‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 214 sur 325 · Mss. , 12.821, f · texte numérisé non relu

Mss. , 12.821, f

de l'autre les défauts, etc., comme au sermon « Millier, crede mihi, » /'■'' Carême du Louvre, sermo7t j. »

Ces paroles : Mulier, crede mihi... sont en effet tirées de l'évangile du vendredi de la troisième semaine de Carême, l'évangile de la Samaritaine.

Un autre renvoi au même sermon se rencontre dans celui de la FcDime adultère (1663, samedi de la troisième semaine de Carême). On y voit la preuve que la seconde partie de l'œuvre perdue traitait du jugement téméraire :

« La prudence m'enseigne à ne précipiter pas mon jugement, l'humanité m'ordonne de présumer le bien plutôt que le mal ; et la vérité même m'apprend de ne m'abandonner pas témérairement à condamner les coupables, de peur que, sans y penser, je ne flétrisse les innocents par une condamnation injurieuse. Voy. Louvre, f semaine, j' sermon, 2^ p. IX ('), »

Dans une esquisse,indûment placée au III^ dimanche après Pâques, Bossuet se réfère à un sermon, qui pourrait bien être le second de cette troisième semaine. A la fin du i^^ point, je lis ce renvoi (2), inédit comme le précédent : « V. Caritas Christi urget nos, p. 2 et 14. » On ne peut supposer qu'il s'agisse ici ou du premier panégyrique de saint François de Paule, ou du second de l'apôtre saint Paul, qui ont le même texte ; car la pensée que l'auteur veut développer est celle-ci: Nous nous faisons une occasion de scandale du Carême, qui nous était donné pour nous détacher des plaisirs du monde, même licites ; et elle ne se rencontre nulle part dans ces discours.

Le sermon prêché à Jouarre le jour de la Toussaint de cette même année, dont on parla beaucoup, au dire de l'abbé Ledieu {}), ne s'est pas retrouvé. M. Floquet avait cru le reconnaître dans un discours aujourd'hui très incomplet, le quatrième ("^) des éditions. Les éditeurs venus depuis n'ont

I. Mss.,12. 822,f,292,f.293.vo — M. Lâchât a renoncé à déchiffrer ce renvoi. — Il doit se placera la fin du i^^ p. — 2. Mss., 12.824, f- i33i v°. — 3. Mémoires, p, 96. 4. Le troisième dans l'édition Lâchât, VIII, 52.

pas manqué d'abonder dans ce sens. Il est certain toutefois qu'il faut réserver à 1668 cette esquisse incomplète, dont le texte du reste n'est point, comme à Jouarre : Amen. Alléluia (Apoc, XIX, 4), mais : Ut sit Deus omnia in omnibus. C'est, avons-nous dit, l'ouverture de l'Avent de Saint-Thomas du Louvre. L'écriture seule ici suffirait à trancher la question ; car elle diffère grandement à ces deux dates, 1662 et 1668.

Nous avons signalé dans le chapitre précédent ('), six sermons, ou, pour mieux dire, six fragments appartenant à la moins connue des stations de Bossuet, au Carême de Saint- Thomas du Louvre, 1665. Malgré tous nos efforts, nous n'avons pu rien découvrir par rapport à la prédication du premier et du quatrième dimanche.

Du discours synodal, prononcé le 17 juin de cette année, il ne nous est venu que le texte : Apprehendite disciplinam. Du reste l'orateur donna, en cette circonstance, beaucoup à l'improvisation. On rapporte qu'entraîné par l'abondance de son érudition, qui lui fournissait « nombre de passages des saints Pères, de décisions des Conciles..., ayant tous trait à la vie, aux mœurs, à l'instruction des curés, » il ne put dans le temps donné traiter qu'un seul des trois points qu'il s'était proposés (^).

Prêchant, le 22 juillet, en l'abbaye de Chelles, il sut, au témoignage de l'historien {f) de cette abbaye, dom Placide Porcheron, mêler dans son discours, avec une adresse pleine d'esprit, les traits les plus frappants de la vie de sainte Madeleine et de celle de sainte Bertille. Sainte Madeleine, dont la fête se célèbre à pareil jour, était la patronne de l'abbesse

1. p. 247-252. — Ces discours sont : II« dim. de Carême, sur la Parole de Dieu ; IlJe dim., sur les Plaisirs; — V^ dim. « Si ego judico...\T> — V\^ ^m\.,^\xr l' Honneur; — Vendredi-Saint ; — Samedi-Saint.

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