OraisoTi funèbre du F. Bou7-going
Premier (') panégyrique de saint Gorgon,
prononcé à Metz, par Bossuet encore
sous-diacre, le 9 septembre 1649.
Quorum intucnles exitum conversationis,
imitamini fidem. (PAUL, ad Hebrœos, XIII.).
Imitez (=) leur foi en regardant la fin de leur conversation sur !a terre, c'est-à-dire leur vie.
Monseigneur (3),
I nous ne devions ce jour tout entier à la gloire de saint Gorgon, ou si j'étais en un lieu où je pusse vous témoigner la joie que toute la ville a reçue de votre arrivée, je vous dépeindrais si bien 'A^ les sentiments de ce peuple qu'il a plu à Dieu de commettre à votre garde, que mes auditeurs ne pourraient s'empêcher de donner, sur ce sujet, à mon discours une approbation publique. Mais outre que votre vertu a paru suffisamment par vos grands emplois (^), et que votre science a été assez reconnue dans la plus célèbre compagnie de savants qui soit au reste du monde, la dignité de cette chaire, ce temple auguste (6) que Dieu
1. Second, selon Lâchât. Le ms. (Meaux, A. n» 13 — • douze f. petit in-4°, non paginées) porte sur l'enveloppe : saint Gorgon, 2. Il faut lire deux, et non deuxième.
2. Deforis s'est permis, dès le premier mot, de refaire la traduction de l'auteur. Nous le verrons dans tout ce discours prêter à Bossuet écolier le secours de son expérience Ces altérations sont reproduites dans toutes les éditions. Gandar lui-même ne parait pas les avoir remarquées ; du moins n'en signale-t-il aucune dans ses savantes recherches sur la date de cet opuscule.