Nouveau contresens
Le remède, de se défier. De qui ? de soi-même; mais voilà une autre perplexité. Il faut donc s'abandonner aux autres. O Dieu, trouvez le milieu. Prière ; confiance en Dieu.
Ipsum audite ; ratio audiendi Christi in omnibus vitae humanse negotiis, ut ad ejus judicium omnianostraexigamus,voluptates, dolores, metus, tractatus, totamqueomnino agendi rationem.
certains passages des sermons, à la tentation non seulement d'interpréter tant bien que mal et d'achever à sa manière les phrases ébauchées précipitamment par Bossuet, mais même de les amplifier et de les enrichir de l'appoint de son éloquence.
Elle montre aussi le degré de confiance que l'on peut prudemment accorder à l'assertion de M. Lâchât, quand il se fait fort de reconnaître sans la moindre difificulté les traductions de Deforis, et se vante d'avoir partout supprimé « ses commentaires et ses explications (i). »
On entrevoit en même temps la nature des Pensées chrétiennes^ etc., mais la question étant complexe, nous y reviendrons. Éclaircissons d'abord celle des Remarques morales.
Ces cahiers qu'on retrouve, assez nombreux, mais mutilés pour la plupart, dans la collection du Grand Séminaire de Meaux, comme dans celle du regretté M. Floquet, ont été rédigés à diverses époques, particulièrement avant les stations de Carême ou d'Avent fournies par notre orateur.
Celui auquel Bossuet a fait, dans la première rédaction du sermon sur la Justice, l'emprunt que nous avons rapporté, avait certainement été écrit en vue du Carême de Saint-Germain, second Carême royal, dont ce sermon fait partie (1666). Voici comment on peut constater ce fait intéressant. Une feuille (2), conservée avec le sermon, auquel elle sert d'enveloppe, est précisément la table des extraits contenus dans le cahier que nous avons cité. Si l'on compare le contenu de cette table avec les pages retrouvées, que nous avons signalées ci-dessus, on aura une correspondance parfaite. Cette feuille, ainsi que les débris du cahier, présente une entière ressem-