Etudes sur les Sennons de Bossiiet, p
qu'en 185 1 on ignorait encore la date véritable de la plupart des sermons qu'il énumérait avant celui-ci. M. Gandar a justement (') signalé dans cette œuvre plusieurs signes de jeunesse, tirés de la composition même.
— Sermon pour la fête du Rosaire ; dimanche, 5 octobre i6^y, à Navarre. (Manuscrit à Meaux.)
« En 1657, dit Ledieu, parlant sans doute d'après ces Registres de la maison de Navarre, qu'il a mentionnés ailleurs, un dimanche, fête du Rosaire, à l'occasion de cette Confrérie, il fit un discours dont on parle encore avec admiration (^). »
Cette donnée concorde avec le caractère du manuscrit conservé au Grand Séminaire de Meaux. La rupture avec le système phonétique dans l'orthographe est plus complète encore que dans l'année précédente. D'autre part, l'appellation « fidèles », si usitée dans les sermons de Metz, surtout durant les premiers temps, est sur le point de disparaître complètement ; elle ne se rencontre ici qu'une seule fois ; de même dans le panégyrique de saint Paul.
§ 4. — Fin de l'époque de Metz, 1657-1659,
— ij octobre 16 jj. Panégyrique de sainte Thérèse, à Metz, devant Anne d'Autriche. (Manuscrit non retrouvé.)
Les Mémoires de Ledieu sont moins exacts en ce qui concerne le panégyrique de sainte Thérèse. Ils le placent en 1658, avec le Carême des Minimes et le panégyrique (2^) de saint François de Paule. Autant d'assertions, autant d'erreurs. La Muse historique de Loret aurait pu l'éclairer. Ce gazetier, dans sa Lettre du 27 octobre 1657, fait encore une fois l'éloge du jeune orateur, et nous atteste le grand succès de son panégyrique de sainte Thérèse :