CHAPITRE DEUXIEME
Suite de la classification des œuvres existantes. Époques de Paris et de Meaux. (1659-1704.)
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ÉSORM Aïs ce ne seraplus qu'àde rares intervalles que l'orthographe de notre auteur, fixée dans son ensemble, pourra nous offrir quelques ressources. Elle pourra cependant encore guider nos premiers pas en nous signalant les œuvres de transition ; et plus tard nous autoriser quelquefois à retenir pour l'époque de Paris telle œuvre qu'on voulait placer dans celle de Metz, avec laquelle elle contrasterait complètement ('). Mais lorsqu'il n'y a plus dans l'orthographe de Bossuet de changements significatifs, il y en a encore pendant dix ans dans son écriture (^). Du reste, depuis que le grand orateur a quitté l'isolement de la province, les renseignements extérieurs vont se faire moins rares ; et surtout à mesure que sa vie s'approchera du grand soleil de la cour, ils viendront fort à propos nous apporter de nouvelles lumières. Ajoutons enfin que Bossuet a souvent noté de sa main, en abrégé,il est vrai, la destination des discours qui appartiennent à ses grandes stations. On ne dira plus maintenant, comme il est échappé à l'abbé Vaillant de l'écrire, qu'une telle indication est peut-être insuffisante, et qu'il n'y a pas lieu d'y attacher beaucoup d'importance Q). Qui donc pouvait mieux que Bossuet savoir la véritable origine de ses œuvres?
i^ ier — Première partie de l'époque de Paris, jusqu'au Carême du Louvre. (1659-1662.)
Appelé à Paris par une invitation de saint Vincent de Paul, qui l'avait prié de donner la retraite pour l'ordination de
1. Par exemple, le sprmùn esquissé pour l'octave de Noël, qu'on mettait en 1658, et qui est, comme nous le verrons, de 1663.
2. Cf. Gandar, Bossuet orateur. Introduction, x.xxrx, et liv. II, ch. iv, p. 398.