Mss., 12.824, f
3. Mss., 12.821, f. II. Dans le corps du sermon la suppression est constante; mais dans les deux rédactions de l'e.xorde, on lit une fois au même endroit : a /il.
\ 4. Ms. à Meaux (M. Denis). A. côté de: aimera-il? quel sera-i/f on\\\.a.\iss\ quel
I serast-il a notre aiiisf Mais c'est une inadvertance, car plus loin: ?ie coulerast-il pas?
I est corrigé. L'auteur efface l'j et le t.
I S. Un exemple pour, un exemple contre. (Mss., 12.821, f. 358, 361.)
j 6. Mss., 12.825, f- 164.
non avec le verbe, mais avec le pronom. Cet usage, qui sera définitif, est le retour à l'ancien emploi, mais seulement après une voyelle : a til, semble til.
Notez qu'en un sens comme dans l'autre, cette orthographe était voulue. Non seulement, elle est constante dans les manuscrits oti nous l'avons rencontrée, mais on y peut relever des corrections significatives. Ainsi, dans le i'^'' sermon pour V Exaltation de la sainte Croix, manuscrit donné en 1847 par M. Monmerqué à Monseigneur Allou, évéque de Meaux, Bossuet ayant laissé échapper par mégarde: comblera il, a elle, contre beaucoup d'exemples en sens contraire, il efface, et met: comblera til ; a telle.
Prenons maintenant le mot heureux, et ses composés ou dérivés : bienJieiireiix, malheureux, heureusejuent, etc.. Le Père Chifflet nous apprend, en 1659, qu'à cette date hiirenx, malhureux, était encore la prononciation du beau monde et de la cour. En 1656, nous avons vu Bossuet écrire alternativement Jiureux et heureux ; et nous avons aussi constaté que la première de ces deux formes était seule admise dans certains manuscrits antérieurs. Bientôt au contraire la seconde régnera seule ('), par exemple, dans le sermon du Rosaire (^), (octobre, 1657 : la date est donnée par Ledieu dans ses Mémoires, d'après ceux de Navarre même où il fut prononcé).
Mais, chose digne de remarque, l'orthographe définitive de Bossuet, autrement dite l'orthographe actuelle (heureux), n'apparaissait point pour la première fois en 1656 dans ses manuscrits. Dans les plus anciens ce mot n'était pas écrit autrement : le Péché d'iiabitiide, saint Gorgon, et les deux opuscules, méditation et sermon sur la Félicité des Saints, portent constamment henreux, bienheureux... sans exception.
Quelques autres faits encore, avant de conclure. Le mot