‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inéditsChapitre 208 sur 243 · Rochard · texte numérisé non relu

Rochard

Pâques, qui ne sont pas mentionnés, furent sans doute réservés à Saint-Etienne.

La mission, qui conclut le Carême de 1684, fut donnée avec le concours du futur archevêque de Cambrai, que le médecin Rochard, dans son « Grand Recueil, » appelle « un abbé nommé M. de la Motte de Fénelon ('). » Avec Fénelon étaient « les autres amis » de Bossuet, comme parle Ledieu. Ces amis étaient Fleury, l'abbé Bossuet (-), neveu de l'évêque, et un autre abbé que Rochard ne nomme pas, mais qui n'est autre que Langeron. Nous le retrouverons, en d'autres circonstances, avec Fénelon, dans la société de Bossuet. Pour sa part, le prélat se réserva trois jours de parole par semaine dans cette mission. Nous avons signalé son discours d'ouverture (3). Nous n'avons malheureusement aucun détail sur les autres (■*). Celui du jour de Pâques lui-même ne nous est

j connu que par une simple mention. Il en est de même mal-

1 heureusement pour les années suivantes.

Du moins nous avons, dans les années 1701 et 1702, l'analyse d'un auditeur attentif.

« Ce 27 mars de 1701, fête de Pâques, dit Ledieu dans son fonrnal, Monsieur de Meaux a célébré la Messe pontificale, et, après le dîner, il a fait le sermon dans sa cathédrale sur la Rédemption du genre humain opérée par notre Sauveur Jésus-Christ, pasteur des âmes. Ce discours était plein des grands principes de la religion, d'onction et de tendresse, et d'une sainte joie de la conversion du pécheur. Il l'a prononcé avec une facilité admirable, une voix nette et intelligible, sans qu'on en ait rien perdu dans un si grand auditoire.

« Il l'a fini en recommandant au pécheur de retourner à Dieu par amour : « qu'il n'avait pas de plus pressante instruc-

1. En 1684, Fénelon n'avait que 33 ans; Bossuet était dans sa 57'= année.

2. N'était pas encore prêtre ; il ne fut ordonné qu'à Pâques, 1700.

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