Lâchât, VII, 569. — Versailles, X, 608, etc
et jusqu'à des réminiscences, peut-être inconscientes, d'Horace, dont un vers se trouve traduit dans le mouvement d'une phrase toute chrétienne :
«... La cause la plus pressante de nos gémissements, c'est que nous ne voulons point être dépouillés : eo quod noluvms expoliari {\\ Cor., 5). C'est pourquoi cette vie misérable dans laquelle les ans qui zwnt et qui viennent nous enlèvent continuellement quelque chose, nous est extrêmement à charge ; parce que, nous sentant nés pour être immortel?, nous ne pouvons nous contenter d'une vie qui n'est qu'une ombre de mort. »
On a reconnu le
Singula de 7tobis anni prœiianfur euntes (K^., II, 11, 55).
Mais combien le philosophe chrétien s'élève aussitôt au-dessus du poète philosophe ! Il ne lui a emprunté qu'une expression heureuse, sans s'enchaîner à son horizon étroit. « Nous sentant nés pour être immortels, nous ne pouvons nous contenter
\ d'une vie qui n'est qu'une ombre de mort ; mais nous soupirons de tout notre cœur après cette vie bienheureuse, qui, nous revêtant de gloire de toutes parts, engloutira tout d'un coup ce qu'il y a en nous de mortel : Sed supcrvestiri, ut absorbeatur quod mortale est à vita. !>
Parmi les Dissertations et Méditations, quelques-unes seu-
*' lement sont venues jusqu'à nous, ordinairement annexées aux discours pour la composition desquels elles avaient été relues.Tel est le propre caractère d'une étude vraiment belle, quoiqu'elle soit de la première jeunesse de l'auteur, sur la Félicité des saints. Ce n'est point, comme le prétendent M. Lâchât et tous les éditeurs modernes (i), la première rédaction du sermon de Navarre pour la fête de la Toussaint. M. Gandar lui-même {-), après s'être sagement refusé à voir
t. Édition Guérin (1870), primitivement chez Martin-Beaupré ; - édition Garnier, (1872) ; — édition de l'abbé Guillaume (Lyon, Briday, 1877). 2. Dossuct orateur, p. 12.
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dans ces pages une œuvre oratoire proprement dite, n'a pourtant pas conclu assez nettement qu'elles fussent autre chose qu'une première ébauche du sermon. Le manuscrit nous montre cependant, non un brouillon, mais une mise au net ; et l'opuscule (^), ce qui est décisif, a une division fermement tracée dès le premier alinéa, et tout autre (2) que celle du discours avec lequel on prétend l'identifier. Ce qui a trompé éditeurs et critiques, c'est l'exorde mis en tête de cette pièce, par M. Lâchât, et qui n'est qu'une interpolation à éliminer (3).
C'est encore une dissertation, des plus serrées et des plus approfondies, qu'une étude morale sur V Honneur, placée, dans les éditions liturgiques, à la suite du sermon sur le même sujet, qu'on assigne {^) au mardi de la IL semaine de Carême.
Telle est aussi la nature de l'opuscule complet sur la Charité fraternelle, qu'il faut aller chercher dans les Pensées chrétiennes et morales {^\ Bossuet s'y reporte, dans le manuscrit du IIP sermon sur la Pentecôte, prêché devant la Reine (^) en 1672.
On lit un renvoi aux Morales, III, après le sommaire du sermon pour le Samedi-Saint (Mss., 12.824,1.4.) Autre renvoi également autographe : Morales III, sur l'enveloppe du sermon faussement attribué au jour des morts (12.821, f. 73).
— S'agit-il de dissertations morales, ou simplement des cahiers de Remarques morales, dont nous avons parlé ? Il est difficile de le dire. Dans cette dernière hypothèse, Morales III, signifierait le troisième cahier.