Edit. : da?is son indigence
3. Edit. : par ttus aumônes. — Bossuet traduit littéralement, comme il aimera toujours aie faire, une expression des saints Li/res : Peccata tua eleemosyniis tedime, (Dan., IV, 24.) Du reste ce style, nourri de l'Ecriture dans presque toutes les phrases, montre combien il était plein de cette étude dès le temps du collège de Navarre,
du pauvre ? Ah ! Seigneur, nous vous avons grandement offensé,nous ne sommes pas dignes d'être appelés vos enfants; détournez votre colère de dessus nous, de peur que nous ne disparaissions devant votre face comme la poudre qui est emportée par un tourbillon. Nous vous en prions par JÉSUS- CllRIST votre Fils, qui s'est offert pour nous en odeur [de] suavité.
C'est ainsi, messieurs, qu'il nous faut fléchir sa miséricorde ; c'est par là qu'il nous faut obtenir cette paix que nous attendons il y a si longtemps. Il semble à tout coup que Dieu nous la veuille (i) donner; et si elle est retardée, ne l'attribuons à aucune raison humaine: c'est lui qui attend de nous les derniers devoirs. Elle ne (2) tient plus guère en ses mains, on dirait qu'il y porte (3) le cours des affaires : arrachons-lalui par le zèle ("^) de nos prières ; et surtout, si nous voulons qu'il nous fasse miséricorde, ayons compassion de nos pauvres frères, que la misère du temps réduira peut-être à d'étranges extrémités. Ainsi puissions-nous recevoir abondamment les faveurs du ciel ; que Dieu rende le premier lustre à cette ville autrefois si florissante ; qu'il rétablisse les campagnes désolées ; qu'il fasse revivre partout aux environs le repos et la douceur d'une paix bien affermie ; et pour établir une concorde éternelle entre ses (=') citoyens, qu'il ramène à l'union de sa sainte Eglise ceux qui s'en sont séparés par le prétexte d'une réformation sans effet ; afin que, les forces du christianisme étant réunies, nous chantions d'une même voix les grandeurs de notre Dieu et les bontés de notre Sauveur Jésus-Christ, par qui nous espérons, etc.