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4. Fénelon, qui s'était déjà fait entendre sur semaine, pendant le Carême, prêcha pendant la mission les lundis, mercredis et vendredis. Fleur\' et le neveu de Bossuet firent des catéchismes, Fleury prêcha en outre le mardi de la Passion.
tion à donner aux fidèles ; que la conversion ne sera jamais véritable sans amour ; » non pas qu'il veuille dire qu'on puisse s'élever tout d'un coup à la perfection de l'amour, mais seulement qu'il est nécessaire que la conversion du pécheur soit accompagnée d'un commencement d'amour ('). »
Cette analyse est un peu vague, quoique intéressante. Celle de l'année suivante a plus d'importance. En 1702, Bossuet malade de la pierre depuis quatre ans, mais profitant d'une amélioration passagère, avait déjà prêché le i^'' avril à Jouarre, et le lendemain, dimanche de la Passion, dans sa cathédrale. Son sermon (^) avait été « l'abrégé de la doctrine de ses deux méditations » pour le Jubilé, méditations qui sont imprimées. Il avait « tout réduit à ce principe : Cui minus reniittitur, minus diligit : » Montrant que « plus l'Église était indulgente, plus on devait s'exciter à l'amour pour mériter ses grâces et parvenir à la vraie conversion. » Lui-même donnait l'exemple de la ferveur pour gagner les indulgences du Jubilé, il assistait aux processions en dépit de la neige, de ses soixante-quinze ans et de la maladie.
« Ce 16 d'avril, fête de Pâques, ajoute Ledieu, M. de Meaux n'a pas été à Matines, mais il a dit la grand'messe, et il a fait la prédication l'après-dîner dans sa cathédrale. Son dessein était d'expliquer l'abrégé de toute la religion dans ces deux mots : Le parfait adorable et le parfait adorateur... Le parfait adorable, c'est Dieu, le seul parfait ; le parfait se connaît par comparaison avec l'imparfait, car l'imparfait est tel par diminution du parfait C*). Or rien n'est plus connu