‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 147 sur 325 · I. Ire partie, ch. ir, p. tj. — 2. Études · texte numérisé non relu

I. Ire partie, ch. ir, p. tj. — 2. Études

tard que les prières de ses pieuses nièces (une seconde était entrée au Carmel pendant l'intervalle), et les instructions de Bossuet (') obtinrent l'entière conversion du héros.

L' « illustre assemblée » dont on nous parle, comprenait les deux reines. Nous retrouverons plus d'une fois Anne d'Autriche ou Marie-Thérèse, en face de la chaire des Carmélites, et en particulier dans la station dont nous allons parler. — 1661. Carême des Carmélites.

MM. Vaillant et Floquet avaient signalé quatre sermons et un panégyrique, appartenant à ce Carême. M. Gandar en a reconnu quatre autres.

Deux autres sont perdus, sur onze qui furent prononcés. En voici la liste :

— 7. Purification (perdu). Mais il reste un sommaire (2).

(Mss., 12,825, f. 100,)

— 2. P'' dimanche : Sur la Pénitence : « Adjuvantes... »

— j. Sur la Parole de Dieu-, 2^ dim. (2' sermon des éditions)^ devant la Reine Mère (12. 822, f. 117, 128, 131-152.)

— ^. Samedijç mars: Panégyrique de saint Joseph: <iQuœsivit sibi Deus, » devant Marie-Thérèse. (Plus de manuscrit.)

— j. Le sermon du 3'= dimanche est perdu.

— 6. Vendredi, 2j mars, sur le mystère de V Incarnatiofi. (i^'- des édit.). ( 1 2.825, f. 35.)

— 7. Sur V Ambition ( ^' dim.). — M. Gandar en a dégagé le texte (12.822, f. 331), d'avec les additions et remaniements de 1662 et 1666.

— 8. Sur la Haine de la vérité (dim. de la Passion). — Toutes les éditions, avant celle de M. Gandar, altéraient

1. On sait que \ Exposition de la foi catholique... fut communiquée en manuscrit à Turenne.

2. Il y a, en quelques endroits de ce sommaire, des différences si accentuées avec le sermon du Louvre, qu'il y a lieu de s'étonner que Gandar n'y ait pas reconnu le résumé du sermon de 1661. (Cf. Ledieu, JAv«(;ï;w, 73.)

gravement ce sermon en y introduisant de longs emprunts à une autre œuvre prononcée cinq ans plus tard devant Louis XIV, à Saint-Germain ; réciproquement on tirait de ce sermon de quoi combler les vides que l'on faisait dans l'autre, (12.823, ^- M» 16-22, 42-57.)

— p. Rameaux. Sur les Souffrances. (12.823, f. 189.)

— 10. Vendredi- Samt. Sur /a Passion (2' des cdit.)

— //. Pâques : In quo oninis œdificatio. (12.824, f- 42.)

« L'étude des manuscrits, dit M. Gandar, achève de montrer jusqu'à l'évidence que tous ces sermons, écrits après le Carême des Minimes, avant le Carême du Louvre, appartiennent à l'année 1661 et à la chapelle des Carmélites. » Dans le choix même des sujets et dans le tour que l'orateur a cru devoir leur donner, on trouve facilement des raisons qui confirment l'attribution qu'on en fait à ce Carême. C'est ce dont M. Gandar a donné une ample démonstration (1), à laquelle nous nous plaisons à renvoyer le lecteur, car, pour abréger la nôtre, l'abondance des matières nous fait une loi de saisir avec empressement toutes les occasions qui se pourront rencontrer.

Faisons seulement observer que si les vérités chrétiennes ont des applications particulières à certaines vocations, ces vérités, universelles de leur nature, ont aussi un fond commun qui convient à toutes. Ainsi notre orateur prêche au Carmel, le jour de Pâques, « un saint renouvellement du temple de Dieu en nous : » et il pourra reprendre ce sujet, à la cour même, en 1666 ; nous voyons sur son manuscrit des retouches qu'il faudra dater de cette époque. Il montre, au jour de V Annonciation, un Dieu s'humiliant pour confondre notre orgueil, relevant notre bassesse en s'appauvrissant lui-même, enrichissant notre misère en nous apportant tous ses biens ;

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