Voy. Jacquinet, édition des Oraisons funèbres, p
2. Déjà dans les Caractères : (De la chaire, n° 251) « L'[évêque] de Meaux et le P. Bourdaloue me rappellent Déniosthène et Cicéron. Tous deux, maîtres dans l'éloquence de la chaire, ont eu le destin des grands modèles ; l'un a fait de mauvais censeîcrs, l'autre de mauvais copistes. »
dit dans le Post-scriptum de sa lettre : « J'oubliais de vous dire que je parlerai à la communauté avant les élections. »
— Vers 1686. Paroles saintes de mon illustre Pasteur (^), etc.
Une religieuse de la même communauté nous a conservé quelques courtes allocutions que le grand orateur lui avait adressées la veille et le jour de sa profession. Parmi ces paroles saintes^ celles qui lui furent dites en lui donnant la communion, et en lui imposant le voile, sont véritablement exquises.
— Samedi 2j mars 1686. Homélie sur la Femme adultère, à Claye {'). (Mss., 12.822, f. 295.)
Les derniers mots du canevas indiquent l'époque : « Plus distinguer les anciens et les nouveaux Catholiques ; abolir ces restes de division. Je ne me relâcherai pas ; je reviendrais du tombeau... J'ai un second, le roi: humble sujet partout ailleurs, dans la religion j'ose dire que le prince ne va que le second. »
Louis XIV avait révoqué l'édit de Nantes, le 20 octobre précédent.
— Mercredi 2y mars. Homélie sur V Aveugle-né, à Meaux. |
(IVe semaine de Carême.) (Mss., 12.822, f. 395.)
Dans ce discours, comme dans le précédent, Bossuet ' n'épargnait pas les rudes vérités aux catholiques, pendant qu'il s'efforçait de ramener les protestants. Il se jette sur les premiers, comme plus coupables, parce qu'ils sont plus ■ instruits de la vérité. Il ne craint pas de dire, vers la fin de son manuscrit: « Le péché des chrétiens, plus grand; des catholiques ; des prêtres ; et, puisqu'il faut prononcer ma condamnation de ma propre bouche, des évêques ! Ergo et tu confundere, et porta ignominiam tuam. » (Ezech., xvi, 54.)
r. Lâchât, X, 562. :
2. Bossuet faisait donner eu ce bourg une mission par les Oratoriens. l
— 2S décembre 1686 (au plus tôt.) Très court canevas d'un sermon pour Noël. (Mss., 12.824, f. 103.)
Quelques lignes, qui ne contiennent guère que des textes de l'Écriture : Parvulus natus est, etc., ont été imprimées au | milieu des Pensées détachées pour la Semaine de Noël ('). L'autographe se rencontre parmi ceux du temps de Pâques, î l'auteur ayant repris plus tard la même feuille pour y tracer 1 une esquisse sur cette fête. (0 stulti et tardi corde...)
— i68j. i^^ janvier. Sermo7i pour la fête de la Circoncisiom chez les Jésuites, à Paris. (Mss., 12.821, f. 273.)
De tous les sermons de cette époque, c'est celui qui a été préparé avec le plus de soin. Bossuet n'a pas mis plus d'application à écrire les grandes Oraisons funèbres. Aussi est ce un chef-d'œuvre, digne d'être médité avec la plus sérieuse attention. Il fut prononcé dans l'église Saint-Louis des Jésuites, aujourd'hui Saint-Paul-Saint-Louis, à Paris. C'est le troisième des éditions.
— 10 mars i68y. Oraison fîinèbre de Condé, à Notre-Dame.
(Plus de manuscrit. Éditée par l'auteur (2).)
En célébrant le héros le plus en vue dans son siècle, Bossuet célébrait le plus illustre de ses amis personnels. 1 Rien ne pouvait mieux l'inspirer, et il n'était pas possible de \ faire de plus magnifiques adieux à l'Oraison funèbre: « Heu- 1 reux, dira-t-il, si, averti par ces cheveux blancs du compte \ que je dois rendre de mon administration, je réserve au \ troupeau que je dois nourrir de la parole de vie les restes d'une voix qui tombe et d'une ardeur qui s'éteint ! » — Cette phrase si connue n'était-elle qu'un beau mouvement oratoire ? Quand elle retentissait encore, il était revenu à Meaux: ;