TROISIÈME POINT Q
[Ainsi l'excellence de la personne et l'autorité des exemples favorisent la dispense que nous proposons. Mais je l'appuie en troisième lieu sur ce que la gloire du Souverain, c'est-à-dire de Jésus-Christ même, y est visiblement engagée... Si Jésus honore sa Mère, il se fait honneur à luimême ; et il gagne visiblement tout ce qu'il lui donne, parce qu'il lui est plus glorieux de donner qu'à Marie de recevoir. Mais venons à des considérations plus particulières. Je dis donc, ô divin Sauveur, que, vous étant revêtu d'une chair humaine pour anéantir cette loi funeste que nous avons appelée la loi du péché, il y va de votre grandeur de l'abolir dans tous les lieux où elle domine. Cette loi règne dans tous les hommes. Elle règne dans l'âge avancé : JÉSUS la détruit par sa grâce. Il n'est pas jusqu'aux enfants nouvellement nés qui ne gémissent sous sa tyrannie : il l'efface par son baptême. Elle pénètre jusqu'aux entrailles des mères et elle fait mourir tout ce qu'elle y trouve : le Sauveur chofsit des âmes illustres, qu'il affranchit de la loi de mort en les sanctifiant devant leur naissance, comme par exemple saint Jean-Baptiste. Mais elle remonte jusqu'à l'origine, elle condamne les hommes