Dans la correspondance de Bossuet
4. Nous le verrons à Meaux catéchiser fréquemment les enfants ou les fidèles.
CH. I. NAVARRE ET METZ. l6l
époque. Le premier est un simple plan, ou canevas, stir la Pénitence (') ; le second est une esquisse un peu plus développée sur la Médisance (^) ; le troisième est un sermon sur la Satisfaction (^), avec avant-propos, exorde et corps de discours en trois parties, le tout rédigé hâtivement, mais avec des indications qui laissaient peu à fournir pour l'improvisation. Par exception, cette dernière œuvre était destinée à la cathédrale. C'est ce qui résulte de cette phrase de la péroraison :
«... Plût à Dieu que je visse à bas et les tables de tes débauches, et les banques (^) de tes usuriers, et les retraites honteuses de tes impudiques ! plût à Dieu que j'entende bientôt cette bienheureuse nouvelle : Toute la ville de Metz est abattue, mais elle est heureusement abattue aux pieds des confesseurs, devant les tribunaux de la pénitence qui sont érigés de toute part dans ce temple auguste ! »
A ces trois pièces (5), il faut en joindre deux ou trois autres; les deux premières n'ont pas encore reçu de destination ; l'autre a été attribuée à tort au Carême des Minimes.
Ce sont d'abord les dissertations sur V Honneur et sur la Charité fraternelle (°) : elles auront servi de matière à un de ces grands catéchismes faits aux militaires de la citadelle. Bossuet les a écrites, non pour les réciter, mais pour fixer sa pensée sur des sujets délicats.
C'est ensuite un discours en forme, pour la fête de la Compassion de la Sainte Vierge. Il est complet, bien que rédigé très vite. Outre les caractères paléographiques ('') de
1. A la suite du IVe sermon pour le i -■■ dimanche de Carême dans les éditions. — Se trouve parmi les manuscrits dans le volume suivant (12.823, f. 100, unique).