Cf. ibid
4. Cf le 2^ point (Lâchât, VIII, 521, note a). Cet éditeur en fiiit une note marginale. Point de marge au ms.
qui est aimé. On s'échauffe mutuellement, et on lie plus ; étroitement les membres entre eux par cette sincère cor- { respondance. Or la perfection est dans l'unité : Summum \ est ipsa beatitas, infiminn quod nec beatuin esse potest nec \ miseriun. Quod vero niedmvi, vivit inclinatione ad infimum \ misère^ conversione ad suinmiini béate vivit. Qui (') Christo \ crédit, non super bit in inedio, atquc in snmnio inJiœrere fit \ idoneus (2). » \
On voit par cet exemple combien Bossuet était autorisé par sa propre expérience à adresser les prédicateurs à saint Augustin, pour y trouver « toute la doctrine, » comme il écrivait au cardinal de Bouillon (3), en 1670. ]
Mais qu'on ne croie pas que comme un écolier il se j soit borné à mettre en œuvre certains textes choisis qu'il \ avait sous les yeux. Dans ce sermon sur /(^ Charité fraternelle, | inspiré si directement par la 192^ lettre de saint Au- j gustin, l'Ancien et le Nouveau Testament, Tertullien, saint Chrysostome, Basile de Séleucie, viennent, aussi bien que \ l'évéque d'Hippone, appuyer sa démonstration ; et celui-ci lui-même a fourni bien d'autres arguments pour cette œuvre I que ceux qui étaient tirés de ses Lettres : ses Sermons, ses I Traités ont été mis à contribution. Dans tous ces ouvrages, I dans tous ces auteurs, le jeune écrivain a été chercher d'une main sûre le passage décisif. |
Tant de ressources auraient pu être encombrantes ; mais
!' déjà Bossuet savait s'en affranchir à volonté. Il avait, par j exemple, pour le sermon du lendemain {Erat navis in niedio mari, samedi après les Cendres), une semblable provision de [ documents à sa disposition: saint Cyprien, Tertullien, saint i Augustin (sur les Psaumes ; — sîir saint Jean ; sur la Cité \ j de Dieu, etc.). De tous ces textes, deux seulement, de très