I. Mss. , 12.821, f. 246, yo
soin jusqu'aux moindres signes de sa volonté, nous la prévenions, s'il se peut, parla promptitude de notre ponctuelle obéissance.
« Ce que Tertullien dit de Dieu, qui est le Père commun de tous les fidèles, j'ose le dire aussi de l'Eglise, qui en est la mère. Elle n'emploie ni ses foudres ni ses anathèmes pour obliger ses enfants à confesser que la Conception de la sainte Vierge est toute pure et tout innocente. Elle ne met pas cette créance entre les articles qui composent la foi chrétienne. Toutefois elle nous invite à la suivre par la solennité de cette journée. Que ferons-nous ici, chrétiens? Non tantwn obseqici, sed et adulari : n'est-il pas juste non-seulement que nous obéissions aux commandements d'une mère si bonne et si sainte, mais encore que nous fléchissions au moindre témoignage de sa volonté ? Disons donc avec confiance que cette Conception est sans tache ; honorons JésUS-Christ en sa sainte Mère ; et croyons que le Fils de Dieu a fait quelque chose de particulier en la conception de Marie, puisque cette Vierge est choisie pour coopérer par une action particulière à la conception de JÉSUS... » \Ave Jlfaria.]
Qui ne voit combien cette belle page perd à être noyée au milieu d'autres développements ? Espérons que désormais on nous la fera lire à sa place, c'est-à-dire en tête du discours.
Dans un sujet qui demandait à l'orateur chrétien, avant la définition de ce point de dogme, « une grande circonspection et une retenue extraordinaire ('), » était-il possible d'être plus heureux dans la préparation des esprits, et quelle force le discours tout entier ne doit-il pas gagnera la restitution de cet exorde ?
IV. Lors même que l'orateur n'écrivait que ce qui était nécessaire pour fixer irrévocablement le dessein de son discours, l'avant-propos venait ordinairement dans son travail après le reste. Ainsi dans un fragment, qu'on a intitulé fort