Lâchât, X
2. Bossuet faisait donner eu ce bourg une mission par les Oratoriens.
— 2j décembre 1686 (au plies tôt.) Très court canevas d'un sermon pour Noël. (Mss., 12.824, f. 103-)
Quelques lignes, qui ne contiennent guère que des textes de l'Écriture : Parvuliis natus est, etc., ont été imprimées au milieu des Pensées détachées pour la Semaine de Noël ('). L'autographe se rencontre parmi ceux du temps de Pâques, l'auteur ayant repris plus tard la même feuille pour y tracer une esquisse sur cette fête. (O stulti et tardi corde...)
— lôSj. i^^ ja?îvier. Sermon pour la fête de la Circoncision, chez les Jésuites, à Paris. (Mss., 12.821, f. 273.)
De tous les sermons de cette époque, c'est celui qui a été préparé avec le plus de soin. Bossuet n'a pas mis plus d'application à écrire les grandes Oraisons funèbres. Aussi est-ce un chef-d'œuvre, digne d'être médité avec la plus sérieuse attention. Il fut prononcé dans l'église Saint-Louis des Jésuites, aujourd'hui Saint-Paul-Saint-Louis, à Paris. C'est le troisième des éditions.
— 10 mars i68y. Oraison funèbre de Condé, à Notre-Dame.
(Plus de manuscrit. Éditée par l'auteur (^).)
En célébrant le héros le plus en vue dans son siècle, Bossuet célébrait le plus illustre de ses amis personnels. Rien ne pouvait mieux l'inspirer, et il n'était pas possible de faire de plus magnifiques adieux à l'Oraison funèbre : « Heureux, dira-t-il, si, averti par ces cheveux blancs du compte que je dois rendre de mon administration, je réserve au troupeau que je dois nourrir de la parole de vie les restes d'une voix qui tombe et d'une ardeur qui s'éteint ! » — Cette phrase si connue n'était-elle qu'un beau mouvement oratoire ? Quand elle retentissait encore, il était revenu à Meaux: