Mémoires, p
3. Voy. à la fin de l'Introduction, t indication des sources spéciales pour l'époque de Meaux. — Rochard nous atteste la présence à ce sermon des évêques de la Rochelle, de Châlons, de Tournai et d'Amiens.
4. Raveneau se sert presque des mêmes termes que Ledieu : « Il annonça, dit-il, au peuple accouru en foule pour l'entendre, qu'il prêcherait lui-même dans son église toutes les fois qu'il officierait pontificalement. »
Toutefois le même Ledieu, qui ne se met pas toujours en peine de s'accorder avec lui-même, nous assure, quelques pages plus loin ('), que son maître « faisait toujours ses visites (pastorales) dans les fêtes de Noël, de Pâques, de la Pentecôte, et autres dans le cours de l'année, pour ne pas détourner les gens de leur travail, et pour profiter de la bonne disposition que les fêtes mettent dans les cœurs. »
On pourrait demeurer ici assez perplexe, et se demander où chercher le grand orateur aux jours des bonnes fêtes : sera-ce dans sa chaire épiscopale ou dans celle des diverses paroisses du diocèse ? Les autres documents viendront à notre secours. Ils nous le montreront prêchant habituellement en son église de Meaux, le jour même des solennités (§ i^"") ; ils nous éclaireront sur son ministère à l'égard des protestants (§ 2^) ; sur les missions données en toutes les parties du diocèse (§ 3e); ils nous le feront suivre dans ses visites pastorales dès la seconde fête de Pâques ou de Pentecôte, ou même, malgré la saison, le lendemain de Noël (§ 4^) ; ils nous feront assister à quelque réunion de piété dans une communauté religieuse (§ 5^), ou nous ramèneront enfin à l'évêché pour le synode de ses prêtres (§6*=).
Nous donnerons, à la fin de ce chapitre, la liste chronologique de tous ces discours, exhortations, allocutions, dont il ne reste guère que le souvenir. Dans les mentions historiques auxquelles nous sommes réduits désormais, on peut du moins relever l'indication d'un certain nombre de sujets, quelques divisions, et même une quinzaine d'analyses, trop souvent médiocres. Si quelques-unes, par exception, offrent un véritable intérêt (^), elles ne remplacent qu'imparfaitement les esquisses autographes. Combien n'est-il pas fâcheux qu'on ait laissé périr celles-ci en si grand nombre! Ledieu parlant