‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inéditsChapitre 128 sur 243 · Études..., I, 456, et II · texte numérisé non relu

Études..., I, 456, et II

sermon précédent pour la Profession de Marie- Anne de Saint- François Bailly ('). Ces quatre pages, dont on a si mal compris la nature, ne sont autre chose qu'un 2^ et un 3^ point provenant d'une composition beaucoup plus ancienne : cette '^xitç.x^àiWQ. conclusion d'un sermon prêché en 1681 a été écrite vingt-deux ans auparavant. Quoique le début et la i''^ partie nous manquent, je ne craindrai pas d'affirmer que c'est ici la Véture : Sequere me. Bossuet s'y reporte dans le manuscrit du Panégyrique de saint Benoît (^), en 1665 :

« La perfection chrétienne n'est pas dans un degré déterminé, elle consiste à croître toujours. JéSUS-Christ en est le modèle ;la nécessité de le suivre, l'impossibilité d'y atteindre ; par conséquent avancer sans cesse et sans se relâcher jamais. Egredere, egredere ; quelque part que vous soyez, passez outre. Voy. Vêture : Sequere me, 3*^ point. Ite7n Vêture : Oportet nasci demio, sur le passage : Qnœ qnideni rétro sunt. »

Ce renvoi correspond très exactement à ce que nous lisons dans notre fragment :

« Je vous dis donc, ma sœur, que si vous n'avez dessein de vous avancer toujours, il ne vous sert de rien d'entrer dans un cloître, ni de vous attacher à Dieu par les promesses solennelles que vous allez faire. Pourquoi quittez-vous les empêchements du monde } N'est-ce pas parce que vous aspirez à la perfection avec la grâce de Dieu ? Or la perfection du cJiristianisme n'a point de bornes assurées, di!-ax)X^xù. qu'elle se doit former sur un exemplaire dont il n'est pas possible d'imiter toutes les beautés ; c'est JésUS-Christ, ma Sœur, le Fils du Père éternel, celui qui porte tout le monde par sa parole, en qui habitent toutes les richesses de la Divinité. Puis donc que nous ne pouvons jamais atteindre à nous coti-

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