‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 117 sur 325 · Afuse historique. Lettre du 24 mars · texte numérisé non relu

Afuse historique. Lettre du 24 mars

4. Jb^tudes..., I, 401. — Dans la citation de Loret, on voit le saint,

Qui se plut, exempt de péché, D'être un trésor toujours caché, Et qui fut toujours si modeste...

Le but de ce discours est d'inspirer aux auditeurs « le dégoût de la fausse gloire, Kt de ce grand éclat mondain Que les sages ont à dédain. »

Il reste à établir la date de la première apparition du Deposituni custodi. Il fut d'abord prononcé en province, comme l'indique l'appellation « fidèles, » qui se rencontre à toutes les pages. D'après l'autographe ('), il convient de s'arrêtera l'année 1656. Les deux allocutions à la reine n'en font plus partie, et il manque d'ailleurs plusieurs feuilles. Ces allocutions furent apparemment tout ce que l'auteur écrivit en 1659; du moins il n'y a aucune correction de cette époque dans les dix pages (^), petit in-folio, qui nous ont été conservées.

En 1656, le 19 mars était un dimanche, le 3^ de Carême. D'après les règles liturgiques, la fête devait alors être renvoyée an lendemain ; mais le discours put être prononcé aux premières Vêpres, le dimanche même. Le Peuple, auquel il s'adresse, allait à ses travaux et à ses affaires quand la fête était célébrée pendant la semaine. Elle ne fut chômée en France qu'à partir de 1661. C'est ce que M.Floquet constate (3), à propos de l'autre panégyrique où Bossuet lui-même rend grâces au roi d'avoir voulu honorer la sainte mémoire de Joseph avec une nouvelle solennité.

§ 3. Interruptions du séjour à Metz, 1656 et 1657.

— Premier sermon sur la Providence, 7 mai i6j6 (IIP dimanche après Pâqnes), à Dijon, devant le dîic Bernard dEpernon, gonverneiir de Bourgogne : « Mnndîis gandebit. »

(Mss., 12.824, f. 121.)

La découverte de la véritable date de ce sermon, que les anciens éditeurs avaient intitulé : Prêché à Dijon, devant M. le Prince (de Condé), est un des plus signalés services dont nous soyons redevablesà l'érudition si consciencieuse et si persévérante de M. Floquet('*). C'est vraiment ici, M. Gandar(5)

1. Collection Floquet.— Il ne reste de l'orthographe phonétique que le mot hureiix, encore la forme heureux y est-elle plus fréquente.

2. Il faut ajouter trois pages de brouillon, refaites au commencement du i^r point.

3. Études..., II, 134. —Voy. la péroraison du Quœsivit, Lâchât. XII, 154.

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