Gazette de 1666, p
3. Ce sermon tout entier est omis dans l'édition de Bar-le-Duc (1870). On l'a confondu avec celui qui avait été prêché en 1660, aux Minimes, devant Condé, le jour des Rameaux.
Foix : « Pour rendre à l'honneur son usage véritable, nous devons apprendre... à chercher dans les choses que nous estimons, i" du prix et de la valeur, et par là les choses vaines seront décriées ; 2° la conformité avec la raison, et par là les vices perdront leur crédit ; 3° l'ordre nécessaire, et par là les biens véritables seront tellement honorés que la gloire sera toute rapportée à Dieu qui en est le premier principe. » Bossuet a récrit avec le plus grand soin le discours tout entier. La belle allocution qui le termine, où, tout en mêlant volontiers sa voix dans le concert des acclamations qui célèbrent cette époque brillante du règne, il propose « à ce grand roi quelque chose de plus solide que la gloire humaine,» qui « n'a ni fondement ni consistance, » et lui souhaite un « éclat plus digne d'un roi chrétien que celui de la renommée ; » cette allocution, dis-je, confirme nos craintes par rapport aux sermons précédents, car elle donne à penser que c'est ici le premier discours entendu par Louis XIV depuis celui de la Purification, qui remontait presque à deux mois.
— Jeudi 2j mars. — Annonciation. Un exorde seulement . (Mss., 12.825, f- 96- — Lâchât, XI, 191.)
Y eut-il sermon le vendredi de cette seconde semaine ? Peut-être la prédication de ce jour fut-elle remplacée par celle de la veille, 25 mars, fête de l'Annonciation. Bossuet écrivit pour cette circonstance l'exorde : 1 At îibi venit plenitndo temporis(^')...,l> q\x il annonce qu'il va considérer en JÉSUS la bonté qui se communique ; en Marie ce qu'il nous faut faire pour la recevoir. C'est à ces deux points principaux qu'il réduit, « pour n'être pas long, toute l'économie de ce discours. »
Première semaine.
— Sur r Enfant Prodigne, — mercr. Ji mars. (Mss. ,12.822,^212.)
Le sermon contre l'Amonr des plaisirs, ou comr[\e l'appelait