Lâchât, X
2. Mss. 12.823, f- 233. — Diverses remarques et extraits des Pères. — Clem. Alex. Padag. p. i, 4. — Ex Greg. 7. Ep. 1.-2. Greg. Nyss. de Pr?f. ckristiana. — Item rtfe Perf. christiani forma, p. 2, 11. — Ex. Hilar. p. 5, 6, 7, 8, 9. — Greg. Naz. Orat. 15. p. 12. — 17, p. 13. — Ex Synesio, — Greg. Naz, — Basilio, — Cyrillo Hieros. p. 15, 16. — Basil, de sancta Virginttaie, p. 16, 17, 18, 19. — et au bas de la page : Les remèdes des chrétiens mourants. Le triomphe des funérailles chrétiennes.
blance matérielle avec tous les sermons de 1666. Il y a plus. En face des extraits se lisent des numéros d'ordre, ajoutés après coup. Or ces chiffres ont été mis pour indiquer à l'avance les sermons du Carême de Saint-Germain pour lesquels ces extraits ou ces remarques pourraient être utiles à l'orateur. En voici la preuve. Il y avait à la cour trois jours de prédication par semaine, le dimanche, le mercredi et le vendredi. A compter ainsi tous les discours, sans oublier celui de la Purification de la sainte Vierge, jour traditionnel de l'ouverture de la station, on trouvera au dixième rang le vendredi de la IIP semaine de Carême. C'est bien aussi au sermon de ce jour, sur le culte dû à Dieu, que se rapportent les deux notes suivantes, marquées l'une et l'autre du chiffre 10.
« La retraite et l'oraison nous apprennent à mourir, parce que celle-là détache le sens des objets externes, et celle-ci l'esprit des sens.
« Parce que nous connaissons Dieu, nous l'aimons ; parce que nous ne le comprenons pas, nous l'adorons (^). »
Ces deux pensées sont même entrées textuellement dans le discours.
« Saint Grégoire de Nazianzedit que l oraisoii est tine espèce de mort, parce que premièrement elle sépare le sens d'avec les objets externes : et ensuite, pour consommer cette mort mystique, elle sépare encore l'esprit d'avec les sens, pour le réunir à Dieu qui est son principe. C'est sacrifier saintement et adorer Dieu, en esprit que de s'y unir de la sorte et selon la partie divine et spirituelle ; et le véritable adorateur est distingué par ce caractère de celui qui n'adore Dieu que de la posture de son corps ou du mouvement de ses lèvres (2). »
Voilà ce qu'est devenue sous la plume de Bossuet la première des deux pensées empruntées au docte et mystique
1. p. 13 du ms. — (Cf. Pensées détachées, XXIV, à la suite des Pensées chrétiennes et morales des éditions Lâchât, X, 638). — La seconde ne se lit que dans les éditions antérieures à celle de Versailles.