Voy. Floquet, Études..., II, 267, note
La Prédication de Bossuet.
Gazette, il est vrai, ne mentionne plus son discours, sans doute parce que les reines ne l'entendirent pas. Il est seulement esquissé, comme le précédent. De plus, il manque aujourd'hui une ou deux feuilles, au milieu (i). Une partie est inédite ; le reste a fourni diverses interpolations que nous signalerons plus loin (2).
— i66^. Panégyrique de saint Sii/pice, dans Vancienne église de ce nom, ip janvier.
(Manuscrit à la Bibliothèque du Séminaire de Saint-Sulpicc.)
C'est encore devant Anne d'Autriche que ce discours fut prononcé. Après avoir montré réunies dans ce saint évéque les trois grâces de sanctification qui partagent ordinairement les vocations chrétiennes : — celle de vivre dans le monde sans s'y laisser corrompre ; — celle d'en imprimer le dégoût aux autres et d'en empêcher la contagion; — celle de s'en séparer et de rompre commerce avec lui ; — l'orateur s'adresse encore une fois à la Reine Mère avec une liberté tout apostolique :
« Madame, Votre Majesté y doit penser sérieusement, à ce dernier jour. Nous n'osons y jeter les yeux ; cette pensée nous effraye et fait horreur à tous vos sujets, qui vous regardent comme leur mère aussi bien que comme celle de notre monarque. Mais, madame, autant qu'elle nous fait horreur, autant Votre Majesté se la doit rendre ordinaire et familière. Puisse Votre Majesté être tellement occupée de Dieu, avoir le cœur tellement percé de la crainte de ses jugements, l'âme si vivement pénétrée de l'exactitude et des rigueurs de sa justice, qu'elle se mette en état de rendre bon compte d'une si grande puissance, et de tout le bien qu'elle peut faire, et encore de tout le mal qu'elle peut ou empêcher par autorité, ou modérer par conseils, ou détourner par prudence ! C'est
1. On lit à la fin un renvoi au sermon de l'Annonciation, prêché en 1661 aux Grandes Carmélites, qui aurait pu indiquer quel était cette fois encore l'auditoire.