I. Bossuet oraietir
l86 DEUXIÈME PARTIE.
il célèbre, dans le Panégyriqiie de saint Joseph, « la simplicité, le détachement, l'amour de la vie cachée ; » et ces développements, si bien appropriés à la piété de son auditoire, ne seront pas déplacés, sauf quelques modifications nécessaires dans le tour, devant toute autre assemblée chrétienne ; on les retrouve en effet dans l'histoire de sa prédication.
— i66r. Sermon aux Nouvelles Catholiques, le j' vendredi de Carême: <iProhet auteni seipsmn hoino.^
(Plus de manuscrit.)
En dehors de la station dont nous venons de parler, Bossuet avait à prêcher, le i8 mars, chez les Nouvelles Catholiques ; comme il y eut prédication aux Carmélites le 19 et le 20, ce furent, cette fois encore, trois sermons consécutifs. Une autre prédication, également annoncée dans la Liste véritable et générale..., était promise à la chapelle des Nouveaux Convertis, pour le 26 mars ; c'était le lendemain de l'Annonciation, et la veille du 4^ dimanche ; autre série de trois jours non interrompus. Il ne faut pas s'étonner si Bossuet, en de telles circonstances, ne prit pas le loisir de rédiger tout au long les discours accessoires.
L'un des deux dut être le Probet seipsiun Jiomo (^), que nous avons déjà signalé (2). Ce qui nous porte à l'attribuer à 1661, c'est que d'une part la force et l'éclat de cette œuvre, perdue jusqu'à cette heure parmi les Pensées chrétiennes et morales, nous invitent à nous rapprocher le plus possible de 1662 ; et que d'autre part l'existence d'un sommaire ne nous permet pas d'entrer dans cette année, oîj M. Gandar fixe avec raison la maturité pour le génie oratoire de Bossuet. Quant à la date liturgique que nous proposons, elle se justifie par elle-même ; le but du discours est d'exciter à la pénitence et de préparer à la communion pascale.
1. Voy. Pensées chriliennes et morales. Lâchât, X, 595-599, au milieu de l'article
VHI.