XI
2. Ms. du Grand Séminaire de Meaux. — Le mot Vêtures, pris en général, désigne un sermon prêché soit à une Prise d'habit, soit à une Profession solennelle — Cf. Lâchât. XII, 163. Les renvois y sont donnés, mais incomplètement. Cet éditeur, dès qu'il rencontrait l'ombre d'une difficulté, passait outre, en se donnant bien garde d'avertir.
former parfaitement à Jésus-Christ, tout ce que nous pouvons, c'est de tâcher de nous en approcher de plus en plus. Et si la perfection du christianisme n'est pas dans un degré déterminé, il s'ensuit qu'elle consiste à monter toujours ('). » Voilà donc retrouvé un discours que l'on croyait perdu. On peut juger, par ce qui nous en reste, qu'il n'était pas très étendu. C'était une simple allocution, prononcée en famille, pour ainsi dire, dans une communauté dont Bossuet, en qualité de supérieur, était le prédicateur ordinaire.
— 2 Juillet i6^ç. Sermon pour la fête de la Visitation ( i^'' des éditions).
(Plus de manuscrit pour la i''^ rédaction (^), celle de 1659.)
L'abbé Vaillant et M. Lâchât, qui le copie sans nous le dire, ont placé cette œuvre en 1660. C'était oublier les différences caractéristiques qui existent entre les deux rédactions du 3^ point. Une variante de la première (J) est tout à fait explicite ; elle permet même de transformer en certitude la probabilité admise par M. Gandar {J), que le corps du discours pourrait remonter à l'année 1659 :
«Je vous prie de considérer d'abord ce que veut dire la paix. Maintenant que toute V Europe Vattend, qu'elle se réjouit dans cette espérance, que ce grand ouvrage qui se négocie tient tous les esprits en suspens, qu'est-ce que cette paix que l'on désire }... »
Dans la rédaction de 1660, il dira :
« Encore que cette paix admirable de toutes les nations chrétiennes, /««.a; si sagement ménagée^ si glorieusement conclue
1. Voy. la suite (Lâchât, XI, 556) : « Et partant, ma sœur, » etc. Le style, tout en ayant de la fermeté, de même que la composition, a gardé certains archaïsmes qui conviennent parfaitement à 1659. — Si cette Vêture est mentionnée, dans le renvoi, avant le Oportet\yos\ nasci denuo, c'est qu'elle était la plus ancienne des deux. Celuici en effet n'est autre que la Vêture de M"e de Bouillon, du 8 septembre 1660. — Voy. dans Lâchât, XL385, le passage sur : Qtiœ quidem rétro sunl\oblivi$cens, etc.].
2. Le manuscrit de la seconde (3^^ point) fait partie de la collection Floquet. Voy. ci-après, 2 juillet 1660.