui de D. Jaime Fernandes de ^ijar, duc de Hijar^ lesquels
furent jugëg par Tlnquisition de Saragosse : ces seigneurs étaient accusés d'avoir avancé des propositions hérétiques; mais les preuves étaient sans doute bien ' insuffisantes , puisqu'on ne décréta pas même la prison contre les dénoncés. Le troisième procès, celui de D. Pierre d'Arruego, seigneur de Lartosa, est de l'année i63/| ; cet Espagnol fut dénoncé comme superstitieux et faux énergumène ; le quatrième fut intenlé contre Michel Chober , qui avait tué D. Jean de Lezaéta , inquisiteur de Saragosse ^ lequel avait dès liaisons très-particulières avec sa femme; cet événement est de Tannée 1647 * Taccusé eut beaucoup à souffrir dails les prisons ; il échappa à la potence en niant le fait dont il élait prévenu, même au milieu des lourmens de la question qu'on lui fit subir plusieurs fois. J'ai vu à Saragosse ces quatre procès, ainsi que ceux que j'ai rapportés dans le chapitre précédent, outre un grand nombre d^autres dont je n'ai pas cru devoir donner la notice, pour ne pas m'éloi^uer des bornes de cet ouvrage.
TIN DU TROISlicME VOLUMI.
De riniprimcrie de PLASSAN , rue de Vaiig;irar(î,
n.° i5 , près de FOdéun^
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