‹ Histoire critique de la prédication de Bossuet, d'après les mss. autographes et des documents inéditsChapitre 91 sur 243 · Dans le fragment qui précède la Brièveté de la vie · texte numérisé non relu

Dans le fragment qui précède la Brièveté de la vie

« En cette pensée : J'ai peu de temps, j'ai beaucoup de chemin à faire; peut-être en ai-je encore moins que je ne pense, — je louerai Dieu de m'avoir retiré ici (0 pour songer à la pénitence. Je mettrai ordre à mes affaires, à ma confession (2), à mes exercices, avec grande exactitude, grand courage, grande diligence ; pensant non pas à ce qui passe, mais à ce qui demeure. »

C'est donc de Langres, 1648, quand Bossuet allait prendre les Ordres (^), qu'il faut dater ces pages oîi « il s'est surpassé lui-même, en agitant au fond de sa conscience, dans le recueillement et l'effusion de la prière, cette grande pensée de la mort et de l'éternité qui devait remplir les Oraisons funèbres (+). »

— Sur la Félicité des saints. Méditation, 16^8.

(Mss., 12.821, f. 14-26.)

« Revenu à Paris [Bossuet] fut admis par M. Cornet dans la confrérie du Rosaire, établi à Navarre, et y récita une docte et tendre exhortation, dont on voit encore aujourd'hui l'éloge dans les registres de cette maison, le 24 d'octobre 1648 (^). »

M. Floquet a conjecturé (6) que cette docte et tendre exhortation avait pour sujet la solennité même du Rosaire. Cela semble peu vraisemblable, cette fête se célébrant non à la fin d'octobre, mais au commencement (^). Mais une méditation ou conférence sur la Félicité des Saints, que nous avons signalée (8) dans la première partie, a des ressemblances

1. A Langres, qui comprenait Dijon dans sa circonscription. L'évèque Sébastien Zamet était ami de la famille de Bossuet.

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