‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inéditsChapitre 44 sur 243 · Mss. , 12,821 (Réserve), f. T62, v · texte numérisé non relu

Mss. , 12,821 (Réserve), f. T62, v

mon : « C'était une grande entreprise de rendre vénérables par toute la terre les abaissements du Verbe incarné... » — Cet avant-propos, qui, dans l'édition Guérin (1870), se trouve séparé du discours par plus de deux cent cinquante pages in-40 à deux colonnes, fait corps avec le reste de l'œuvre au manuscrit ('), et rien n'autorisait à l'en détacher.

III. Il suffisait d'ailleurs du moindre prétexte aux anciens éditeurs pour écarter ces premiers exordes, contraires à la mode de leur temps. Toutefois, ayant à cœur de ne rien perdre d'un si grand écrivain, ils s'ingéniaient à les introduire, de gré ou de force, dans quelque recoin de leur vaste collée- ; tion. Ils nous ont ainsi ménagé la surprise de découvrir un avant-propos au beau milieu d'un sermon, le second pour la Conception de la sainte Vierge. Ce début avait été écrit, \ comme tant d'autres, à la fin du manuscrit. Le défaut d'espace libre avait seul fait omettre àl'auteur la formule: « Implorons, etc.,» ou quelques expressions équivalentes. Les éditeurs, par j une erreur naïve, ont cherché partout ailleurs qu'au commen- | cément du discours la place de ce morceau. Ils ont, à la fin, jeté leur dévolu sur le premier point, réservant pour d'autres interpolations le second et le troisième. Entre deux phrases de la neuvième page du manuscrit, 011 il n'y avait pas la moindre lacune, ils ont, de leur autorité privée, intercalé tout ce qui suit :

« Un célèbre auteur ecclésiastique dit que la majesté de Dieu est si grande, qu'il y a non seulement de la gloire à lui consacrer ses services, mais qu'il y a même de la bienséance à descendre pour l'amour de lui jusqu'à la soumission de la flatterie : Non tantiiui ei obseqiti debeo, sed et adiilari. (Tertull., De jejun.^ n. 13.) Il veut dire que nous devons tenir tous nos mouvements tellement dans la dépendance des ordres de Dieu, que non seulement nous cédions aux commandements qu'il nous fait, mais encore qu'étudiant avec

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