‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inéditsChapitre 173 sur 243 · Floquet, Etudes,... III · texte numérisé non relu

Floquet, Etudes,... III

3. L'abbé Vaillant, Études..., p. 123. — Floquet, Éttides..., III, 150. Le savant historien, cependant, trompé par les éditions, applique à l'entourage du prince et au prince lui-même des paroles qui désignent le roi et sa cour, et qui n'ont pas été écrites dans cette circonstance. Ce sermon a été remanié un an plus tard (Circoncision, 1669); et une seconde fois, pour Noël, 1669.

son canonicat de Metz, Bossuet était rentré au commencement d'août à Paris. Bientôt il eut à fournir une nouvelle carrière, à la paroisse dont il était l'hôte, lorsqu'il séjournait dans la capitale ; il prêcha l'Avent dans l'église collégiale de Saint-Thomas du Louvre.

Les discours destinés à cette station furent tous ou presque tous incomplètement rédigés ; mais la série paraît en avoir été complète pour le nombre. Les éditeurs n'en ont reconnu que deux, celui du i*^^ dimanche, et le panégyrique de saint Thomas de Cantorbéry. Nous en distinguerons quatre autres encore existants, et nous ajouterons quelques notions sur ceux qui nous font défaut. En dehors de cette station, nous rencontrerons un panégyrique célèbre, celui de saint André, i prêché à la même époque, mais aux Grandes Carmélites.

! — z^*" novembre : <iUt sit Deus oninia in omnibus:^ (IV serj mon des éditions.) (Mss., 12.821, f. 59.)

I La station s'ouvrit le i^r novembre par un sermon sur le

, Bonhenr des saints. L'auteur en a fait l'année suivante le brouillon de celui qu'il composa pour l'Avent royal de Saint- Germain ; une notable partie du manuscrit (10 feuilles sur 13), ■ a pourtant été conservée (').

M. Lâchât a supprimé dans son édition, prise pour type des suivantes, certains passages, effacés dans l'autographe,

: mais que les anciens éditeurs avaient eu raison toutefois de reproduire, parce qu'ils ont été raturés, non lorsque Bossuet se disposait à prononcer son discours, mais plus tard, lorsqu'il y sacrifiait tout ce qui faisait double emploi avec une nou-

1 velle composition. Au nombre de ces pages est celle qui contenait la division. C'était celle qui a été reprise dans le sermon de 1669. L'auteur la tirait de ce texte de saint Augustin : Commune spûctacuhim erit omnibus Deus, comimine gaudiiim erit omnibus Deus, communis pax erit omnibus Deus. (Enar. in Ps. LXXXIV, n. 10.)

I. Il manque la 3e feuille (p. 5 et 6) ; la 5e (p. 9 et lo) ; la 9"^ (p. 17 et lE

— jo novembre 1668. Panégyrique de saint André.

\ (Manuscrit non retrouvé.) (')

\ Entre le sermon de la Toussaint et celui du i^"" dimanche

j de l'A vent (2 décembre), Bossuet prêcha, dans l'église des

! Carmélites, son célèbre panégyrique de saint André. On

, l'appela, au Carme],le sermon de la Vocation. « Le sermon (2)

1 du plus grand éclat (parmi ceux qui furent donnés dans cette

: communauté), fut celui de la Vocation, <\Vi'\\ y prononça un

vendredi, fête de saint André, en 1668, pour confirmer le I vicomte de Turenne dans sa réunion à l'Église, faite le 28

d'octobre précédent... Ce fut un sermon d'une exquise

beauté, disent les Carmélites dans leurs Mémoires. »

Ledieu ajoute: « Quand on en a parlé au prédicateur, il en

est convenu de bonne foi, se ressouvenant encore des plus

beaux endroits, qu'il était prêt à réciter. »

Turenne, ravi, prit la résolution de suivre toutes les

prédications de celui dont les conférences et les instructions

écrites avaient tant contribué à sa conversion (3) ; et il \ commença par la présente station de Saint-Thomas du

Louvre.

— i"" dimanche,<i Jîistus es, Domine,l> etc. (Mss., 12.821, f. 128.)

La place de ce sermon a été aisément reconnue des critiques et des éditeurs. Les deux autres pour le premier dimanche contenant une allocution au roi, celui-ci était réservé de plein droit à notre station.

Vers la fin de cette importante esquisse, l'orateur, décrivant

la servitude diabolique dans laquelle s'engage 1 ame péche-

; ro6se, invoque déjà Jérémie, « seul capable d'égaler les lamen-

1. Voy. Lâchât, XII, 2 ; et VIII, Remarques historiques, p. XXVIII. Mais, chose étrange, après avoir fait sonner bien haut le? réflexions publiées par M. Vallery-Radot dans Le Constitutionnel, et reproduites dans L'Univers (8 mars 1856), notre éditeur oublie d'en profiter dans son texte. (Voy. l'édit. de 1870, et celle de 1877, qui les ont mises à profit. )

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