‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 248 sur 325 · Mémoires, p. ii6. — Cf. Ibid · texte numérisé non relu

Mémoires, p. ii6. — Cf. Ibid

►So [sST)'] conclusion.

ceux qui demeurent encore endurcis, » il ouvre le ciel sur

leur tête, et leur fait remarquer ce mystérieux « silence d'une heure, » dont il est parlé dans l'Apocalypse (Cap. r///j. C'est la délibération de la justice : va-t-elle punir ? va-t-elle attendre encore ? A cet endroit, le grand orateur s'arrêtait à dessein comme en attente de ce qui allait être décidé. Cette suspension du discours devait donner le frisson à l'auditoire, et faire pénétrer dans les consciences une idée sensible du compte qu'elles avaient à rendre à Dieu.

Un jour nous le voyons adresser à des religieuses « un discours fort touchant sur la croix, qu'il tenait en ses mains {^'). » Une autre fois (2), avant de distribuer la communion dans une église de campagne, il célèbre, ciboire en main, l'amour immense de Dieu donnant aux hommes son propre Fils. Combien ce serait se tromper, de ne voir que des moyens oratoires dans ce qui était avant tout des effusions de sa piété !

C'est ainsi que, fidèle à sa mission de ministre de la parole sainte, et y consacrant avec la vigueur de pensée qu'il avait reçue du ciel les trésors de science ecclésiastique qu'il avait amassés par un travail opiniâtre, Bossuet mérita lui-même ce bel éloge qu'il avait fait d'un des premiers supérieurs de l'Oratoire : (3) « Il eut toujours en main les saints Livres pour en chercher sans relâche la lettre par l'étude, l'esprit par l'oraison, la profondeur par la retraite, l'efficace par la pratique,la fin par la charité à laquelle tout se termine... Il a été saintement et charitablement industrieux à présenter tout ensemble le pain aux forts, le lait aux enfants, et dans ce pain et dans ce lait le même JÉSUS-Christ à tous. »

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