Floquet, Bossuet pi-éceptcur, p
cil. III. LES SERMONS PERDUS. 303
fiait de posséder. Son discours fut assurément improvisé, car il n'était pas venu exprès pour cette cérémonie. D'après le procès-verbal ('), le vicaire cjénéral qui présidait, en l'absence de son évêque (de Forbin-Janson), ambassadeur en Pologne, l'invita séance tenante. Cette relique était, dit le même document « un fragment de la mâchoire inférieure de saint Jean-Baptiste : » Mentum beati Joanuis Baptistœ. Voici dans sa sécheresse officielle la mention du discours: «Mon dit seigneur, ayant élevé et montré la dite relique au peuple, qui était en grand nombre à la dite cérémonie, aurait fait, la dite relique en main, un discours fort éloquent et digne de sa grande piété et de sa profonde értidition, sur le texte : Ego vox daviantis in deserto... » On voit du moins combien la convenance de ce texte était frappante.
Article 2^ — Sermons perdus ou improvisés de l'époque de Meaux (1682-1704).
BOSSUET prit possession, le dimanche, 8 février 1682, de l'évêché de Meaux, auquel il avait été nommé le 17 novembre précédent. « Dès le mercredi suivant, jour des Cendres, prêchant dans sa cathédrale, il déclara qu'il se destinait tout à son troupeau et consacrerait tous ses talents à son instruction. Il s'engagea... à prêcher toutes les fois qu'il officierait pontificalement ; et jamais aucune affaire, quelque pressée qu'elle fût, ne l'empêcha de venir célébrer les grandes fêtes avec son peuple, et lenr annoncer la sainte parole. » Ce sont les propres expressions de Ledieu {^), dont le témoignage est confirmé par ceux de Rochard (^) et de Raveneau (4).