Floquet, Études..., I, 266, note
4. Saint \'incent de Paul avait été en peine sur le sort de ses missionnaires envoyés à Metz, au plus fort de l'hiver. Sur la guerre, voy. l'allocution destinée à Louis Xl\', dans le panégj rique de sainte 'l'hérèse, l'année précédente,
pauvres ? Quand je considère, fidèles, les calamités qui nous environnent, la pauvreté, la désolation, le désespoir de tant de familles ruinées, il me semble que de toutes parts il s'élève un cri de misère à l'entour de nous, qui devrait nous fendre le cœur, et qui peut-être ne frappe pas nos oreilles. Car, ô riche superbe et impitoyable, si tu entendais cette voix, pourrait-elle pas obtenir de toi quelque retranchement médiocre des superfluités de ta table (') ? »
— 8 septembre i6j8. Nativité de la sainte Vierge. Sermon esquissé. (Plus de manuscrit.)
J'incline à placer ici \ç. Précis d'un sermon pour cette fête, qui suit les trois discours dans les éditions. Il semble, à comparer l'exorde à celui de l'oraison funèbre de Henri de Gorna}', dont nous parlerons tout à l'heure, qu'il soit antérieur à cette composition. On y remarque, avec de belles et fortes pensées, très bien enchaînées les unes aux autres, quelques archaïsmes d'expression, comme celui-ci : « Apaisez plutôt sur eux Vire formidable de Dieu... » Il s'agit des hérétiques. Le discours doit avoir été prononcé à Metz, avant l'époque de Paris. En 1657, Bossuet n'était pas encore retourné dans son canonicat au commencement de septembre ; et nous avons d'autres sermons pour cette fête en 1655 et 1656.
— Fin d'octobre 16 j8. Oraison funèbre de Henri de Gornay.
(Manuscrit au collège de Juilly.)
L'érudition de M. Floquet ne nous a laissé aucun doute sur l'époque oîi fut prononcée cette courte oraison funèbre: Henri de Gornay (ou Gournay) mourut à Metz, le 24 octobre 1658, d'après l'épitaphe gravée sur sa tombe en l'église Saint- Maximin (^). Le discours même,ou, pour mieux dire.l'esquisse du discours, nous apprend que la mort l'avait « ravi depuis