Ihid., f. 159. v
3. Oraf. XX. — La citation de Bossuet se trouve aussi dans les Remarques morales (m?, de la collection Floquet).
nouvelle ville bâtie pour les pauvres] : non, ni cette siiperhe Babylone, ni ces villes si renojnme'es que les conquérants ont bâties. » Ce n'est point Bossuet, ce sont les Pères grecs qui parlent ainsi; et je ne crois pas que s'il a été leur emprunter ce texte, c'ait été pour y chercher cette comparaison : il préférait, sans aucun doute, ce que saint Grégoire ajoute, et qu'il répète après lui : « Nous ne voyons plus maintenant ce triste spectacle, des hommes morts devant la mort même, chassés, bannis, errants, vagabonds, dont personne n'avait soin, comme s'ils n'eussent aucunement appartenu à la société humaine. »
Il y a ressemblance si complète entre ce manuscrit et les deux autres dont nous venons de fixer la date à la même année, que si l'on était autorisé à les détacher des trois volumes différents oh. ils ont été placés, et à les juxtaposer, l'œil croirait aisément rencontrer une seule et même composition. Ils ont été rédigés durant le même Carême, à l'intention de trois différents asiles ouverts à l'infortune par la charité chrétienne.
— i66^. Oraison funèbre de A^icolûs Cornet, ?y juin.
(Plus de manuscrit.)
Plusieurs discours de ce temps n'ont laissé aucune trace. En voici un sur l'authenticité duquel on a longtemps disputé. Ici du moins nous avons un texte quelconque. On peut admettre qu'il reproduit assez fidèlement la doctrine de Bossuet. Il ne reproduit point partout son style ni son éloquence. On sait que nous ne possédons qu'une édition sans autorité, publiée par le neveu de Cornet, en 1698. M. Lâchât a beau nous dire, avec un aplomb vraiment extraordinaire, que <( dès le premier jour, l'authenticité de cette publication fut reconnue d'une voix unanime par tous ceux qu'elle intéressait directement, et par Bossuet, alors cvêque de Meatix, qui ne fit ancjine réclamation ('). C'est se moquer résolument de ses lecteurs,