‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inédits (volume 2)Chapitre 282 sur 325 · Var. nelaissepasd'être très assurée · texte numérisé non relu

Var. nelaissepasd'être très assurée

reuses et à une mort très certaine, Dieu travaille à sa résurrection par son Esprit-Saint. Chrétiens, le pourriez-vous croire que Dieu commençât dans ce monde à détruire la mort en nos corps? Oserions-nous bien espérer un si grand bonheur? Oui, certes, nous le devons espérer : il m'est très facile de vous en convaincre, si vous rappelez en votre pensée les choses que nous avons déjà établies. Saint Augustin nous a enseigné, et nous l'avons très solidement prouvé parles Écritures, que le Saint-Esprit a sa demeure dans l'âme des justes à cause qu'il est leur vie ('). Souvenez-vous de ce que nous avons dit là-dessus. Or je dis qu'en demeurant dans l'âme il renouvelle le corps. Et comment ? Notre grand docteur nous l'expliquera par un raisonnement vraiment chrétien, qu'il a tiré de l'apôtre saint Paul. « Celui-là, dit saint Augustin, possède le tout, qui tient la partie dominante : » ToUivi possidct, qui principale tenet (Serm. i6i, n. 6). « En toi, poursuit ce grand personnage, la partie la plus noble, c'est-à-dire l'âme, tient le premier lieu : » In te principat2ir quod melius est ; et incontinent il conclut : Tenens Deus quod est melius^ idest aniniavi tuant, per meliorem possidet et inferiorem, id est corpus tuum : « Dieu tenant ce qu'il y a de meilleur, c'est-àdire l'esprit, par le moyen du meilleur il entre en possession du moindre,» par le moyen du prince, il entre en possession du sujet, « c'est-à-dire du corps. » C'est pourquoi l'Apôtre dit que nos corps sont les temples du Saint-Esprit. Qui peut douter que le Saint-Esprit ne se mette en possession de son temple .'' Et s'il est vrai que nos corps soient ses temples, il est donc en possession de nos corps. Certainement il faut bien qu'il en soit le maître, puisqu'il les emploie comme l'instrument par lequel l'âme met en pratique les saintes volontés qu'il inspire. Qu'est-ce qui donne l'aumône, si ce n'est la main .-* Qu'est-ce qui confesse JÉ.SUS-CHRI6T, si ce n'est la

I. C'est le sujet du premier point. On rencontre ici une fois de plus la preuve que tous ces lambeaux que nous rassemblons pour la première fois appartiennent à la même œuvre.

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