Études..., II
; incliner vers celle de 1666, en raison des allusions aux ) « armes si fortunées » des sectateurs de Mahomet. Mais Bos- I suet avait déjà fait des réflexions assez semblables dans le sermon sur la Providence, en 1662. M. Floquet, qui croyait ce sermon prêché dans le Carême de 1666, était naturellej ment porté à en rapprocher le panégyrique de saint Pierre j Nolasque. L'écriture du manuscrit ne permet pas de descendre ! au-delà du commencement de 1665. Ce manuscrit se trouve 1 aujourd'hui au Grand Séminaire de Meaux; l'avant-propos et j le 3*^ point sont passés dans la collection de M. H. de Rothschild.
i — 1665. Carême de Saint-Thomas du Louvre.
j II ne faut pas, comme l'abbé Maury, l'abbé Vaillant, etc., confondre l'église collégiale et paroissiale de Saint-Thomas
j du Louvre, avec la chapelle royale du Louvre, oîi Bossuet
! avait prêché le Carême de 1662, et oii il prêchera l'Avent de
i la présente année.
i L'église de Saint-Thomas du Louvre desservait un quartier de Paris, qui a disparu au commencement de ce siècle, lorsqu'on a réuni le Louvre aux Tuileries. Dans la cour actuelle du Carrousel se trouvaient de nombreuses habitations, d'élégants hôtels, parmi lesquels ceux de Rambouillet, et de Longueville ou de Chevreuse. A peu près à l'endroit où se trouve aujourd'hui le pavillon Mollien, s'élevait l'église Saint- Thomas du Louvre, faisant face à la rue (') de ce nom, et longée, au nord, par la rue du Doyenné, où demeurait Bossuet, « dans le cloître du dit Saint-Thomas (2). » De l'autre côté de la rue s'élevait une autre collégiale, Saint-Nicolas du Louvre (3), un peu plus près de la Seine.
1. La rue Saint-Thomas du Louvre allait du Palais-Royal à la Seine ; elle n'arrivait pas toutefois jusqu'au fleuve, mais finissait rue du Rempart du Louvre (ou rue des Orties).
2. Voy. passim dans les manuscrits de Bossuet, une lettre circulaire imprimée, sur le revers de laquelle sont écrits plusieurs des sommaires autographes.
3. Le 15 septembre 1739, un côté de l'église Saint-Thomas s'écroula, pendant qu'on rebâtissait l'autre. Si,\ chanoines furent tués. Le reste du chapitre fut réuni à celui de Saint-Nicolas. Une église nouvelle ayant été bâtie sur l'emplacement de l'ancienne, sous le vocable de Saint-Louis, celle de Saint-Nicolas fut abandonnée à son tour. Elle existait encore en 1780. (Voy. de .Saint- Victor, Tableau de Paris, I, 867.)
Il nous est resté bien peu de chose du Carême que notre orateur prêcha dans cette église, en 1665 : des éditeurs (i) ont pu s'imaginer qu'il n'avait jamais existé, et que M. Gandar (2) qui le mentionne, aurait, par inadvertance, commis un quiproquo. Rien de mieux fondé cependant que l'affirmation du savant critique. Non seulement Ledieu parle de ce Carême (3); non seulement la Liste véritable et générale l'annonce ; mais les Registres même de la collégiale contiennent deux délibérations péremptoires, que M. Gandar n'a peut-être pas connues. Elles m'ont été communiquées par M. Floquet. Par l'une d'elles Bossuet est prié, avec une solennité exceptionnelle, d'accepter cette station ; par l'autre il est remercié ofificiellement de l'avoir fournie i^).
Ajoutons que Bossuet lui-même s'y reporte dans une note du sermon sur le Culte dû à Dieu, en 1666.
Mais quels sermons y furent prononcés? La question est très ardue ; quelques points du moins pourront être éclaircis.
— //' Dimanche. « Ipsum audite. » Double exorde dans les anciennes éditions Jusqu'à celle deMigne inclusivement ( Pensées chrétiennes et morales) (5). (Plus de manuscrit.)
Nous n'avons aucun renseignement sur la prédication du premier dimanche.